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Nicholas Angelich, dieu du piano

Le 11 mai 2011 à 08:57 par Olivier Bellamy

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Nicholas Angelich est un pianiste si proche de mon coeur qu’il m’est très difficile d’en parler. Toutes les formules, répétées jusqu’à l’envi, interchangeables, paraissent soudain vides de sens. Ce que je pourrais rappeler, c’est la phrase d’un musicien qui m’avait accompagné à l’un de ses récitals. A la fin, après le mouvement lent de la Sonate en do majeur de Mozart qu’il avait donné en bis, ce musicien m’avait simplement dit : “C’est un homme profondément bon.” En quelques notes, Nicholas Angelich avait fait oublier toute sa fabuleuse technique, sa profonde pensée musicale pour laisser simplement voir le fond de son âme qui, à cet instant, se confondait avec celle de Mozart.
L’autre chose, c’est qu’à l’instar de pianistes comme Martha Argerich, Nelson Freire ou Radu Lupu, la manière dont il joue se passe de commentaires, car il est l’esprit et la chair de la musique et que les mots seront toujours impuissants à définir le phénomène musical. D’ailleurs, ces quatre-là sont des animaux étranges, insatiables quand il s’agit de parler de nourriture (Nelson Freire), de vins (Radu Lupu), de parfums (Nicholas Angelich) ou de mille détails humains (Martha Argerich), mais qui deviennent aussi silencieux que Tamino à la porte du temple lorsqu’il s’agit de parler musique.
Il y a certaines choses qui relèvent du sacré et qu’on a toujours peur d’abîmer en tentant de les expliciter.
Voici son programme :

Petites Madeleines
- Ravel Concerto en sol Michelangeli - mvt lent
- Brahms Co no 2 Backhaus – 2e mvt
Debussy Prélude à l’Après-Midi d’un faune/ Boulez

Vie : Dichterliebe Amours du poète de Schumann (F. Wunderlich)
Mort : Mahler Symph n° 9 – 1er mvt (Karajan)
Amour ” Darn that dream” (Sarah Vaughan)

- Brahms Concerto pour violon/ Isaac Stern (1er mvt sur le violon)
- Ella Fitzgerald
- Bruckner 8 Furtwaengler – (Finale ?)
- Mozart : Noces de Figaro

A écouter : Variations Goldberg de Bach par Nicholas Angelich

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Il y a 38 commentaires pour cet article :

