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Paavo Järvi, l’enfance de l’art

Le 20 avril 2012 à 12:48 par Olivier Bellamy

C’est son père, le chef d’orchestre Neeme Järvi, qui l’a cloué sans douleur et sans frustration à la passion de la musique.
Paavo Järvi est un musicien qui ne semble vivre que pour la joie puissante et profonde de créer et d’ordonner des sons. Intègre et concentré, discret, mais intarissable dès qu’il s’agit de musique, il a eu un coup de foudre réciproque pour l’Orchestre de Paris. Cette phalange de prestige, composée d’individualités d’élite, semble avoir trouvé enfin celui qui, l’air de ne pas y toucher, apporte l’indispensable touche finale pour transformer un ensemble de couleurs sublimes en un tableau de maître.
Et puis, depuis Charles Munch, le fondateur, aucune des illustres baguettes qui se sont succédé sur le podium, n’éprouvaient un tel amour, franc et sincère, pour la musique française, sans négliger le grand répertoire allemand et le goût des aventures hors des sentiers battus. Une grande aventure est en train de naître. Mieux : une identité ressuscite après des années d’errance glorieuse.
Voici son programme :

Symphonie en ut de Bizet – Orchestre de Paris (Virgin)
Beethoven, Symphonie n° 4 (dernier mouvement) – Deutsche Kammerphilharmonie Bremen/Järvi
Sibelius Cantates – Orchestre national symphonique d’Estonie + Chœur d’hommes d’Estonie (Virgin, 2003)

3 madeleines :
Oscar Peterson, « Digital at Montreux » (1979)
Erkki Sven Tuür (estonien) Symphonie n° 4 « Magma », pour percussions et orchestre (Järvi, 2002) compositeur estonien
Arvo Pärt (3e symphonie) Virgin

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Il y a 9 commentaires pour cet article :

1 Patrick Delaunay, le 24 avril 2012 à 13:27 :

Je partage pieusement l’amour de Paavo Järvi pour Arvo Pärt, ce compositeur estonien, qui semble un vieux saint comme on n’en fait plus, comme on n’en veut plus ?
L’album “Summer” en particulier souvent m’a accompagné, ces dernières années. Quand sonnent les cloches au clocher de la petite église de sons, c’est l’enfance, enchantée, ainsi que “Douce France”, de Charles Trenet, qui m’envahit : alors, mon cœur arrêté, comme une horloge, se remet à battre les secondes.

2 Patrick Delaunay, le 25 avril 2012 à 20:41 :

“Summa”…
Je recommande aussi “Silentium”, du même, le divin Arvo Pärt. Une pure merveille. Plus séraphique que tel concerto de Mozart.
D’ailleurs, je commence à en vouloir au maître des ondes (et tout se passe dans les ondes, n’est-ce pas ?), de ne pas avoir inclus le compositeur génial, contemporain, dans le presque exhaustif “Mes amours classiques”. Est-ce singulier, trop ? mystique ?

3 Sandrine, le 25 avril 2012 à 21:39 :

Et aussi, atypique mais bouleversant « Credo » d’Arvo Part

4 Patrick Delaunay, le 26 avril 2012 à 12:17 :

Merci Sandrine, j’ai hâte de découvrir. Je viens de le redécouvrir, A Part (Pärt), grâce à l’émission ci-dessus. J’adore. Je vais d’ailleurs m’acheter deux ou trois cd de plus, pas plus tard que cet aprèm. Sanctuary, Alina… Credo.
Une pensée pour le Transsibérien d’entre Noël et Saint-Sylvestre. On n’a pas été les seuls à le prendre…

5 Marie-France de Montpellier, le 26 avril 2012 à 13:56 :

Je suis en train d’étudier Arvo Pärt en cours d’histoire de la musique et j’avoue que je ne connaissais pas, ou très peu, ce compositeur. En principe, je ne suis pas fan de musique contemporaine et, à l’écoute des oeuvres d’Arvo Pärt, je suis agréablement surprise. Vous pouvez écouter sur You Tube “Für Alina” (Pour Aline), pièce pour piano qui est magnifique. Il y a également Fratres, d’une part pour violon et piano, d’autre part pour 12 violoncelles : c’est magnifique. Il faudrait que Radio Classique diffuse la musique d’Arvo Pärt que l’on n’entend pas assez, voire pas du tout.

6 Lily, le 26 avril 2012 à 23:44 :

Pas Arvo Pärt, mais Joaquin Rodrigo et son célèbre concerto d’Aranjuez.
Pas Paavo Järvi, mais son frère cadet Kristjan qui prendra la baguette de l’Orchestre de Paris, pour un concert gratuit pour la prochaine Fête de la musique, sous la Pyramide du Louvre, une nuit espagnole , dans un cadre magnifique , mais il faut arriver au moins 2 heures avant pour espérer trouver parmi la foule une petite place debout ou assis par terre ..

7 Patrick Delaunay, le 27 avril 2012 à 00:43 :

Les deux versions de “Fratres” sont dans “Tabula Rasa”, j’y découvre un “Silentium II” inouï, pour deux violons et piano préparé, où Pärt s’approche, et nous rapproche, des étoiles. Sur YouTube, le son est réducteur. Beaucoup de pièces magnifiques du compositeur à l’air étrange. J’avoue que “Silentium” I et II en particulier m’ont cloué.

8 Blanche, le 27 avril 2012 à 02:06 :

Bonjour.
J’ai beaucoup aimé les propos du chef Paavo Järvi, qui s’est exprimé, peut-être à l’étonnement de ceux qui jugent froide son attitude rigoureuse et sérieuse, avec une belle sensibilité et même quelques pointes d’humour. Ce père aimant (Neeme Järvi) à la pédagogie naturelle et spéciale, la facilité déroutante des enfants Järvi aux yeux des élèves “pairs” du conservatoire, il y avait une vraie malice dans ce petit récit!
Cet amour de Järvi pour les musiciens du Nord de l’Europe (citons Sibelius et Pärt, deux “grands” génies) et pour la musique française, y compris celle qui est souvent un peu snobée, Bizet, Massenet … par bien des Français eux-mêmes, son entente évidente avec l’Orchestre de Paris, et son goût du jazz, me le rendent bien sympathique.
Quelle surprise agréable et réconfortante de constater ici un vrai engouement pour la musique d’Arvo Pärt.
Blanchette.

9 Patrick Delaunay, le 30 avril 2012 à 13:21 :

Il y a un seul “Silentium” (grosse différence de son d’une vidéo à l’autre sur Utube), et c’est dans Tabula Rasa, l’album blanc de Pärt. Indispensable. Keith Jarrett dans “Fratres”.
“Credo”, en fait, je l’avais (titre éponyme du cd d’Hélène Grimaud), noyé dans mon fatras. Dans Pärt & Palestrina, Giovanni est crédité des “Credo”.


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