Le
20
janvier
2012
à
15:04 par
Olivier Bellamy
Elle est la fille naturelle d’Offenbach et de Marie Dubas. Femme d’énergie, de volonté, et d’humour, qui a été révélée à L’Ecluse (sur le piano encore chaud de Barbara) avec Wolfgang et moi où elle s’imaginait soeur de Mozart, furieuse d’être reléguée dans l’ombre et menaçant de révéler que le Requiem était de Beethoven !
Elle a écrit sur tous les tons des chansons tendres, des chansons révoltées, et des refrains cocasses qui sont sur toutes les lèvres, grâce au talent conjugué de ses auteurs et amis Michel Grisolia, Françoise Mallet-Joris, rejoints aujourd’hui par Dominique Valls. Ma préférée : Quand nous serons amis.
Ayant révélé son homosexualité, en musique et sur le tard, pour aider celles et ceux qui sont encore victimes de l’opprobre des “honnêtes gens”, elle tâche de rester subtile, allusive et élégante. Car on peut être direct, brut de décoffrage et savoir choisir les mots qu’il faut pour toucher et sensibiliser sans choquer.
Boudée par les médias populaires, alors qu’elle n’a jamais cessé de l’être, populaire, elle reste une valeur sure et une invitée de choix dans Passion Classique.
Son programme :
Pour les 3 madeleines souvenirs d’enfance:
” - valse de Chopin en la mineur par Dinu Lipatti:( ma mère jouait souvent cette valse au piano ),
- Rhapsodie n•6 de F.Liszt par Gyorgy GZYFFRA :(je l’ai vu en concert avec ma mère)
- Ella Fitzgerald at Juan les Pins: “Cricket’s song”( impro live avec les cigales: j’y étais ce jour là!!).
Pour les morceaux:
-Chopin par Evgeny Kissin : Fantaisie-Impromptu
- Pour la guitare: étude n•1 en mi min de Villa Lobos par Ségovia ou Lagoya
- Concerto pour flûte et harpe (avec Lily Laskine par exemple), (2e mvt)
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Renny, le 22 janvier 2012 à 15:28 :
Je vous remercie de vous intéresser un instant à ces bizarres instruments. En tant que chanteuse, j’ai trouvé amusant et ouvrant sur certaines possibilités vocales de m’exercer au didge, à la guimbarde et à la diphonie des peuples mongols. R. se moque gentiment de moi en parlant de mes “concerts”. Ces instruments ou techniques se fondent tous sur leur possibilités harmoniques. Il s’agit de produire une note fondamentale en continu et une “mélodie” sur l’échelle harmonique de cette note. On utilise pour cela des techniques de respiration spécifique différentes, différentes de celles du chant “occidental” savant. En particulier, pour le didge, la respiration “circulaire” ou “continue”, très spéciale, que l’on peut acquérir très vite ou mettre des années à maîtriser (on renonce avant!). Ceci dit, n’oublions pas que ces instruments et techniques ont un caractère “transique” (ce mot n’existe pas, j’en suis sûre! formé sur transe), car traditionnels. Les pièces “jouées” sont des mélopées étranges, répétitives, dont on se lasse vite à l’écoute, une fois l’étonnement dû à l’étrangeté et à la “performance” usé. Mais pour celui qui joue ou chante, c’est passionnant et hypnotique, on ne s’arrêterait jamais! Dans la position du lotus devant la montagne, à la maison des Pyrénées par exemple, c’est super!
Du didge, instrument phallique, les femmes aborigènes ne jouent pas, affaire d’hommes. Ils produisent des sons en vagues ou rythmiques imitant et invoquant les grandes forces de la nature, eau, vent, pluie, nuit, soleil, et animaux, toutes choses sacrées dans des conditions climatiques et de survie extrêmes, cela dans leur tradition du “temps du rêve”.
La guimbarde est un tout petit instrument, qui se joue entre les dents, les lèvres et la langue qui existe dans beaucoup de pays et peut prendre des aspects très différents et exiger des techniques proches mais diverses. On ne “souffle” pas dedans. On fait vibrer une lame.
La diphonie me passionne particulièrement, techniques diverses aussi, selon les peuples.
Merci pour les instruments tibétains.
Solly.
Renny, le 22 janvier 2012 à 18:21 :
J’ai trouvé pour la “guimbarde ancienne” de Solly, je profite encore de son absence (elle est allée voir Strosser à St Félix de Bayssan, quelque part dans notre cambrousse), pour dire qu’elle a sûrement confondu avec la bombarde, qui fut le successeur de la chalémie, vers le XV° siècle. La bombarde soprano est l’ancêtre du hautbois. Et savez-vous, Monique DdC, que dans la famille du hautbois encore, figure, à la même époque, le courtaud (avec un d)?
Fa, le 23 janvier 2012 à 16:55 :
Marie Paule Belle, rebelle, toujours belle, elle qui parle à cœur ouvert. Comment ne pas aimer la belle éprise d’ Asphodèles, elle qui aime Wolfgang, Lipatti et Cziffra : la belle liste. Comment ne pas aimer la belle qui aime se faire la belle dans nos belles campagnes; comment ne pas aimer la belle qui dénonce la condition faite aux femmes, condition fort peu belle. Venez dans nos petits patelins, ,une belle place vous sera faite à la belle saison et à belle étoile si vous le désirez. Je ne suis pas parisien, ça me gêne, ça me gêne…….. et pourtant je suis en plein vent ….
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