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La vie rêvée de Jean-Marie Rouart

Le 25 février 2011 à 10:16 par Olivier Bellamy

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La littérature lui a sauvé la vie. Jean-Marie Rouart a eu des mots forts pour décrire la manière dont il est devenu écrivain, par nature : fixé à l’adolescence, dans sa révolte et son éternelle insatisfaction. Rilke, dans ses Lettres à un jeune poète, rappelle que tout le terreau de l’écrivain se trouve dans son enfance.
Avide de succès, par opposition à son père qui était abonné à l’échec, il reconnaît aujourd’hui que l’essentiel n’est pas dans les prix littéraires ou les distinctions, mais dans l’art de faire tendre sa vie vers la beauté et la vérité.
Né dans une famille de peintres et une galerie d’ancêtres, où l’on croise Manet et Chausson, il a longtemps posé pour son père, dans son enfance, ce qui lui permettait de rêver sa vie. Et comme le disait Proust : “Mieux vaut rêver sa vie que la vivre…”
Jean-Marie Rouart a eu aussi des mots justes pour décrire les femmes : plus imaginatives que les hommes, à travers les siècles. Et de rappeler que la figure de la mère, comme amour inassouvi, reste la clé fondamentale de l’inspiration.
Voici son programme :

Adagio d’Albinoni
Madeleines
Jeanne Moreau : Ni trop tôt, ni trop tard
Marc Ogeret : La Jeunesse (Aragon)
Léo Ferré : Il n’aurait fallu qu’un moment de plus
Programme
Concerto pour mandoline de Vivaldi – 1er mvt
Concerto Empereur de Beethoven – 2e mvt
Requiem de Mozart – Tuba mirum
Satie : Gymnopédie n° 1

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Il y a 5 commentaires pour cet article :

1 Sylvie - Aix-en-Provence, le 25 février 2011 à 12:23 :

Bonjour et pardon pour cette incursion hors sujet.
J’ai, bien sûr, beaucoup apprécié l’émission avec JMR. Même si ses propos manquent parfois de naturel, cela reste un grand plaisir de l’écouter parler.
Mais je cherche aujourd’hui surtout à joindre E. Ruggieri à propos de la croisière qu’elle va animer et dont elle fait la promotion. Mon mari craint une très forte proportion de lyrique dans le programme. N’y a-t-il pas moyen de la joindre en direct, par exemple par mél, pour en savoir plus sur le programme ?

2 Dominique, le 25 février 2011 à 13:00 :

Tout d’abord, mon profond respect envers M. Rouart pour l’excellence de son écriture, après avoir rompu la lignée de la peinture… Sa défense des femmes, “plus riches, plus imaginatives” nous comble ! Et sa modestie quant à son art de l’écriture, venu aussi “en aimant d’autres écrivains”, l’honore…
Je poursuivrai ce dernier commentaire avec le soutien de 2 citations de “grands” pour exprimer mes ressentis… Selon Jacques Attali, “L’autre est le seul moyen d’être certain de sa propre existence”: au fil de vos échanges avec Monsieur Rouart, merci, Olivier, de nous avoir élevés de l’état de “frustrés” de la création à celui de “jouisseurs”, par la possibilité qui nous est offerte d’une “correspondance parfaite” avec des mots ou des musiques d’Autres, auteurs, compositeurs, interprètes, artistes reconnus…
“Très souvent, au cours de notre existence, nous voyons nos rêves déçus et nos désirs frustrés, mais il faut continuer à rêver, sinon notre âme meurt”. C’est Paulo Coelho qui l’a écrit… peut-être un jour l’inviterez-vous (à nouveau ?) à Passion Classique, pendant laquelle notre âme ne peut pas mourir mais jouir !…
Dans cette actualité mondiale débordante d’horreurs, continuez longtemps encore, Olivier, à nous permettre de jouir, au plus profond de soi-même, de “Rencontres” (au sens de Dimitri Naïditch) sublimes, complètement personnelles… Vous excellez dans l’art de nous y escorter.

3 marie-alsace, le 25 février 2011 à 18:54 :

JM Rouart, il semble être un éternel adolescent des années 60, envouté par Proust, Stendhal et autres romantiques rêveurs. Ce fut un enchantement de l’écouter à en oublier la musique et notre 21ième siècle matérialiste. Et puis, hier, c’était la fête de la femme, la saint Modeste……..Merci à JM Rouart d’avoir rappelé nos qualités, nous en avons tant….

4 Marie-France de Montpellier, le 26 février 2011 à 17:31 :

Quel délicieux moment passé avec Jean-Marie Rouart qui nous donne à entendre un français parfait. Olivier vous êtes méchant avec le 21e concerto de Mozart en disant qu’il n’est pas original de choisir son deuxième mouvement qui est pourtant un des plus beaux moments de la musique. Cet illustre homme a choisi la musique qu’il aime et ses choix étaient excellents à mon goût, même l’adagio “d’Albinoni” qui est un peu devenu une rengaine, mais qui rappelle tant de souvenirs.

5 c. Holdrinet, le 26 février 2011 à 22:20 :

tout à fait d’accord Marie-France.
L’adagio d’Albinoni me faisait pleurer adolescente. Cela ne s’oublie pas, je ne pleure plus mais mon émotion reste.


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