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Dominique Reymond, déçue en bien…

Le 08 février 2012 à 11:12 par Olivier Bellamy

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… comme disent les Suisses quand ils aiment.
Cette grande actrice qui manie la langue claudélienne comme personne prise les émerveillements silencieux et intérieurs. Les vraies jouissances, comme les grandes douleurs, ne sont-elles pas muettes de l’autre côté des Alpes ? Les Français ont leur mot sur tout : le malheur les inspire autant que le bonheur parce qu’ils aiment, au fond, c’est parler et donner leur avis. Ils sont sensibles à la grandeur, qu’elle soit positive ou négative. Les Suisses sont des contemplatifs de l’invisible ou de ce que le Français regarde d’un oeil distrait. Le lac Léman, par exemple. Qu’en dire quand on a connu les glorieuses tempêtes bretonnes ou les inondations dans le Vaucluse ? Dominique Reymond le décrit avec tendresse comme on détaillerait un tableau de Turner avec ses mille nuances.
Son enfance n’évoque pas ces grandes tablées bruyantes où l’on crie joyeusement, mais plutôt ces repas silencieux ponctués par la grande horloge du salon cirée de frais. Et les chansons de Serge Reggiani qui, soudain, donnent lieu à un flot de larmes ininterrompu comme l’étrange jet d’eau qui rompt la monotonie du lac de Genève.
Cette grande pudique hypersensible s’est sentie immédiatement à l’aise avec Antoine Vitez, qui était porté aux nues par les uns tandis que les autres réclamaient sa tête. Car il ne parlait jamais de sentiments, mais juste de technique, n’osant pas pénétrer dans l’âme de l’acteur, le laissant trouver à son rythme le chaos de son être pour donner vie au personnage. Dominique Reymond aime aller à son rythme. Bousculez-la, vous n’obtiendrez rien d’elle. Ralentissez la cadence, voues découvrirez un être rare.
Voici son programme :

Les madeleines
Serge Reggiani : la maison qui n’existe plus
Ella Fitzgerald : Concert Live à Berlin, Mack the knife
Led Zeplin : Stairway to heaven

Classique
Jean Rochat “Leonard et marguerite” (compositeur suisse).
Camille Saint-Saens “Symphonie n° 3 en ut mineur” le final avec orgue / François Xavier Roth
Haendel, Jules César / Empio Diro, tu sei
Trio Joubran

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Il y a 6 commentaires pour cet article :

1 Itié, le 09 février 2012 à 10:57 :

Devi Erlih , grand pianiste et professeur , s’est fait renverser dans la rue à Paris , il est décédé .
Une personne dont les médias ne parlaient pas hélas , contrairement à tous ces pseudos artistes du ” show-biz “

2 COURTAUT.Monique, le 09 février 2012 à 11:37 :

Je n’ai pas entendu la nouvelle.Davy Erlih est violoniste,prix Jacques Thibaud en 1955.

3 Patrick Delaunay, le 09 février 2012 à 12:53 :

Aïe !
Roland Barthes, jadis…
(Pas écouté cette émission.)

4 Nelly, le 12 février 2012 à 22:08 :

Vous tous je ne sais pas, mais moi je suis parresseuse.
Cependant je ne voulais etrminer ce dimanche sans écrire que j’avais particulièrement ce PC avec Dominique Reymond. Et trois souvenirs aussi: les bords du lac Léman à Genève, un concert de Serge Reggiani avec son fils où m’avaient entraînée des amis et…Antoine Vitez avec ‘La tragédie c’est l’histoire des larmes’ acheté en Avignon il y a plus de 30 ans! J’ai apprécié cette extrème sensibilité sensibilité Chez D.Reymond.
Voilà!

5 Nelly, le 12 février 2012 à 22:12 :

Pardon pour les fautes, les mots restés ‘coincés’ comme ‘aimé’ par exemple.

6 Patrick Delaunay, le 15 février 2012 à 19:52 :

Dominique Reymond avait en elle un lac Léman.
Led Zep ou
Led Zeppelin.
L’un des groupes fondateurs du hard rock. Racines très blues. Incontournable. N’ont enregistré que quelques albums, en quelques années. Les six premiers, indispensables.
C’est pas du bruit. Un chanteur diva du rock, hystérique à ses heures et sexy, un extraordinaire guitariste, batteur idem…


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