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Nicole Le Douarin, une chercheuse qui trouve

Le 11 avril 2012 à 10:20 par Olivier Bellamy

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A plus de quatre-vingts ans, bardée de diplômes, couverte de décorations internationales, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, professeur honoraire au Collège de France et grand-croix de la Légion d’honneur, Nicole Le Douarin reste en état de curiosité, d’émerveillement face aux mystères de la nature et d’une totale humilité. Elle n’oublie pas que la recherche est un travail collectif, qu’elle rassemble une communauté de chercheurs qui tentent d’établir des vérités scientifiques, tout en sachant remettre en cause les dogmes du passé et ce qu’on tenait pour acquis. On lui doit, dès 1969, la création de “chimères” obtenues par greffes de cellules embryonnaires de la caille et du poulet qui ont permis une meilleure connaissance du fonctionnement neurologique et immunologique. Sa méthode de marquage des cellules a été adoptée par des laboratoires du monde entier. Sa pratique du violon, dans sa jeunesse, ses études littéraires, nous rappellent que les liens entre l’art, les lettres et la sciences sont plus grands qu’on pourrait le penser. Bach n’a-t-il pas abordé la tonalité de manière scientifique ? Flaubert n’était-il pas un chercheur du style et de la langue ? Quant à Picasso, il a résumé la chose avec orgueil : “Je ne cherche pas, je trouve.”
Voici son programme :

-La Messe Solennelle N° 14 dite : “Du couronnement” en UT Majeur K.317 de W.A MOZART

-La Passion selon Saint MATTHIEU de J. S. BACH

-Le Concerto pour violon et orchestre en ré majeur de Ludwig VAN BEETHOVEN

-Le Concerto en mi majeur de Vivaldi. Le Printemps

3 “madeleines ” musicales

-La Chanson de Solveig (Peer Gynt)

-Sonate pour piano n°5, l’Andante de Baldassare Galuppi (1705-1785)

-El canto dels ocells de Xavier Montsalvage. Chanté par Victoria de los Angeles .

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Il y a 4 commentaires pour cet article :

1 Blanche, le 11 avril 2012 à 14:56 :

Bonjour.
Je suis tombée en arrêt prolongé devant la photo de Madame Le Douarin. Se pourrait-il qu’elle se fût applqué à elle-même une recette issue de ses éminentes recherches en embryologie et biologie en général, en amalgamant quelques-unes de ces fameuses cellules que l’on empêche de se diviser afin qu’elles atteignent à l’immortalité? Si je dois ressembler à cette vénérable dame lorsque j’aurai quatre-vingts ans, je veux bien signer un renouvellement de mon contrat-vieillesse.
Elle nous a préparé pour le goûter quelques tartelettes miel-framboise, ma gourmandise: la chanson de Solveig par A. Netrebko et la touchante anecdote associée, nuit délicieuse de bombardements, et le Chant des Oiseaux de Montsalvage par la raffinée V. de los ngeles. Tout était très bien, les explications scientifiques comprises. Je me suis endormie les cinq dernières minutes, vertu de la doucette voix du bellamy, j’ignore ce qui s’est donc dit et entendu alors…
La Blanchette aux sabots luisants.

2 marie-alsace, le 11 avril 2012 à 22:24 :

Epatante Nicole le Douarin!!! même si on n’y connait rien en embryologie, on l’écouterait pendant des heures nous parler des cellules….. et puis ce que j’aime chez les scientifiques, c’est leur réalisme ;-) Ces madeleines sublissimes, j’ai un petit faible pour ” la chanson de Solveig”

3 HOLDRINET, le 12 avril 2012 à 14:46 :

Je partage complètement ce que vous écrivez Marie. Littéraire, scientifique et mélomane. Et humble. L’intelligence quoi. La vraie.
J’ai aimé ses choix musicaux.

4 Roberto Livadiotti, le 13 avril 2012 à 13:28 :

Une femme de science très respectable,semble-t-il,d’après ce qu’en dit Olivier et des choix musicaux intéressants.


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