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Du P’tit Quinquin à Michel Quint

Le 06 septembre 2011 à 08:49 par Olivier Bellamy

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C’est un enfant du Nord qui n’a jamais quitté ses terres, devenant prof de lettres à Roubaix, puis écrivain à Lille, à l’écart de la faune germanopratine, malgré le succès d’Effroyables Jardins et une trentaine de livres où le noir côtoie le tendre et le grinçant.
Jean-Jacques Rousseau l’énerve, Apollinaire le ravit - on aime bien les vapeurs d’Alcools dans le Pas-de-Calais - Racine l’impressionne et Edgar Poe l’a conquis. En musique, il est sensible à ce qui bouge, à ce qui frémit, à ce qui narre, voire à ce qui se marre (l’opérette !). De Simenon à Dashiel Hammet, de Dvorak à Gershwin, il est chez lui. Ce grand sédentaire aime la musique qui voyage, la littérature qui regarde des deux côtés de l’Atlantique. Comme James Hadley Chase qui rêvait de l’Amérique sans quitter son appartement londonien.
Il est d’ailleurs arrivé avec ses valises au studio, son billet de TGV dans la poche, peu soucieux de s’attarder dans les salons parisiens, mais heureux de retrouver l’ambiance joyeuse des signatures dans son cher Furet du Nord et de rencontrer ses lecteurs des Amants de Francfort (Eloïse d’Ormesson). Il nous écrira peut-être un jour un Bienvenue chez les Ch’tis à l’envers : un prof de Tourcoing (coin-coin, comme chantait Bourvil) terrifié d’être nommé en Provence. Pour l’heure, il s’attriste de la disparition de Raoul Ruiz qui devait porter à l’écran son Close-Up, à paraître bientôt chez La Branche.
Voici son programme :

* Les madeleines :
- Ouverture de la Chauve-souris (opérette de J. Strauss)
- “C’est une gamine charmante Phi-Phi” opérette de Henri Christiné
- “Singing the Blues” par Bix Beiderbecke

* Les 4 oeuvres musicales :
- La Symphonie du nouveau monde d’Anton Dvorak – 3e mvt
- La Symphonie n° 1 en ré majeur « Titan » de Gustav Mahler – 2e mvt
- Rhapsody in Blue de Gershwin
- La première danse hongroise de J. Brahms

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Il y a un commentaire pour cet article :

1 Florian Defontaine, le 06 septembre 2011 à 11:35 :

Bonjour Olivier !
Les émissions , certes raccourcies, gardent intact la profondeur des conversations . Certaines profondeurs sont abyssales, celles-ci tirent paradoxalement les auditeurs vers les cimes du partage culturel . Au fil des mots, les perles musicales restent tout aussi scintillantes et éclairées . Je trouve que Mots et notes se doivent (plus que jamais) être sur la même longueur … d’onde classique .
Cordialement !


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