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Philippe Cassard l’engagé

Le 13 février 2011 à 19:58 par Olivier Bellamy

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Il possède un jeu chantant abreuvé aux sources généreuses de l’Opéra de Vienne, lors de ses jeunes années, et irrigué par une vie riche en rencontres avec les cantatrices les plus extraordinaires (Christa Ludwig !) et en lectures multiples dépassant très largement le cadre du piano. C’est un artiste complet, raffiné, cultivé et un musicien qui s’engage. Devant son piano, il semble livrer jusqu’à la dernière goutte de son sang, sans jamais perdre le sens de la ligne et la chaleur dorée de sa sonorité.
Philippe Cassard est aussi un homme qui sait partager sa passion avec générosité. Doté d’un joli brin de plume et de facilités oratoires, il sait parler musique de la plus belle des façons, en rendant son auditoire intelligent et sans jamais tomber dans la démagogie. Mieux qu’un pédagogue, il évoque son métier de l’intérieur et dépeint les compositeurs qu’il aime avec toutes les nuances appropriées et raconte ses grands maîtres avec tant de brio qu’il nous semble les avoir côtoyés depuis toujours.
Bref, ce fut une rencontre exaltante et un vrai moment de musique.
Voici son programme :

“Les Madeleines”

-1er morceau de piano “important” appris lorsque j’avais 6 ans : “Le
petit berger” de Claude Debussy
-1er disque offert par mes parents : 4ème Concerto de Beethoven par
Wilhelm Kempff (van Kempen) – 1er mvt
- “Le pont Mirabeau” par Léo Ferré

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“Les Mélodies d’amour”

- Schubert : “Am Bach im Frühling”, par Christa Ludwig, mezzo-soprano
(ma “marraine” lors de mes débuts à Paris, à ses côtés, en 1985)

- Maurice Duruflé : Lux aeterna, extrait du Requiem
(pour la personne qui partage ma vie depuis 12 ans et qui m’a fait
découvrir ce chef d’oeuvre, mais aussi signe d’amitié et d’affection
profonde adressé à Thierry de Brunhoff, grand pianiste parti en 1975
au monastère d’En-Calcat où il vit toujours, et avec qui j’entretiens
une correspondance)

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- Nino Rota, musique du film “Amarcord” de Fellini, pour évoquer ma
passion du cinéma et l’écriture actuelle d’un livre sur les liens
musique-cinéma
- Natalie Dessay : extrait de “L’enfant et les sortilèges” de Ravel
(pour évoquer ma récente rencontre avec elle et notre projet autour de
Debussy)
- Leontyne Price chante un air d’Aida de Verdi
- Nikita Magaloff joue les Variations Sérieuses de Mendelssohn
- Brahms, Capriccio op.76 n°1 par le jeune pianiste Adam Laloum,
récent Prix Clara Haskil

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Il y a 2 commentaires pour cet article :

1 Dominique, le 13 février 2011 à 20:29 :

Comme vous l’a dit Philippe Cassard, quelle chance vous avez, Monsieur Bellamy, de recevoir autant d’extraordinaires personnalités !… Philippe Cassard a exprimé avec passion, fraîcheur, tendresse et sensualité, tout son amour pour des compositeurs, des poètes, des acteurs et des interprètes qui peuvent ennoblir notre patrimoine Français cette fois encore ! Cela fait chaud au coeur, devant tant de beauté et de couleurs… Paul Fort a écrit: “L’amour est le seul rêve qui ne se rêve pas.”… Nous l’avons réellement vécu avec vous, lors de cette merveilleuse émission… Au moment de la Saint-Valentin, merci pour ce vrai cadeau !

2 mMme J. Essel-Lagnier, le 26 février 2011 à 19:08 :

J’ai vécu un magnifique moment avec Sonia ATHERTON;dans quelle revue peut-on retrouver cette artiste ? vous en avez parlé; merci pour la réponse et merci pour vos magnifiques invités. Fidèlement à vous


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