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La force singulière de Sonia Wieder-Atherton

Le 24 février 2011 à 10:56 par Olivier Bellamy

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Les violoncellistes se suivent, dans Passion Classique, et ne se ressemblent pas.
Sonia Wieder-Atherton est une musicienne puissante et atypique. Ses projets possèdent une grande intensité artistique. Henri Dutilleux et Pascal Dusapin lui ont dédié des oeuvres. Elle a partagé la scène avec Samy Frey et Fanny Ardant. Elle a aussi travaillé avec la cinéaste Chantal Ackerman. A chaque fois, ce sont des aventures singulières, profondes. Son dernier enregistrement nous propose une traversée du miroir entre Monteverdi et Scelsi (Naïve). Rien de commercial ou de convenu dans sa démarche. Elle est sans concession, avec une intégrité et une conviction qui forcent le respect. Son jeu est intelligent, mais il n’est pas sèchement cérébral. Née à San Francisco, d’un père américain et d’une maire roumaine, elle est arrivée en FRance à l’âge de sept ans. Après avoir travaillé avec Maurice Gendron, de manière passionnelle, elle a rencontré Mstislav Rostropovitch avant d’aller se perfectionner à Moscou. Son engagement musical est à la fois spirituel et amoureux. Aucune note ne sort de son instrument qui ne soit totalement habitée, essentielle. Elle s’exprime avec l’authenticité des très grands artistes. Ce qu’elle est.
Voici son programme :

Madeleines :

1.Steel drums
2.Paul Robeson chante Oh no John…
3.Rodgers and Hammerstein musical The Sound of Music.Do a dear… music
making

Musiques Classiques :

1. Bartok Concerto pour orchestre (4e mvt)
2. Schubert chanté par Fritz Wunderlich
3. Brahms 4e symphonie, final dir Carlos Kleiber
4. Beethoven trio des espits avec Casals (2e mvt)
5. Shostakovitch 8e quatuor (2e mvt)

Les 3 moments :

1. vie : Berio Flok songs Azerbaijan love song
2. amour : Rostro et Argerich dans le 2e mouvement de la sonate de Chopin
3. mort : Marian Anderson Haendel Messiah, « He shall feed his flock »

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Il y a 16 commentaires pour cet article :

1 Eliane, le 24 février 2011 à 11:43 :

Escapade Vénitienne terminée……. retour avec la belle et lumineuse Sonia Wieder-Atherton artiste hors du commun, qui ignore tout ce qui peut enfermer la musique dans son cadre traditionnel. Je suis allée l’écouter l’été dernier aux Musicales du Luberon dans des oeuvres pour violoncelle et piano de Chopin qui attestent une écriture très inspirée. Je connais moins ce répertoire mais nul doute que si son destin avait été différent, Chopin aurait certainement enrichi le répertoire des oeuvres pour violoncelle tant cette voix “quasi humaine” lui était familière……Pas étonnant que les plus grands solistes, les orchestres les plus prestigieux invitent régulièrement Sonia W-A………
Je l’ai, bien sûr, découverte dans l’interprétation des chants juifs et suis tombée sous le charme : de cette musique chargée d’une grande sensibilité et …….sous le charme de Sonia W-A qui fait pleurer les cordes de son instrument à chaque coup d’archet avec une sensualité sonore…..bouleversante. Une pure merveille…..et une émotion musicale immense.
Auditrice de nuit, après une actualité des plus sombres, c’est un bonheur de l’écouter raconter, avec sa voix juvénile et pétillante de vitalité, son parcours, son rapport à la musique, ses passions, ses coups de foudre, ses madeleines avec tendresse et nostalgie.
Passionnée et passionnante Sonia Wieder Atherton.. Merci Maestro pour ce partage chaleureux plein de complicité.

2 Dominique, le 24 février 2011 à 13:12 :

Fragilité, Sensibilité, Tendresse, Emotion… éternelles et merveilleuses ritournelles de Passion Classique et son prodigieux animateur, berçant inlassablement nos âmes ardentes et débordantes d’adultes-enfants… Une explosion de Mercis !