1 Samuel Rosenfeld, le 11 mai 2011 à 10:08 :

Samuel Rosenfeld n’a pas pu écouter l’émission avec Nicolas Angelich mais Il va la réécouter. Il se souvient avec émotion de magnifiques concerts d’Angelich qu’Il est allé écouter: piano festival à Lille, un concert à la citée de la musique de Paris, et surtout les années de pèlerinage (l’intégrale) à La Roque, avec d’ailleurs en bis la sonate de Mozart qu’évoquait le tenancier (comment peut-on avoir la force de donner un bis comme celui-ci après avoir joué trois heures de Liszt?! énooooooorme). Madame Rosenfeld, quant à elle, n’a jamais compris l’engouement de Samuel Rosenfeld pour le pianiste franco-américain. Elle trouve son jeu trop rond avec trop de pédale. Certes, Madame Rosenfeld est une peste inculte mais Samuel Rosenfeld voit ce qu’elle veut dire. Il possède par exemple un CD Ravel par Angelich et c’est vrai qu’on est loin du jeu perlé, léger et “clair” de, par exemple, Perlemuter ou Tharaud. Néanmoins, l’interprétation d’Angelich, avec un jeu “profond dans le clavier”, dense, rond, mérite-t-elle d’être mise de côté, comme le prétend l’infâme Madame Rosenfeld? Oh que non! Rarement on a entendu un gibet plus glauque que le sien, comme un épais bloc de diamant noir, totalement hypnotique. Bravo l’artiste!
Pour changer de sujet, Samuel Rosenfeld rebondit ici sur un sujet qui avait été commencé il y a quelques jours dans un autre post, celui des livres concernant la musique. Eliane avait eu la bonté de répondre et Samuel Rosenfeld avait bien tout noté… Voici sa liste (Il ne donne pas les kilomètres de livres genre biographies de musiciens, essais sur la musique etc…), Il se contente de quelques romans:
- La société des jeunes pianistes, K. Björnstad, à lire absolument,
- Ravel, J. Echenoz, à lire absolument aussi,
- La dernière cantate, P. Delelis (un roman policier qui s’intéresse à une hypothétique dernière cantate de Bach, cachée, mais pourquoi? Le livre est un peu laborieux mais la fin est pas mal),
- La musique française de piano, A. Cortot (certes Samuel Rosenfeld avait dit qu’Il ne parlerait pas des essais mais celui-là vaut le détour, à chercher chez les bouquinistes),
- Le luthier de Mirecourt, J. Cressanges, une jolie plongée dans le monde de la lutherie,
- Musique et silence, R. Tremain, un très beau roman sur la musique au XVIIème au Danemark,
- Le violon noir, M. Fermine, un polcier autour d’un violon maudit, correct,
- Mélodies, H. Krausser, assez dense et énigmatique, parfois des longueurs mais on est plongé dans un autre monde,
-Le pianiste, W. Szpilman, très connu,
- Stradella, P. Beaussant,
- Corps et âme, F. Conroy, s’il fallait ne lire qu’un seul livre sur la musique, ce serait celui-là, magnifique, plein d’émotions, bref, lisez-le absolument et vous louerez Samuel Rosenfeld jusqu’à la fin de vos jours.
Voilà, après Eliane et le Grand Samuel Rosenfeld, qui se lancera et nous conseillera de belles lectures?
Pour finir, Samuel Rosenfeld a appris à ses dépends qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Figurez-vous que Samuel Rosenfeld était devant son ordinateur, en train de chercher tranquillement de nouvelles façons d’escroquer les petites gens. La petite demoiselle Cassandre jouait paisiblement si bien que Samuel Rosenfeld n’y prêtait pas attention. Au bout d’une petite heure de silence - chose peu commune - Samuel Rosenfeld se dit que tout de même ce calme est bien étrange. Il se retourne et que voit-Il? La petite demoiselle Cassandre occupée à bouger des CD de place dans la discothèque de Samuel Rosenfled. MALHEUR! Samuel Rosenfeld lui demande ce qu’elle fait. “Père”, Lui répond-elle, “je range les CD”. “Mais Cassandre”, lui dit son auguste père, “c’était parfaitement rangé! Tu n’as quand même bougé trop de CD?”… Samuel Rosenfeld s’approche de la discothèque, normalement rangée par ordre chronologique, et là, CARNAGE TOTAL, plus rien en place, du moins à hauteur de petite fille. Brahms dans Mozart, Bartok dans Schubert, Schubert avec Haydn etc… etc… Samuel Rosenfeld va bien en avoir pour deux heures à tout remettre en ordre! Faites des enfants qu’y disaient… :-) .

2 Lily, le 11 mai 2011 à 10:12 :

Poète rêveur, il l’a toujours été Nicholas Angelich avec ses deux h.
Samedi dernier au TCE, pour jouer le 4ème concerto de Beethoven dirigé par un jeune homme de 84 ans, le grand Sir Colin Davis et l’ONF, il est arrivé sur scène, tranquillement, d’un pas chaloupé, il s’installe, il prend son temps, ses mains commencent à dessiner des courbes au-dessus des touches du piano qu’il caresse de la pulpe des doigts, comme pour l’apprivoiser, et c’est le dialogue entre l’orchestre et le piano, c’est grand sans être lourd , d’une beauté sonore parfaite. En bis un moment suspendu de rêve et de mystère avec la 1ère des scènes d’enfants de R. Schumann. Un cadeau ? peut-être également pour son ami Michel Blanc présent dans la salle ce soir là .
Je suis impatiente de découvrir ses Variations Goldberg.

3 Samuel Rosenfeld, le 11 mai 2011 à 10:26 :

Samuel Rosenfeld a oublié de citer la reponse, somme toute logique, de la petite demoiselle Cassandre: “Mais père, quand on va à la FNAC vous aussi vous re rangez les CD!”… Certes, Samuel Rosenfeld prend un plaisir non feint à complètement déranger le rayon opéra, mais de là à faire la même chose chez lui sur de la vraie musique, quand même, non

