Accueil  >  Amira Casar, une vraie mélomane, une belle artiste
Flux RSS

Amira Casar, une vraie mélomane, une belle artiste

Le 16 février 2011 à 00:01 par Olivier Bellamy

amiracasar_small.jpg

Le grand public l’a découverte dans La Vérité si je mens, excellent film de divertissement, mais le parcours d’Amira Casar est beaucoup plus proche des créateurs, des poètes et des artistes singuliers. Née en Angleterre, d’un père kurde et d’une mère russe, cantatrice, qui a grandi au Japon, qui a travaillé avec Elisabeth Schwarzkopf et qui a été prima donna à l’Opéra de Téhéran, avant qu’on y interdise la musique. Cette magnifique artiste l’a initiée à la musique et à l’art de la diction, si important pour les comédiens. Amira Casar a du mal à parler de sa famille ; on sent des fêlures, des blessures. C’était la première fois qu’elle parlait de sa mère et elle nous a fait un beau cadeau dans Passion Classique. Je crois qu’elle était heureuse de se réconcilier avec une partie de son histoire. Elle l’a fait avec pudeur, élégance et émotion.
C’est une jeune femme passionnée, intense, cultivée. Très sensible. Son programme était magnifique. Il en appelle un autre. A bientôt, Amira.
Le voici :

+ Mes trois Madeleines :
1. PINK FLOYD
- Album : Dark side of the Moon.
- Morceau 2 BREATHE

2. Disc perso
NUSSBAUM de Schuman. Chanté par ma mere

3.CHOPIN
- Album : Frederic Chopin - 10 Mazurkas, Prelude op.45, Ballade op.23,
Scherzo op.31. Ed. Deutsche Grammophon
- Morceau 11: Prélude cis-moll op.45
- Interprète : Arturo Benedetti Michelangeli

+ 6 Musiques Classiques :

1. CARLO GESUALDO
- Album : Sabbato Sancto
- Morceau 1 : Sicut Ovis ad occasionem
- Interprete : The Hilliard Ensemble, Direction : P. Hillier

2. ARNOLD SCHONBERG
- Album : Verklärte Nacht (La Nuit Transfigurée) - Variationen für
Orchester - Dir : Herbert Von Karajan. Ed. Deutsche Grammophon
- Morceau 1 : Verklärte Nacht
- Interprete : Berliner Philarmoniker

3. DIMITRI SHOSTAKOVICH
- Album : Piano Quintet in G Minor. String Quartet 7&8. Ed EMI
- Morceau 9 : Piano Quintet in G Minor - First Movement : Prélude Lento
- Interprete : Sviatoslav Richter (piano), Borodin String Quartet

4. ERNEST CHAUSSON
- Album : Poeme de l’Amour et de la Mer
- Morceau 7 (a partir de 8m30s) : Le temps des Lilas
- Interprete : Irma Kolassi (Mezzo Soprano) - Orchestre Philarmonique de
Londres. Dir : Louis de Froment

5. RICHARD WAGNER
- Album : Tristan et Yseult. Bayeuther Festspiele 1966. Dir : Karl Böhm.
Ed. Deutsche Grammophon
- Morceau 1 : Prélude

6. RICHARD STRAUSS
- Album : Ariadne auf Naxos. Ed. EMI
- CD 2, Morceau 1 : Es gibt ein Reich, wo alles rein ist.
- Interprete : Elisabeth Schwarzkopf Soprano - Berliner Philarmoniker Dir :
Herbert Von Karajan

+ 3 Mélodies d’Amour :

1. MOZART
- Album : DON GiOVANNI. Ed. Deutsche Grammophon
- CD 1, Morceau 21 : Don Ottavio, son morta!
- Interprete : Sena Jurinac (Donna Anna), Ernst Haefliger (Don Ottavio).
Radio-Symphonie-Orchester Berlin. Dir : Ferenc Fricsay

2. RICHARD STRAUSS
- Album : ELEKTRA Ed. Deutsche Grammophon.
- CD 1, Morceau 2 : Allein! Weh ganz Allein!
- Interprete : Inge Borkh ( Elektra )
L’orchestre Statskapelle Dresden
Dir : Karl Bohm
PS chanson d’amour a mes yeux, Electre invoque son pere aimé defunt,
Agamemnon

Lien permanent | Rétrolien

Il y a 8 commentaires pour cet article :

1 Livadiotti Roberto, le 16 février 2011 à 13:11 :

Oui,d’accord avec Olivier pour dire que son programme était bon et elle est agréable à écouter.

