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La bouleversante pudeur de Michel Rostain

Le 27 janvier 2011 à 10:33 par Olivier Bellamy

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J’ai retrouvé la même émotion en lisant Le Fils de Michel Rostain qu’avec Où on va papa de Jean-Louis Fournier. Le premier évoque avec pudeur et finesse la mort de son fils, le second racontait sa vie avec deux enfants handicapés. Dans les deux cas, l’humour, la tendresse et l’amour submergent et élèvent le lecteur, comme une belle et douloureuse musique.
Avec un sujet aussi particulier, indicible et insupportable, tous deux ont réussi à parvenir à l’universel. Leur passage dans Passion Classique est à marquer d’une pierre blanche.
Rien de plus à dire, il faut les lire.
Voici son programme :

Schubert : Sonate n° 5 (Michelangeli)
3 madeleines
Bach, Actus tragicus, Cantate BWV 106 Duetto “In deine Hände?” Garçon
soprano, Basse, Choeur, orchestre (6”10)
Mozart, La Flûte Enchantée, Opéra Trio N°19 Zarastro/Tamino/Pamina
(3′41)
Brel, La valse, Chanson (3′48)
5/6 classiques
Haydn, 7 dernières paroles du Christ, version piano Brautigam,
Sonata 5, (8′)
Brahms : Intermezzo op. 76 n° 7 (Kovacevich)
Wagner, La Walkyrie, Adieux de Wotan à sa fille, Acte III. “Leb’ wohl, du künes?” (Dietrich Fischer Dieskau, Rafael Kubelik, 1978 - Pathé
Marconi, C 069-02969 (10′)
2/3 mélodies d’amour
Zaïko Langa Langa (voir note1) Album Nipon benzai, Label Sonodisc CD 8444
Années 80
Schubert : Le Roi des Aulnes, archive privée Martine Josephine Thomas, soprano, Jean Martin Piano
Radiohead, OK Computer EMI 1997, Exit Music

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Il y a 7 commentaires pour cet article :

1 c. Holdrinet, le 27 janvier 2011 à 12:56 :

Il a beaucoup de classe, Michel Rostain.
Beaucoup de pudeur aussi et de générosité pour avoir écrit ce livre dans l’espoir de réconforter ceux qui ont vécu ce drame qu’est la mort de son enfant.
Son programme musical lui ressemble (de ce que l’on a pu entrevoir de sa personnalité au cours de l’émission).

Merci.

2 Julien, le 27 janvier 2011 à 14:33 :

Des paroles pudiques et simples:Essentielles.Une conversation portée par les plus beaux sentiments et les plus belles paroles pour les soutenir.Merci Olivier.

3 Dominique, le 27 janvier 2011 à 16:39 :

J.S. Bach comme “la rampe à laquelle on peut se tenir”… c’est un grand maître connaisseur des mots et de la musique qui s’est exprimé ainsi, avec l’émotion de l’indicible qu’est la perte d’un fils, d’un frère au plus beau moment de sa vie… Merci encore M. Bellamy, de nous avoir permis cette rencontre marquée d’une pierre blanche supplémentaire ; nous aurons bientôt à ce rythme un véritable mur universel de richesses, de chaleur, d’émotions, de vibrations profondément humaines… Merci du fond du coeur.

4 Anne-Marie, le 27 janvier 2011 à 18:41 :

Michel Rostain m’a profondément touchée. Ce long chemin de deuil qu’il nous transmet peut être d’une grande aide pour certains. J’ai, aussitot,fait écouter l’émission à une amie très proche qui vient de perdre son fils d’une “longue maladie” et elle s’est reconnue dans ce témoignage. La sensation de paix et d’espoir apportée par ce témoignage est précieuse. Encore merci Olivier pour ces êtres profonds que vous nous faites connaitre.

5 Livadiotti Roberto, le 27 janvier 2011 à 22:57 :

M.Rostain a été émouvant et enrichissant et son programme était intéressant,comme d’ailleurs celui de K.Pancol,ce soir.

6 M ROSTAIN, le 28 janvier 2011 à 15:47 :

je pense qu’après le décès d’un être très cher (notamment son enfant) la musique reste la seule ressource, et certainement la seule communication et aussi vous apporte les plus merveilleux souvenirs. merci de cette très belle soirée Monsieur ROSTAIN

7 Anne Duhem, le 23 juin 2011 à 12:50 :

Je viens donner mon avis très tard… je réécoute l’émission après avoir lu le livre de Michel Rostain. J’ai été à la fois très touchée et un peu perturbée par ce livre : cette capacité à prendre distance en faisant parler Lion, et en même temps ce deuil insupportable, cet amour infini d’un père (et d’une mère) pour le fils… ça m’a scotchée et je me suis sentie sans arrêt au bord du vertige. C’est extraordinaire aussi, cette attention, cette ouverture aux signes, aux autres… C’est beau, fort, original. C’est assez extraordinaire d’avoir pu traverser cette épreuve sans se briser.


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