4 Eliane, le 11 mai 2011 à 10:30 :

Nicholas Angelich, pianiste à l’intelligence musicale hors normes , je l’ai vraiment découvert à Manhattan en 2003, remplaçant au pied levé Maurizio Pollini, Kurt Masur dirigeait le New York Philarmonic et Angelich, réputé lunaire, se coulait dans le cantabile imposé par l’orchestre. C’était dans “l’Empereur” de Beethoven Fantastique, un grand moment de musique plein d’émotion! L’an passé, il faisait l’ouverture du festival de La Roque avec un Brahms magnifié : les deux concertos pour piano …..(Erica, Brahms Lars Vogt est derrière vous,) pour la folie romantique et son langage pianistique unique, comme à son habitude Angelich a déployé un jeu d’une pureté impressionnante, à la fois technique, intelligent et expressif, plein de ferveur…et surtout, n’étalant jamais sa virtuosité …….. comme par pudeur. Tout y est : la puissance, la rêverie, la sonorité, le chant, les couleurs, le toucher exceptionnel……. trois rappels (avec Toujours, en fond sonore, les pressés qui se disent mélomanes et quittent leur place bruyamment…. je dis bien haut : A interdire d’accès définitivement (pour la saison en cours).
Si je l’écoute dans une oeuvre d’un répertoire très connu, avec lui, j’ai cette étrange impression de l’entendre pour la première fois tellement la liberté de son jeu captive.
Et cette nuit, il parle avec simplicité de sa passion, de ses madeleines, de son amour pour le piano. Au programme : A Benedetti Michelangeli, pianiste fascinant, Backhaus, autre géant, Bruckner dirigé par Furtwängler……….

5 Lily, le 11 mai 2011 à 10:35 :

Dans la catégorie « romans »
« Les violons du roi « de Jean Diwo, se passe à Crémone au XVI° siècle , sur la création des violons et la vie de Stradivari . Se lit comme un roman policier.
« Horowitz et mon père » d’Alexis Salatki, duel entre deux pianistes de génie qui s’affrontent au conservatoire de Kiev.
à suivre ..

6 Renny, le 11 mai 2011 à 11:27 :

J’ai tellement et si longtemps écouté les Variations G. par Gould que, prière de me le pardonner, je n’en peux plus de cette oeuvre. La sécheresse, la précision, la passion froide, “philosophique”, de ses interprétations, ont tant fait pour la compréhension de Bach au clavier et des possibilités inouïes du piano en tant que révélateur des arcanes de la musique, que toute la production antérieure et postérieure m’a paru engluée dans ce fameux pathos dont nous avons débattu ici il y a peu. L’écoute prolongée devenait pour moi une sorte d’addiction à l’épure, tout en créant dans mon esprit une sorte de vibrionnant tourbillon proche de l’aspiration d’un trou noir. Résultat: une saturation, des impressions “psychédéliques” proches du malaise, et l’assurance que Gould avait tué définitivement les Variations.
Alors, Angelich là-dedans? J’achèterai son disque et le laisserai dormir un certain temps dans sa case. Ce que j’ai entendu hier a réveillé en moi la fibre goldbergale. Je ne peux pas en dire beaucoup sur quelques extraits glanés au hasard de la journée sur RC. Juste ceci: chaque note est environnée magiquement par un halo chaud et parfaitement circulaire, une petite sphère amicale et précise. Nicholas ne craint pas d’accentuer certains contrastes, d’introduire une pincée de beethoven dans son bac(h), une petite alchimie étrange et attirante (aïe! passer d’une drogue à une autre…on comprendra mon hésitation). Quelque chose d’humain, mais du meilleur de l’humain.
Je vous laisse parler de l’homme, du musicien, de l’émission, du programme, des concerts (vous avez commencé magistralement et sur les chapeaux de roue)…et même des Variations Goldberg!
Chapeaux de roue: ça me fait penser à Mécanoméloman, où êtes-vous? Votre humour et votre originalité pourrait doubler le plaisir de lire Samuel Rosenfeld.

