Le
24
février
2012
à
20:03 par
Olivier Bellamy
Lorsque Peter Gelb a présenté son projet au conseil d’administration du Metropolitan Opera de New York, il a été tout de suite accepté. L’homme avait ses détracteurs : ne venait-il pas de la télévision ? n’avait-il pas promu le cross-over chez Sony Classical ? n’allait-il pas tuer, dévoyer, abaisser l’art ? Mais il avait réussi commercialement, tout en ayant eu la confiance de Karajan, d’Horowitz et des plus grands, et, en Amérique, il faut é-qui-li-brer le budget. Donc il a eu le poste.
Le résultat, c’est une politique toujours audacieuse sur le plan artistique, de très grandes stars, et un élargissement du public de l’opéra grâce aux retransmissions en direct et en HD de certaines représentations dans 54 pays du monde. Ainsi, pour 25 €, à Vannes, à Marseille ou à Metz, on peut avoir accès à de magnifiques représentations issues de New York. L’Opéra de Paris a mis du temps à prendre le train en marche, mais, par bonheur, il est également présent grâce à ses représentations de ballet portées par l’une des plus belles compagnies au monde.
Voici le programme de Peter Gelb :
Scene entre le roi Philip et le grand Inquisiteur dans Don Carlos de Verdi « Nell’ispano »
Madeleines
Tchaïkovski - Le final de l’ouverture 1812 - Karajan
Schumann - Les scènes d’enfants - Horowitz
Siegfried - La marche funèbre
Morceaux classiques
Dvorak : Rusalka - Le chant à la lune (version chantée par Von Stade lors du Sony Classical Dvorak Gala)
Adams - Le grand air du Doctor Atomic chanté par Finley
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Solly, le 25 février 2012 à 02:36 :
Il me semble avoir compris dans les propos de P. Gelb que justement John Adams, dans son troisième opéra, avec ce sujet sensible, avait prêté le flanc à de fortes controverses. Sur le fond de la chose et sur ses pensées, on n’en sait pas plus dans le cadre de l’émission. Prudence donc. Sans naïveté, mais sans sauter en l’air à la moindre expression explosive dénuée de contexte.
Je ne connais pas vraiment John Adams, quelques extraits ici et là. Cet air de Doctor Atomic entendu ce soir était très prenant.
L’affrontement des basses dans Don Carlo! Quelles basses? Au secours, Monique … dans une version Giulini, a dit O. Bellamy.
Et Frederica von Stade que l’on a tendance à oublier un peu. Mais cet air de Rusalka, je ne sais pas pourquoi, je ne l’aime pas vraiment! Et comme l’ont dit ces messieurs, voilà un opéra réduit à un seul air.
marie-alsace, le 26 février 2012 à 17:03 :
« en Amérique, il faut é-qui-li-brer le budget »
, oui oui, il est vrai que l’on compte, malheureusement sur peu de doigts d’une main, les orchestres US en bonne santé financière, non mais je chipote……et puis, le MET se cherche désespérément un Chef !!!! Je chipote, à nouveau… Il n’empêche qu’hier soir, je suis allée voir et écouter l’opéra de R.Strauss, Ariadne auf naxos avec Renée Fleming et……..Sophie Koch dans le rôle du compositeur. Une mise en scène colorée, la Staatskapelle de Dresde dirigée par un passionné de Strauss et la musique de Strauss m’ont fait passé une soirée inoubliable. Trois grandes dames, Renée Fleming – quelle voix et quelle prestation - , Sophie Koch et Jane Archibald……ont été ovationnées. Oublié, ce public de Baden, connaisseur mais austère, ma voisine psychorigide qui m’a donné un coup de pied quand j’ai osé me pencher un peu…..elle était caricaturale, « soeur sourire », elle n’a jamais applaudi, trop populaire ….. !!! Je lui aurai bien écrasé les pieds quand j’ai regagné ma place, mais parfois, mon éducation me rappelle à l’ordre. Et Rusalka est un de mes opéras préférés…
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