3 c. Holdrinet, le 24 février 2011 à 14:08 :

Eliane et Dominique ont tellement bien écrit ce que je partage, que j’ajouterai simplement un immense merci à l’immense Sonia W.Atherton pour
Marian Anderson “Haendel Messiah”. Bouleversant et sublime.

Eliane, comment était la lumière à Venise à cette saison? N’ètait-ce pas la période du carnaval ?
Bonne journée.

4 Eliane, le 24 février 2011 à 19:32 :

Claudette, le Carnaval a lieu début Mars cette année.
Pas de soleil cette fois ci, pas de Grand canal avec la lumière de Turner, non de l’eau, beaucoup d’eau avec en prime……l’Aqua Alta!! Autre ambiance, autre atmosphère : on patauge, on enjambe,on évite on dégouline …… Heureusement, il reste les trésors des musées et les nombreux concerts “Vivaldi” ainsi, quand l’oreille est sous le charme de la musique, elle fond le tout et on oublie le bruit de la pluie , c’est magique…
On ne se lasse jamais de Venise, on y revient toujours…….

5 c. Holdrinet, le 24 février 2011 à 21:27 :

“On ne se lasse jamais de Venise”, Eliane,même dégoulinants de pluie!
et nous sommes justement en manque de Venise.

Nous y sommes allés plusieurs fois, et le
besoin d’y retourner est là, périodiquement.

6 Livadiotti Roberto, le 24 février 2011 à 23:35 :

Oui,Venise c’est beau,quant à Sonia Wieder Atherton,au nom poétique et musical,elle est sans doute une grande soliste et son programme était plutôt bon,mais je n’ai pas aimé Bartok et Chostakovitch.

7 Françoise (40), le 25 février 2011 à 00:02 :

Comme vous cher Roberto, je n’ai pas aimé Bartok et Chostakovitch. Je ne vous surprendrai pas !
Merci chère Eliane pour votre si beau commentaire… mais vous nous y avez habitués.
Chère Claudette, je ne suis jamais allée à Venise. Vous me mettez … l’eau à la bouche !
Amitiés à tous.
Françoise

8 Livadiotti Roberto, le 25 février 2011 à 00:21 :

C’est surprenant,chère Françoise,j’ai failli vous citer en parlant de ces deux compositeurs,sachant que vous me rejoignez dans mes goûts!

9 marie-alsace, le 25 février 2011 à 00:46 :

Le blog s’agite!!!!!!comme c’est dommage que Roberto et Françoise “n’accrochent” pas avec les compositeurs Shostakovitch et Bartok. S.Wieder Atherton les a si bien évoqués, Bartok l’ethnologue des musiques populaires et Shostakovitch, l’ultra sensible malmené par Staline. Je trouve leur musique superbe, sensible et évocatrice.

10 Livadiotti Roberto, le 25 février 2011 à 10:13 :

Marie-Alsace,je ne rejette pas en bloc toute les musiques de Bartok et Chostakovitch,comme aussi celles de Stravinski,Schoenberg et son groupe viennois,mais j’avoue ne pas pouvoir m’intéresser à leur oeuvre autant qu’à celle des grands compositeurs baroques,classiques et romantiques.

11 c. Holdrinet, le 25 février 2011 à 19:46 :

Je suis heureuse de vous lire chère Françoise. J’allais justement vous faire un petit signe.

Heureuse aussi de vous “avoir mis l’eau à la bouche”.
Venise vous attend! Une merveille d’architecture, de peinture, de musique. Vivaldi comme nous le rappelle Eliane.
Nous avons donné deux concerts Vivaldi, début juillet 2009, dans l’église où il a été baptisé. Très émouvant.

Se perdre aussi le long des petites ruelles débouchant sur de ravissantes petites piazza….

Marie-Alsace, pendant l’émission de S.W Atherton je me disais que si elle, ne parvenait pas à me convaincre d’insister, pour apprécier mieux Bartok etc… mon cas était désespéré! Et je crois qu’il l’est vraiment.
Bonne soirée.