7 Renny, le 11 mai 2011 à 11:34 :

…pourraient…

8 Samuel Rosenfeld, le 11 mai 2011 à 13:13 :

Sachez, petites gens, à toutes fins utiles, que Samuel Rosenfeld s’est encore fait doubler et trahir par l’ignoble Madame Rosenfeld! La peste bubonique sur elle, et qu’elle en crève! Samuel Rosenfeld s’était mis d’accord avec les petites demoiselles Rosenfeld pour que celles-ci se mettent à la danse classique à la rentrée de septembre prochain. Et bien que nenni, la perfide Madame Rosenfeld, qu’elle finisse rongée d’escarres et baignant dans ses couches dans un hospice malpropre, a convaincu les petites demoiselles Rosenfeld de faire plutôt de la danse moderne! C’est à dire qu’elle vont danser sur du Cloclo ou du Mika au lieu de faire des pointes sur un menuet de Mozart! Samuel Rosenfeld est colère! Il revient avec les petites demoiselles du Lille Université Club où il allait initialement les inscrire à la danse classique - les imaginant déjà irradiant les planches de Garnier dans leurs tutus et leur bodys sculptant leurs corps de rêve - mais rien ne s’est passé comme prévu. Quand Samuel Rosenfeld, en majesté, a demandé à la responsable d’inscrire ses petites demoiselles en danse classique, les dites petites demoiselles - qu’elles soient percluses de rhumatismes et affligé de myopie! - ont répondu en coeur “Non père! La danse MO DER NE!”. Interloqué, Samuel Rosenfeld leur a demandé d’où venait cette rébellion outrecuidante. “De mère, Ô notre géniteur”. Samuel Rosenfeld appelle donc Madame Rosenfeld, qui était occupée à soi disant rééduquer un enfant dans son cabinet d’orthophonie - alors qu’elle passe son temps à jouer aux puzzles avec ses patients, voyez où va l’argent de la sécu, VOTRE argent! - et la vipère lui dit “Oui, je les ai convaincues de faire plutôt de la danse moderne, ça les amusera plus!”, et là elle raccroche. Samuel Rosenfeld, face à cette fronde féminine, n’a pu qu’obtempérer et voilà donc les petites demoiselles condamnées à faire bouger leurs petits corps sur de la musique de sauvage! Samuel Rosenfeld est désespoir!!!!!!!!!!!

9 Elise F., le 11 mai 2011 à 19:48 :

Samuel, si j’ai bien suivi depuis le début, le choix des prénoms des petites demoiselles, ce doit être en hommage à Juliette pour l’opéra Roméo et Juliette de Gounod et Cassandre pour l’opéra les Troyens de Berlioz n’est-ce pas ? Et dire que dans quelques années, les adorables petites ingrates feront la chorégraphie de la nouvelle Lady Gaga ….
J’ai pris un retard fou dans l’écoute des PC!

10 Livadiotti Roberto, le 11 mai 2011 à 21:51 :

Grand interprète de Beethoven et Brahms,Nicholas Angelich a dernièrement joué les “Variations Goldberg de Bach.Malgré la vénération que j’ai pour le grand Cantor de Leipzig,en accord avec Renny,je me suis lassé de les entendre,surtout cette “aria” d’introduction que nous avons entendues maintes fois et que je ne trouve pas passionnante comme d’autres oeuvres du grand compositeur,concerti pour piano,concerti brandebourgeois,Suites,Cantates,Passions,etc…Même s’il fallait une oeuvre pour piano,il y en a que je trouve plus intéressantes.Ceci dit,c’est toujours un plaisir d’écouter une émission avec N.Angelich.

11 c.holdrinet, le 11 mai 2011 à 22:31 :

J’écouterai l’émission plus tard. Votre enthousiasme ne m’étonne pas.

ce soir,j’ai une pensée pour la pauvre Madame Rosenfeld. Vous aussi sûrement chères amies? Peut-être allons nous devoir organiser un comité de soutien?
Qu’en pensez-vous?

Merci Eliane et Samuel (malgré tout..!)pour tous ces titres de livres. Nous sommes approvisionnés pour un moment.
Lectures et festivals nous promettent un été savoureux. Merci.

12 Guillemette, le 11 mai 2011 à 23:28 :

Je vous suis chère Claudette pour l’idée du comité de soutien pour la pauvre Madame Rosenfeld ! mais en même temps, je fonde le fan club de l’indispensable Samuel Rosenfeld !

13 Samuel Rosenfeld, le 12 mai 2011 à 08:52 :

Guillemette vous êtes trop bonne. Quant à la perverse Madame Rosenfeld, qu’on lui crève les pneus de sa voiture!

