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Maylis de Kerangal, les charmes de la sensation

Le 26 avril 2012 à 09:50 par Olivier Bellamy

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Quoi de plus romanesque qu’un voyage en train dans le transsibérien ? Avec une pensée pour Blaise Cendrars ou la pauvre Anna Karénine.
Au lieu de raconter son voyage, à la manière d’un André Gide, Maylis de Kerangal a imaginé une rencontre entre un conscrit russe et une Française. Comme ils ne parlent pas la même langue, tout se passe par sensations, d’une manière intuitive. Fabuleuse gageure pour un écrivain qui travaille sa langue au son du roulis mécanique et dans ce contraste fécond formé par l’espace clos du compartiment et l’immensité des paysages qui défilent.
Le vertige de la sensation, elle l’exprime aussi dans cette interprétation irisée du Concerto en fa mineur de Chopin par Martha Argerich, qui fait passer tant de nuances du sentiment sans qu’aucun mot ne soit prononcé.
Voici son programme :

Bach, Italian Concerto In F Major, BWV 971: III. Presto (Version of 1959, Glenn Gould)
Chopin, Piano Concerto No. 2 in F Minor, Op. 21: II. Larghetto (Martha Argerich)
Camille Saint-Saëns, Carnaval des animaux, Le Cygne

3 madeleines musicales

Ricci et Poveri, Sara perche ti amo
David Bowie, Ashes to ashes
Cat Power, Naked if I want to

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