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Claire-Marie Le Guay, la blonde hitchcockienne du piano

Le 20 janvier 2012 à 15:17 par Olivier Bellamy

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Sir Alfred lui aurait susurré des cochonneries à l’oreille et l’aurait fait tourner en bourrique. Elle s’est contentée de travailler la Sonate de Liszt avec Daniel Barenboïm et d’enregistrer de beaux disques avec Louis Langrée.
Derrière ses bonnes manières et son air de jeune fille rangée, sérieuse, mais gentille, le sourire facile, on sent la passion qui la traverse, la volonté qui l’a construite sans heurts et sans oppositions. Equilibrée, mais aimant le déséquilibre et le chaos chez les compositeurs qu’elle sert avec subtilité, Claire-Marie Le Guay s’immerge dans l’âme russe comme on court à perdre haleine dans les steppes d’Asie centrale, en ouvrant tout grand les yeux et en recueillant les larmes du ciel de Rachmaninov et de Scriabine dans ses mains de magicienne.
Voici son programme :

1) Wagner: prélude de Tristan et Iseult, version: Barenboim

2) Mozart, messe en Ut, version: Louis Langrée, Nathalie Dessay, etc

3) 1er concerto de Brahms pour piano, version: Rubinstein

4) 1 er mouvement de Pétrouchka de Stravinsky, version: Pollini

—-

Madeleines:

1) la voix de Gérard Philippe (”Le Petit prince” par exemple)

2) musique d’un film d’Hitchcock « Pas de printemps pour Marnie »

3) 1er prélude du premier livre de Debussy (que l’on entendait salle Pleyel, lorsque les concerts démarraient)

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Il y a 9 commentaires pour cet article :

1 COURTAUT.Monique, le 20 janvier 2012 à 16:37 :

A minuit,même fatiguée,je reconnais le Kyrie de la Messe en ut mineur de Mozart,
et non de Bach!Natalie Dessay et Louis Langrée.

2 Fa, le 20 janvier 2012 à 17:34 :

Qui ne monterai pas à bord du transsibérien avec Claire-Marie Le Guay à la découverte des âmes russes : un rêve d’hiver ! Encore une voix, des voix-Gérard Philippe-dont on se souviendra longtemps, un « Festival ® ». Des extraits de musiques à faire fondre la glace de la Neva, pour mettre dans sa vodka. Louis Langrée est remarquable dans Mozart, notamment dans cette messe en ut, il nous apporte un supplément de croissance à notre culture musicale. Bien belle émission; parfois éroticus pianoticus.

3 Fa, le 20 janvier 2012 à 18:51 :

Mais qui est à l’affiche ce soir dans ’’ Les discoportraits’’ ? (références indisponibles à 17h 51). Une version rare de la Rhapsodie pour contralto ? : Nana Mouskouri ? Non pas possible ! Vu la suite, j’hésite entre Clémens Krauss et Otto Klemperer à moins que ……..

4 Renny, le 20 janvier 2012 à 19:31 :

Tiens, tiens, Fa, vous avez retrouvé votre “coeur ferroviaire” depuis tout à l’heure! …

5 Fa, le 20 janvier 2012 à 19:39 :

M-C le Guay m’a mis sur les bons rails !

6 Fa, le 20 janvier 2012 à 20:03 :

Pour mieux vous connaître Renny, et sérieusement, avez-vous atteint des hauts sommets lors de vos lointains voyages : Le Makalu ? L’Aconcagua ? L’ Eve-reste ( au camp de base) ? Merci.

7 Renny, le 21 janvier 2012 à 00:38 :

Je n’ai jamais été un alpiniste. Seulement un pur grimpeur, falaises, avec ou sans montagne, et dans des temps plutôt héroïques, et j’ai fait tout ce qu’on peut faire dans ce genre partout (voir rubriques “spots”). J’en ai fait mon métier: special rope access technician, je le dis en anglais, car j’étais alors basé en Australie (pendant trente ans!). On dit technicien en travaux acrobatiques en français. Monuments, plate-formes offshore, gratte-ciels etc. et, le plus plaisant pour moi - une passion, les arbres géants, partout dans le monde. Je suis revenu à la montagne à un moment donné, mais seulement de la haute randonnée, dans les Pyrénées, en raison de l’héritage d’une maison de mon grand-père idéalement placée. Tous les étés, avec mon frère jumeau (terrible nouvelle, il en existe deux comme moi). Et une expérience de cinq étés à la découverte d’une partie des Rocheuses canadiennes grâce à un membre de la famille de Solly qui y demeurait, entre 95 et 99.
Ca va, j’ai pas le vertige… mais un problème de santé me sédentarise tout à coup, et plus d’altitudes.

8 Fa, le 21 janvier 2012 à 10:57 :

Une bien belle et peu commune tranche de vie Renny, je suppose que vous avez contemplé la baie de Sydney du haut des coquilles de l’opéra ; les arbres géants : des séquoias ? ou y en a-t-il d’autres. Nous nous sommes , peut-être, croisés dans ces Pyrénées boudées au profit des Alpes, vous descendant, moi cherchant encore à lasser mes chaussures ! Le seul exploit fût l’ascension du Vignemale (3300 m) depuis Gavarnie : j’ai dormis pendant deux jours après le retour. D’autres belles randonnées, toujours dans les Pyrénées, avaient pour finalité d’atteindre les magnifiques lacs à la recherche de la truite géante. En Suisse, d’autres belles et longues ballades et l’ascension de la Jungfrau …en train à crémaillère sous le mythique Eiger. C’est un gros regret que de ne plus pouvoir grimper, skier, mais c’est ainsi. Notre seul espoir maintenant, est de pouvoir gravir en cordée les hauteurs vertigineuses de nos messages. Merci encore.

9 Patrick Delaunay, le 21 janvier 2012 à 14:45 :

Escalader le piano de Claire-Marie Le Guay…
Dans Hitchcock, cock.


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