14 Erica Roche, le 12 mai 2011 à 09:08 :

NON SAMUEL! No! Les amis, quand je vous ai dit si pudiquement que je m’absentais quelques jours, je ne vous ai pas dit toute la vérité. Je suis en fait allée me faire casser les pieds, mais dans le vrai sens du terme, et j’ai passé 3 nuits en clinique. Intervention réputée douloureuse, mais en fait quand c’est pratiquée par un chirurgien qui s’y connaît, ça ne l’est pas tant que ça - mais tout de même! Cher Samuel, ne crachez pas sur la pauvre Madame R, et ses puzzles (mais pas d’escarres!). Peut-être que les petites demoiselles ont les pieds faits comme ceux de votre fidèle amie anglaise quand elle avait leur âge - le gros orteil en pointe, autrement dit pas du tout faits pour la danse classique! N’est pas Anna Pavlova qui veut, (elle avait le même genre de pieds ce qui ne l’a pas empêchée de réussir, elle) mais je voulais absolument faire des pointes, et voilà le résultat. Pour être tout à fait honnête, il y avait également dans mon cas un certain historique de chaussures pointues et talon aiguilles, mais bon. Laissez faire les petites demoiselles et leur mère si méritante et incomprise par les grands de ce monde dont vous êtes le maître…

15 Elise F., le 12 mai 2011 à 11:01 :

Sans trop vous casser les pieds, chère Erica, Bon rétablissement ! Allez-vous marcher, pendant quelque temps, avec des chaussures de geisha (parce que le chirurgien qui avait opéré une de mes proches, à la visite de contrôle, lui avait dit « alors comment va ma petite geisha » ?)

16 Erica Roche, le 12 mai 2011 à 12:04 :

J’ai en efet des chaussures de geisha ma chère Elise, mais je pense que Madame Butterfly n’en aurait pas voulu!

17 Samuel Rosenfeld, le 12 mai 2011 à 12:30 :

Bon rétablissement Erica, en espérant que vous ne souffrez pas trop.

18 Elise F., le 12 mai 2011 à 13:17 :

Erica, en parlant de Madame Butterfly, avez-vous regardé sur Arte “Adrienne Lecouvreur” de Cilea avec Georghiu/Kaufmann, ou étiez-vous déjà sur votre lit de souffrance ? Mais peut-être suis-je hors sujet ici …je ne sais plus ! Bien évidemment je ne pose pas la question à Sa Grâce Rosenfeld.

19 Françoise (40), le 12 mai 2011 à 13:36 :

Ravel, Debussy, Malher … ce ne sont certes pas mes préférés, mais le pianiste est plaisant.
Chère Erica, au moins - à nous - vous ne “cassez jamais les pieds” ! Prenez bien soin d’eux et de vos petites geishas … Je vous embrasse.
Françoise

20 Erica Roche, le 12 mai 2011 à 14:03 :

Merci beaucoup les amis -ça ira! Elise,j’étais toujours dans les vaps après l’intervention, mais vos me connaissez suffisamment pour savoir que ce n’est pas quelques brumes anésthésiantes qui m’auraient empéchée de regarder “Adrienne Lecouvreur” et malgré le fait que j’ai somnolé de temps en temps j’ai trouvé ça vraiment extraordinaire - Jonas et Angela au top ainsi qu’une russe(?) dont j’ai oublié le nom et Alessandro Corbelli. J’espère que Arte aura la bonne idée de faire une rediffusion un jour et là je pourrais regarder plus attentivement. Deux superbes émissions sur PC à mon retour : Jean-Pierre Clément,toujours passionnant -qu’en pense la castelroussine? et Nicholas Angelich, que j’ai entendu Salle Pleyel dans le 3ème concerto de Rachmaninov - très subtil et magnifique.

21 Elise F., le 12 mai 2011 à 14:33 :

Ma chère Erica, puisque vous êtes bloquée chez vous, sur Google, tapez “Adriana Lecouvreur sur arte” et vous le verrez dans l’intégralité jusqu’à demain ou peut-être samedi. J’ai tout adoré, la mise en scène, les décors et les superbes costumes. La mezzo russe c’est Olga Borodina.
Jean-Yves Clément, je le vois tous les ans “aux Lisztomanias”.Il se place toujours pour les concerts, en haut, au milieu de la salle juste à côté de nous (nous voyons bien les mains des pianistes).Les fidèles, Laurent Korcia, Nicholas Angelich qui a aussi remplacé au pied levé Brigitte Engerer malade, en 2009 et l’immense Giovanni Bellucci s’y joignent et viennent aussi regarder et écouter leurs collègues. Giovanni Bellucci, très simple, fidèle aussi de Nohant s’est reposé chez mes très proches l’année dernière.
Bonne rediffusion.Il faut que je parte et suis déjà en retard…

