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Maxim Vengerov, hymne à la nature

Le 03 mars 2012 à 10:01 par Olivier Bellamy

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Le monde musical a craint de perdre avec Maxim Vengerov l’un de ses héros. On apprenait qu’après avoir triomphé sur toutes les scènes du monde, il allait peut-être abandonner le violon. Il se mettait à la direction d’orchestre, il dansait le tango, il se cherchait. Cette rupture était sans doute autant artistique que psychologique. Après les certitudes d’une formation soviétique où son chemin était tout tracé, il s’est mis à douter. Et ce doute a été fécond. Il a revu toute sa technique, il a rencontré la femme de sa vie, il a eu une petite fille… Il s’est libéré et il nous revient avec la force du renouveau. Lorsqu’on a un don extraordinaire, nul besoin de se poser de question. Pour un temps… Et puis, ce qui était caché remonte à la surface. Ce qui était inconscient accède au stade de la conscience. C’est ainsi qu’on peut devenir chef d’orchestre. Mais il faut garder le naturel, la vie. Un vrai travail. Le torrent impétueux est devenu un large fleuve au cours plus profond et aux rives plus solides.
Voici son programme :

Mozart concertante with Laurence Power on the Viola – (Vengerov violon et direction) 2e mvt

Pour les madeleines musicales:

1. Tchaikovsky violin concerto - David Oistrakh
2. Jascha Heifetz - Sibelius concerto – 3e mvt
3. Harnoncourt - - Concertgebouw Orchestra - Mozart symphony n. 40 – 1er mvt
4. Maria Joao Pires with Chopin concerto n° 1 – (2e mvt)
5. Glenn Gould Goldberg variations – thème (dernière version)

Personnel :
My early teldec recording with Kurt Masur - Mendelssohn Violin concerto (1er mvt)
Britten Violin concerto
Walton Viola concerto both conducted by Rostropovich
Toccata and Fuga A minor from the album - solo (recorded on the baroque violin)

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Il y a 5 commentaires pour cet article :

1 Lily, le 03 mars 2012 à 12:08 :

Lundi soir l’avenue Montaigne scintillera de ses mille lumières pour fêter au Théâtre des Champs-Elysées le grand retour du virtuose de Novosibirsk, Maxim Vengerov, avec son Strad.
Son recommencement , sa passion et sa fougue d’antan seront très attendus par une salle sans doute comble après ce passion classique exceptionnel.

2 Erica Roche, le 03 mars 2012 à 16:40 :

Oreilles, coeur, tripes et émotion - ce sont là les seuls moyens à ma disposition pour écouter la musique : de connaissances techniques je n’en ai point. Pour moi et avec mes faibles moyens, Maxim Vengerov est le meilleur violoniste actuel parce qu’à travers son instrument il me parle et il remue tout ce que j’ai de plus profond en moi.Lorsque,en prime, il interprète si magnifiquement la Symphonie Concertante de Mozart, oeuvre sublime entre les sublimes, et qu’il choisit de nous faire entendre mes autres idoles qui sont David Oistrakh et Jascha Heifetz, sans oublier Maria Joao Pires dans du Chopin, je suis aux anges. Quel apothéose pour marquer mon retour d’Angleterre!

3 Lily, le 06 mars 2012 à 09:25 :

Retrouvailles hier soir avec Maxim Vengerov le virtuose qui m’a tant fait vibrer, avant qu’au sommet de sa gloire il ne s’arrête de jouer pendant plusieurs années, émotions jamais retrouvées depuis avec aucun autre, comme le dit aussi Erica.
Concert tout Beethoven , le concerto, la symphonie « Eroica », et le violoniste, en soliste et en chef avec l’excellent ensemble orchestral de Paris dénommé depuis hier soir Orchestre de chambre de Paris.
Je craignais que ces années d’abstinence n’altèrent son jeu, il n’en est rien. Maxim Vengerov est revenu à son plus haut niveau, au firmament, avec une maturité supplémentaire.
C’est compliqué d’expliquer une sonorité, mais dans le concerto j’ai trouvé la sienne tellement lumineuse, claire, ample , palpitante, inspirée, colorée, émouvante. J’arrête là…
Et le magique larghetto, dialogue du violon avec l’orchestre, chantant, expressif, tendre…
L’ Eroica , fut dirigée avec énergie, émotion, et parfaite maîtrise. Victorieux le regard du chef face à l’orchestre et le corps qui transmet et partage.
Deux celestes bis : après le concerto , après la symphonie : les deux lyriques Romances.
Le frisson, le vrai , le grand, l’unique, il est bien passé hier soir.
Triomphe et retentissante ovation d’une salle archi-comble.
J’oubliais : son instrument, un magnifique Stradivarius ex-Kreutzer (1727) qui lui appartient.

4 Nicole, le 06 mars 2012 à 11:27 :

Oui -Le frisson, le vrai, le grand, l’unique- comme l’écrit si bien Lily, est bien passé hier soir au Théâtre des Champs Elysées. C’était un enchantement que de l’écouter jouer (même avec une place à visibilité réduite). Les conditions matérielles sont oubliées lorsque l’on écoute ce sublime violoniste. Merci M. Vengerov pour tant d’émotion ressentie.

5 Solly, le 06 mars 2012 à 18:58 :

Merci Lily pour ce petit reportage! Je n’ai pas encore écouté Vengerov dans PC. Il nous avait échappé que le violoniste avait volontirement fait une pause dans sa carrière, et nous nous demandions où il était passé. Apparemment tout va bien. Si je comprends bien, il dirigeait du violon dans le concerto. Il est vrai que cet orchestre est habitué à jouer sans chef, je crois. Donc, nouveau nom: Orchestre de chambre de Paris.


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