Colette Delerue, dans l’ombre lumineuse du grand Georges
Gérer le patrimoine d’un musicien aussi prolixe que Georges Delerue ne doit pas être une mince affaire. Car les compositeurs de musique de film écrivent vite et se soucient peu, par modestie, hyper-activité et manque de temps, de leur postérité. Ce sont des fontaines à musique qui miroitent sous le soleil et dont les notes s’évaporent avec les images, mais qui nous reviennent comme une pluie bienfaisante quand l’occasion se présente.
Cette émission nous a permis - certes imparfaitement et de manière ô combien non-exhaustive - de mesurer la richesse de l’inspiration d’un des grands créateurs du XXe siècle qui se considérait fort modestement comme un honnête artisan.
Colette Delerue n’est pas du sérail musical, elle vient du cinéma, mais par son sérieux et son extrême gentillesse, on peut être sûr que ce patrimoine se trouve en de bonnes mains. Reste que nos orchestres pourraient davantage avoir la curiosité de se pencher sur les oeuvres classiques de Georges Delerue qui sont la partie immergée de l’iceberg.
Voici son programme :
Madeleines :
-Felix Mendelssohn : Romances sans paroles
-Albert Roussel : Le Festin de l’araignée (soit de 3’00 à 7’53 / soit de 10’01 -> 13’33)
-Darius Milhaud : Madame Bovary (joué par Alexandre Tharaud)
Œuvres de Georges Delerue (figurant sur l’album anniversaire) :
-Concerto de l’adieu, pour violon et orchestre (Dien Bien Phu) (plage 23)
-Interlude (11)
-Le Mépris (2) ou La Nuit américaine (1), à Olivier de trancher
-Chère Louise (17)
-Les Deux anglaises et le continent (6)
-Salvador (21)



Commentaires récents