22 Eliane, le 12 mai 2011 à 15:00 :

Y a pas……quand le plus inclassable des bloggers réapparaît, , nous entrons dans une nouvelle dimension et le blog, plein de “peps” change de ton…S’éloigner parfois un peu de la musique, n’en déplaise aux mélomanes purs et durs, et rire un bon coup à la lecture d’un nouvel épisode de la “saga Rosenfeldienne”
vous donne le “tonus” pour la journée entière….
Comme Elise, j’ai peu de temps….Retour cette nuit

23 Jean-Francois, le 12 mai 2011 à 16:04 :

Ah que la séance avec Nicolas Angelich sembla courte !!!
Ce prestigieux homme-là respire la douceur, la délicatesse, et l’intelligence, autant sur le plan Personnel que Professionnel…
En plus de ses CD,-ça,c’est fait-,on aimerait passer DES HEURES à bavarder avec lui…
Merci pour ce Passion Classique !

24 Samuel Rosenfeld, le 12 mai 2011 à 19:21 :

Mais qui est cette Adrianna Lacoucheur dont vous parlez toutes comme des poules dans une basse-cour se pâmant devant le coq, si fier, si rosenfeldien?! Samuel Rosenfeld sent bien qu’il y a de l’opéra derrière tout cela et il est colère, rugissement, barrissement dirait même la malodorante et mal-pensante Madame Rosenfeld, la gale sur elle et des verrues plantaires! Wikipédia nous dit: “Adriana Lecouvreur est un opéra en quatre actes, musique de Francesco Cilea, livret de Arturo Colautti”. Grrrrrrrrrrrr! Sont-ce des italiens? Répondez de vos actes et de vos passions musicales coupables!!! On lit aussi “Le sujet est puisé dans la rivalité, historiquement authentique, qui opposa la Princesse de Bouillon et la fameuse actrice Adrienne Lecouvreur”. Franchement, s’opposer à du bouillon, quoi de plus normal? Nous ne sommes pas de moines (surtout Samuel Rosenfeld qui collectionne les conquêtes les plus nobles - et jeunes), alors à quoi bon du bouillon? Qu’on serve plutôt une côte à l’os et des frites à Samuel Rosenfeld! Cette Adrienne Lacouture Nous semble être une aventurière! Mais enfin, si la Lacoureur a pu un tant soi peu réconforter Erica, alors Samuel Rosenfeld l’aime aussi.

25 Samuel Rosenfeld, le 12 mai 2011 à 19:59 :

Eliane, Madame Rosenfeld, qu’elle finisse dévorée par la lèpre avec des moignons en lieu et place de ses mains grassouillettes, prétend que vous êtes trop bonne avec Samuel Rosenfeld…

26 Dominique, le 12 mai 2011 à 20:09 :

Je ris et me régale de vos échanges d’”anciens complices”, sans parler de vos commentaires sur le merveilleux Nicholas Angelich, qui m’enchantent et continuent à m’instruire… écrivez surtout encore longtemps ainsi, on en redemande !!
Samuel, je ne voudrais pour rien au monde être à la place de Mme Rosenfeld !!!
Juste un petit clin d’oeil à Erica pour que, malgré les souffrances qu’impose ce genre d’intervention, vous gardiez les pieds sur terre !… et la tête dans les étoiles… musicales ou nouvellistes (j’ai adoré, tout dernièrement seulement, la suite “Rostropovitch”). Bien amicalement à toutes et tous.

27 kaplan, le 15 mai 2011 à 01:28 :

Ah , les mots me manquent pour traduire l’émotion cristaline qui m’étreint .
Cela me rappelle la nuit où Tata Jeanne et moi nous nous étions rendues au festival de Bayrovitch dans le territoire saxo-brunchwiguien , lander du Hollensholern … Nous étions conviées avec la belle société au concert du Maestro Tellos Hallekovitch dont tout le monde s accorde à reconnaitre le genie . La 5 eme sonate en fa majeur , D 654 avec Di Mageloko au piano a résonné contre les parois granitiques du Chateau de Dracula nous offrant le dernier cri déchirant d’un violoncelle qui rythmait la tragedie du monde . Tante Jeanne sous le joug d’une émotion trop intense ne pût supporter la violence de la beauté brute et trépassa . Je n’oublierai jamais cette soirée , plus jamais je n ai pu entendre la D546 wsx , 4 eme mvt , sans penser à ma chere tante mourue sur l autel de l art .