2 Dominique, le 16 février 2011 à 13:38 :

“Encore un grand moment comme vous savez si bien nous les faire partager, Monsieur Bellamy !… Un moment sensible qui confirme que célébrité peut rimer avec simplicité, sincérité, authenticité…
Je rejoins Erica Roche quand elle exprime que l’on n’a pas besoin forcément d’être croyant pour être “en phase” avec des compositeurs d’oeuvres magnifiques. Amira Casar a parlé avec beaucoup de passion de l’extase que l’on peut ressentir dans une église, un temple… par des voix et/ou des musiques: sa polyphonie de Carlo Gesualdo réflétait tout à fait cette idée, il me semble…
Cette belle actrice a aussi démontré avec brio son “sens de l’autre” : à travers l’admiration qu’elle a montrée pour sa mère, elle m’a émue aux larmes, se faisant l’interprète de mes propres relations paternelles, comme de celles de beaucoup d’entre nous peut-être…
Quand au rapport maître-élève dont Amira Casar éprouve le besoin pour connaître, apprendre, comprendre, admirer, s’enthousiasmer…. quel que soit son âge, on n’en a jamais terminé !
De très belles paroles, accompagnées de musiques magnifiques, encore une heure et demie de ravissement, en attendant la suite… La vie est divinement belle avec Passion Classique…

3 marie-alsace, le 16 février 2011 à 19:42 :

plaisant programme, original et des choix d’interprètes “assurés”.Cela fut un plaisr de les écouter. Je rejoins aussi l’analyse d’Erica dans son commentaire sur D.Tillinac!!

4 florence de lyon, le 16 février 2011 à 22:46 :

quelle moment intense que cette émission et quelle déception ce soir à voir Amira Casar dans le téléfilm sur Dora
Maar, convenu, raccoleur et désolant…bravo à Mr Bellamy de faire sortir le meilleur de chacun de ses invités..

5 Dominique, le 16 février 2011 à 23:20 :

Après le film sur Dora Maar et Picasso, un seul commentaire possible : la sublime interprétation d’Amira Casar et mon admiration pour cette artiste extraordinaire…

6 Paul B, le 21 février 2011 à 00:38 :

Bonjr,
En revanche, M Bellamy, je ne suis ps d’accord pr employer le terme “histoire merveilleuse” pr la relation entre I Bergmann et R Rosselini. Certes de t bons films en sont nés, mais ca reste qd meme un divorce pr R Rosselini. Les divorces ne st jams des “histoires merveilleuses” quoiqu’on dise… Votre terme m’a 1 peu “etonné”. A + tard, Paul.

7 fabien, le 02 mars 2012 à 09:45 :

je suis amoureux de cette femme !
pour moi elle est a la fois la femme, la mère, la fille, elle parait aussi forte que fragile, mais c’est d’avantage un amour fraternel que je lui porte qu’un amour charnel, j’aimerais bien pouvoir la protéger, partager des discussions ou simplement rire avec elle, et puis je la trouve divinement belle, elle a des traits fins et beaux, elle incarnerait a merveille une deesse de l’olympe, car elle a cette sorte de beauté classique, a la fois inaccessible et en même temps familiere, c dommage que l’on puisse pas la contacter sur un blog ou un facebook, j’aimerais bien qu’elle sache mes sentiments :) ben oui je suis fleur bleue !! lol ! en tout cas c la seule femme artiste qui me fasse cet effet la, la plupart des autres sont soit banales, vulgaires, pretentieuses, sexy, ou initeressantes, mais amira je l’avoue elle me fascine.

8 L, le 16 septembre 2018 à 18:52 :

Hi. Where can I listen to this? Is it available?


Donnez votre avis !






ombre