A l’heure où les évangélistes s’entassent dans des salles de fortune (l’accident tragique de ces derniers jours nous l’a rappelé) et où les imams font le plein, l’église catholique semble avoir déserté les banlieues parisiennes, où le besoin de spiritualité et de solidarité est grand, pour se concentrer dans les beaux quartiers. Il y a là un vrai problème que Rome devrait prendre à bras le corps au lieu de se concentrer sur des points de morale qui n’intéressent pas les jeunes et coupent les plus humbles du message christique.
Gérard Bénéteau nous le rappelle à l’occasion du lundi de Pâques. L’ancien curé de Saint-Eustache, proche des malades du sida au moment des années noires, consacre actuellement sa vie à soulager d’autres malades. Selon lui, le curé doit être proche de sa communauté. Un peu comme dans Raining Stones, le magnifique film de Ken Loach qui passe actuellement sur le câble : à l’écoute des souffrances des malheureux de son quartier et prêt à remettre en cause la loi pour défendre ce qui lui paraît juste.
Voici son programme :
« Im wunderschönen Monat Mai » des Diechterliebe de Robert Schumann (Scot Weir, ténor ; Till A. Körber, klavier),
« Wachet auf, ruft uns die Stimme » BWV 645, des Chorals « Schübler » de J.S. Bach. H. Walcha à l’orgue,
« Ubi Caritas et amor » de F. Poulenc, par l’ensemble vocal Michel Piquemal,
Scriabin : Etude, Op 8 No 12, enregistré par Horowitz au Carnegie Hall en 1968.
Les « Madeleine » :
« Les roses blanches » par Berthe Silva,
« Yesterday » des Beatles ;
« On ira tous au paradis » de Polnareff.



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