28 Noushin, le 15 mai 2011 à 04:56 :

C’était assez dur d’entendre l’oeuvre magnifique de Maurice Ravel (concerto en sol) interprétée par autre que Martha Argerich ou bien Hélène Grimaud…. l’interprétation de Michelangeli ne m’a pas plu beaucoup.

29 Renny, le 15 mai 2011 à 18:27 :

Etranges contributions pleines d’un talent critique humoristique (tout au moins par le style): pourquoi ne nous “parlent”-elles pas? Aucun de nous ne peut être soupçonné de manquer d’humour, et nous sommes les premiers à sourire lorsque nous sommes mis en boîte. Je rappelle toutefois que les meilleurs humoristes (cela se vérifie chez tous les professionnels du genre) sont ceux qui se comptent eux-mêmes parmi les cibles. L’humour n’a de vertu qu’autocritique: c’est alors un exercice difficile, subtil, surtout s’il se veut décapant, dessilleur, utile, déclencheur d’un rire à la fois détendu et intelligent. Cet humour-là et ce rire-là témoignent de l’universalité des faiblesses humaines. L’humoriste, alors, qu’il soit tranchant comme un Desproges, tendre comme un Boujenah, je vous laisse qualifier d’autres appartenances diverses, inndépendamment des talents et des goûts, fait mouche. Le reste n’est que méchanceté gratuite, ou vain exercice de style. Un Samuel Rosenfeld, par exemple, mettant en scène sa petite famille pas piquée des vers, se goberge de lui-même (ne vous déplaise, Majesté!), nous touche et nous séduit (il en est horriblement conscient, le bougre, module ses effets et ses apparitions). Pas si facile!
Faut-il préciser qu’ici, musique et invités de PC sont les sujets principaux de nos petits débats, qu’il ne faut pas confondre mots d’amitié, ou de réconfort, entre gens qui se respectent et, pour certains, c’est fatal, se découvrent des atomes crochus, confondre, donc, avec flagornerie de clan ou appels du pied des “exclus”.
Oui, il y a parmi nous quelques privilégiés qui ont leur place assurée dans les fstivals, qui ont la chance de côtoyer de grands artistes, qui ont derrière eux une plus ou moins longue vie d’érudition et/ou de pratique musicale, so what?
Il y a aussi des débutants, des ignorants, des timides, des gens plus ou moins à l’aise dans leur expression, ou simplement réservés, des gens qui n’ont peut-être pas les “moyens” de la musique (places de concert, CD, éducation, etc.), il y a les inconditionnels de la musique classique, et même d’une certaine musique classique, il y a les éclectiques (dont je suis).
A tous, contributeurs ou lecteurs, je dis venez, écrivez, enrichissez-nous, amusez-nous. On ne fait pas attention à vous? On vous ignore? On vous chambre? On vous dit quelques vérités ou quelques faussetés? So what?? Croyez-moi, on vous lit, et souvent, et parfois en silence, on fait notre miel de vos participations. Ne cherchez rien, soyez vous-mêmes…ou votre petit personnage! Un blog est un curieux mélange de sincérité, de fantaisie, et de…fantasmagorie!
Hier soir, après une semaine de concerts lyriques personnels dans ma campagne profonde, je me suis aéré l’esprit, dans cette même campagne profonde, en allant écouter un set de musique très actuelle, duo toulousain génial, guitare-voix et percussionniste d’une force et d’une fluidité emballante. Repos mérité.

30 Eliane, le 15 mai 2011 à 22:26 :

RENNY, Very nice comment!! very nice praising, another feather in my hat…….So what!!

31 marie-alsace, le 15 mai 2011 à 23:56 :

Un petit mot ce soir, pour saluer un grand pianiste que je viens d’écouter au Konzerthaüs de Freiburg, Grigori Sokolov. Comme Renny, je suis sortie de ma campagne profonde et je me suis régalée avec du Bach et du Schumann et pas moins de 6 bis (Scarlatti, Liszt …et j’ai du en oublier). Il a le physique de Raymond Devos, l’attitude de Droopy et il joue sublimement. Un peu à l’écart des projecteurs, c’est un grand pianiste et Lang Lang a encore des gammes à faire (c’est mon opinion). Une remarque pour les “détracteurs de la toux- je suis allée au concert avec un méga rhume, sans pastille ( je m’étrangle)mais avec une petite bouteille d’eau(je bois discrétement) et ben quand on a la gorge comme un volcan et le nez comme un moulin à poivre et qu’à cela s’ajoute une voisine qui est tombée dans son flacon de parfum….c’est infernal et j’ai toussé….et j’ai changé de place à l’entracte!!!! bref, un peu de mansuétude, il y a des phénomènes naturels contre les lesquels, on ne peut pas lutter.