12 Françoise (40), le 25 février 2011 à 21:36 :

Bartok, je rejette en bloc. Quant à Chostakovitch, je reconnais pouvoir apprécier certaines de ses oeuvres.
Bonne soirée et excellent WE à tous.
Françoise
P.S. Merci pour votre gentillesse Claudette

13 marie-alsace, le 25 février 2011 à 23:07 :

Mais non Claudette, il y a toujours de l’espoir….il faut prendre son temps Bonne soirée

14 Erica Roche, le 27 février 2011 à 19:59 :

Depuis les brumes et pluies d’Albion, je pense beaucoup à vous, et je voulais vous raconter ma soirée du 20 fevrier au Theatre des Champs-Elysees. Avant le concert mais après l’ouverture des portes du TCE, le trottoir reste peuplé pendant quelques minutes d’une part par les inconditionnels du téléphone portable et d’autre part par les cloppeurs, dont votre perfide amie, histoire de s’en fumer une petite avant le spectacle. Dimanche dernier, notre quiétude fut perturbée par un taxi déposant bruyamment un genre d’Aristide Bruant vieillissant devant la porte. Il s’agissait en fait d’ Ivry Gitlis, saluant son public, chose qu’il continuait à faire de façon très voyante une fois arrivé à l’intérieur de la salle. Un peu « too much » ? Assurément, et surtout pour moi qui n’aime pas beaucoup cet interprète. Le concert débuta avec le Scherzo Capricioso de Dvorak, bien enlevé par un orchestre en grande forme. Ensuite le grand inconnu, une création mondiale d’un concerto pour violoncelle et piano de Rodion Chédrine » (totalement inconnu par moi). Et là je voudrais ouvrir une petite parenthèse à l’intention de Françoise et Roberto. Il y a certains compositeurs que j’écoute bien volontiers au concert, dont Bartok et Chostakovitch et maintenant Chédrine , que je n’écouterais jamais chez moi et je trouve qu’au concert l’écoute n’est pas la même, et j’aime être étonnée autant qu’émue - et je l’ai été ! J’ai trouvé cette œuvre passionnante à écouter « live » et surtout de voir Martha Argerich s’exécuter avec autant d’application. Mischa Maisky était moins convaincant dans son interprétation, mais ne connaissant pas l’œuvre, je me suis interdite de toute critique intempestive. Pendant l’entracte j’ai aperçu du haut de l’escalier une silhouette familière et je me suis approchée – non, ce n’était pas Ivry G mais le Maestro en personne qui m’a gentiment accordée quelques minutes de son précieux temps, pour mon plus grand bonheur. Le concert s’est poursuivi avec une de mes œuvres préférées – la sonate pour piano et violoncelle en la majeur de César Franck et j’ai pu apprécier la grande finesse et subtilité du jeu de la magnifique Martha et malheureusement me conforter dans ma mauvaise opinion de MM. Je ne parle même pas de ses fausses notes, mais j’ai trouvé que le son produit était plutôt laid, comme s’il étranglait son instrument au lieu de le faire chanter. Ensuite l’Orchestre Symphonique de Lucerne et Neeme Jarvi (qui a beaucoup d’humour) ont magnifiquement interprété la neuvième de Chostakovitch. Ensuite, il y avait un bis mémorable - mais je n’ai pas entendu l’annonce. Olivier, pourriez-vous me dire ce que c’était, s’il vous plait?

15 Nelly, le 27 février 2011 à 22:52 :

Bonsoir à tous. J’ai suivi l’élmission de Sonia Wieder Atherton avec beaucoup de bonheur. Dans les Chants juifs elle m’entraine très loin par exemple. Si je ne fais qu’une courte apparition par écrit je ne suis pas très loin mais j’ai quelques PC à rattraper tout de même. A bientôt.

16 marie-alsace, le 27 février 2011 à 23:48 :

Erica, le concert que vous avez entendu avait été donné la veille en Allemagne (Baden Baden) par les mêmes interpretes.La seule différence était l’oeuvre que vous aimez tant, les allemands avaient remplacé Franck par Beethoven…..(Je ne ferai pas de commentaire sur mes voisins européens mais ils m’étonneront toujours!!) Bref, M.Maisky était peut être fatigué….. ou contrarié!!! Je serais bien allée à ce concert à Baden (car je n’ai jamais vu ni entendu M.Argerich “en live”)mais mais je rentrais de vacances “dites sports d’hiver” passées dans un décor printanier….; mais finalement la chaise longue au soleil, c’est tout aussi bien.


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