Editeur du fameux Dictionnaire amoureux, voyageur, écrivain, Jean-Claude Simoën connaît Venise comme sa poche. Pas la cité des cartes postales et des guides touristiques, mais la Sérénissime que l’on découvre peu à peu en respectant sa noblesse et son mystère. Aucun escalier, aucun tableau, aucun fait historique ne lui échappe, car il y vit une partie de l’année, il y fait son marché, il flâne, il musarde, il baguenaude ; il a tout lu, tout vu et ne cesse de relire, de revoir, car c’est ainsi qu’on aime. Il en parle comme le Narrateur décrivant Mme de Guermantes, avec un souci éperdu du détail.
Pour les amateurs de Don Giovanni, je conseille le Leporello de Salvatore Baccaloni (version Fritz Busch 1936), car on est entre la commedia dell’arte et le cinéma naturaliste italien. Son air du Catalogue est chanté avec un naturel déconcertant, avec une fantaisie qui décuple la cruauté de la situation : http://www.youtube.com/watch?v=YP_n2-mRNCc
Voici son programme :
Classiques :
1° VIVALDI concerto en la mineur pour basson et orchestre
RN 501 Allegro molto
2° CIMAROSA quatuor avec flute n° 1 en ré majeur – allegro moderato
3° MOZART « Don Giovanni » sextuor Acte 2 : Elvira, Leporello, Dona Anna
Zerlina, etc…
4° MONTEVERDI « La Jérusalem délivrée »
et court extrait de Cecilia Bartoli HAENDEL « Lascia ch’io pianga » Rinaldo
Les madeleines :
1° MOULOUDJI « Les feuilles mortes »
2° ART TATUM “Tea for two”
3° NAT KING COLE “Besa me mucho”



Commentaires récents