32 Renny, le 16 mai 2011 à 01:16 :

Grigory Sokolov: Droopy! Quelle juste comparaison, j’avais cherché et pas trouvé! Il y a une chose que j’aime chez tous les artistes, c’est entendre leur respiration: dans le cloître des Jacobins, et dans le silence religieux, passionné que suscitait Sokolov, encore assez confidentiel alors, sa respiration avait une résonance tellement émouvante. On entendait voler les mouches, et les mouches, c’était cette respiration. Qu’elle soit due en partie à son “léger” embonpoint n’enlevait rien à sa folle musicalité, surprenante de fougue, malgré sa placidité tristounette apparente. J’adore Sokolov et quand je veux réécouter les “petits” Préludes de Chopin, c’est toujours lui qui me tombe naturellement sous la main!
Ne voyez aucune malice, Jeune Alsacienne enrhumée, dans mon histoire de mouches qui volent au concert…

33 Samuel Rosenfeld, le 16 mai 2011 à 18:24 :

Samuel Rosenfeld applaudit Renny des deux mains! “A tous, contributeurs ou lecteurs, je dis venez, écrivez, enrichissez-nous, amusez-nous.”. Yes!

34 Dominique, le 16 mai 2011 à 19:01 :

Noushin, le Concerto pour piano en sol de Ravel sera interprété à Lyon les 15 et 16 septembre par Jean-Efflam Bavouzet, un autre brillant pianiste reçu par Olivier Bellamy. Il faut entendre maintes versions je pense, pour approfondir ses choix… Faites-nous partager encore votre propre avis, comme tous les amis passionnés de ce blog ! Donner, échanger, c’est ce qui rend le plus heureux… A bientôt.

35 Eliane, le 16 mai 2011 à 22:36 :

Je partage les avis de Marie et de Renny……..G Sokolov, pianiste surprenant et particulièrement discret remporte un triomphe à chaque apparition face à SON public. L’été dernier à Aix, il m’a éblouie.
Dans les pièces de Chopin, il est éblouissant : la profondeur de son approche musicale, ses trilles frémissants, son jeu raffiné…..dans la partita n°6 de Bach, il est impressionnant, remarquable son interprétation est lumineuse, souple ! ce qui m’interpelle?@ je ne peux pas dire pourquoi, pendant longtemps j’ai boudé ses concerts @ il n’aime pas la musique de Liszt…..il ne la joue donc pas.
22H30 : Claudette vous êtes là? la nuit musicale commence pour quelques heures….c’est un moment providentiel!!

36 marie-alsace, le 16 mai 2011 à 23:08 :

Autant pour moi Eliane, les bis c’étaient ni Scarlatti ni Liszt, mais Bach, Chopin et du Brahms. Pfuu, cela m’apprendra à ne jamais me relire…………!!!!!!et à penser à autres choses

37 fleur, le 25 mai 2011 à 12:34 :

aucujn commentaire sur les variations goldberg au TCE?…

38 jean-louis, le 14 octobre 2018 à 20:16 :

Bon bon. C’est ça qui est embêtant dans le petit cercle des initiés de la musique classique, les hommages à répétition. Je ne connais pas ce pianiste, ce que je sais, c’est que ceux que vous avez cités ne m’enchantent guère, même s’ils saturent les têtes de gondole de YouTube (affaire d’affaires sans doute).
En ce qui me concerne, voir jouer un pianiste, c’est l’entendre jouer.
Rien qu’à voir si les bras sont souples, élastiques, si les mains ont la plasticité, la légèreté et la douceur que j’aime, je sais si l’interprétation me ravira ou pas;
Pareil pour l’agilité et la virtuosité, il faut que j’ai l’impression que c’est la nature même du pianiste, une sorte de super-pouvoir naturel qu’il a acquis.
Je ne tiens compte que d’une chose, et une seule : mon plaisir. Les réputations n’ont strictement aucun effet.
En conclusion, rien qu’) voir un pianiste, je sais si pour lui la musique est une science ou un art; moi je suis pour l’art.


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