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Annie Cordy, un grand bol de bonne humeur

Le 23 octobre 2010 à 00:59 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Annie Cordy sur Radio Classique

A l’heure où les humoristes sont devenus les censeurs modernes, Annie Cordy paraît décalée. Rendons-lui grâce pour sa générosité et sa gaieté. De refrain fantaisiste en comique “croupier”, elle n’aura eu de cesse de mettre le sourire aux lèvres à ses contemporains sans se prendre au sérieux. Elle a été la frangine, la copine, puis aujourd’hui la mamie rigolotte des Français. Elle aurait pu être une grande comédienne archi moliérisée et césarisée (sa prestation dans “Le Chat” de Pierre Granier-Deferre, aux côtés de Gabin et Signoret, est étonnante). Sacha Guitry, qui ne se trompait guère, lui avait prédit une carrière à la Réjane. Mais elle a préféré les revues, les galas, les fêtes populaires, qu’elle a toujours assumés avec un grand professionnalisme, en travaillant comme une ouvrière, pour distribuer de la joie.
Comme les plus grands artistes nés dans le music hall, elle passe du texte au chant, avec le plus grand naturel. Elle possède cette insouciance, cette gentillesse, qui semblent venir d’un autre monde. Et pourtant, elle a eu son lot de peines et de douleurs. Mais ne s’est jamais plainte de rien. Question de tenue, de rigueur, et de morale : “Ça ira mieux demain”.
Dans ce torrent d’anecdotes, de rires et de souvenirs, on a pu sentir passer quelques silences émouvants. Et des révélations de taille : Benjamino Gigli, le ténors des ténors, adorait la Nini Cordy ! Ça vous en bouche un coin, hein ? Et l’évocation de Luis Mariano, de Bourvil… Deux anges passent.
Et puis une phrase qui sonne clair : “la retraite, c’est ce qui annonce la défaite.” Entre les lycéens qui pensent déjà à prendre leur retraite à 60 ans (par une solidarité surréaliste avec une génération, qui a alourdi la dette pesant sur leurs épaules, à force de refuser de voir que le monde avait changé) et un petit de bout de femme de 82 ans, qui continue de se lever chaque matin, en ignorant les douleurs de l’arthrite, pour faire le guignol, qui est le plus jeune ? Comme disait John F. Kennedy : au lieu de te demander ce que ton pays peut faire pour toi, pense à ce que tu peux faire pour ton pays.
Voici son programme :
Annie Cordy : Hello Dolly
Madeleines
Sombreros et mantilles par RINA KETTY
TINO ROSSI : Petit Papa Noël
Le french cancan dans Gaîté Parisienne d’Offenbach
Et aussi
Benjamino Gigli : Le Bal masqué de Verdi
Bourvil : Le Petit Bal perdu
Rêve d’amour de Liszt par ARTUR RUBINSTEIN
GERSCHWIN joue Rhapsody in Blue :http://www.youtube.com/watch?v=1U40xBSz6Dc
Glenn Miller : In the Mood
*les mélodies d’amour : ” stranger in the nigth ” par SINATRA
Louis Armstrong : “c’est si bon”

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Il y a 34 commentaires pour cet article :

1 Marie-France, le 23 octobre 2010 à 08:40 :

Il est vrai que le choix musical d’Annie Cordy n’était pas trop “classique”, mais sa bonne humeur et celle d’Olivier Bellamy m’ont mis du baume au coeur. Leurs rires laissaient supposer qu’on ne devait pas s’ennuyer dans le studio de Radio Classique. Je je suis pas fan d’Annie Cordy chanteuse, mais j’ai écouté avec délice les anecdotes qu’elle a confiées à Olivier et ce fut une agréable émission.

2 marie d'alsace, le 23 octobre 2010 à 09:25 :

Il devient trop politique ce blog…et si on revenait à la musique, celle qui nous fait oublier que l’affrontement, la colère, l’intolérance et tous ces maux

3 barberino, le 23 octobre 2010 à 13:28 :

quel bon exemple de volonté et de courage

4 Camille Acristem, le 23 octobre 2010 à 15:33 :

Bonjour.

Je suis à la fois d’accord, à la fois pas, sur les remarques qui viennent d’être faites. Je suis d’accord de ce que Annie Cordy est une femme au grand coeur, elle le disait elle-même en répondant à la définition des ‘gens du nord’, donnée par Olivier Bellamy, à propos de l’affection et de la sociabilité en général. Oui, c’est une femme qui porte l’émotion au centre de l’arène, qui impose son populisme au sens noble, qui s’amuse de tout et que tout amuse. Et dans cette dimension, naturellement, de la simplicité. Elle n’a aucune humilité mais parce que son égocentrisme participe fondamentalement à sa philosophie de l’être utile, le prophète, le messager, le photophore qui vient distribuer la lumière au fond de la solitude, au fond de l’âme humaine (et c’est un témoignage de cette sensibilité originelle, pragmatique et naïve que le plaisir qu’ont les enfants, des quatre générations, à l’écouter). J’ai pris un grand plaisir à l’entendre rire, à l’entendre chanter, à bondir sur le « nous allons nous quitter » - « DEJA? » - « non, non, nous revenons après, une page de publicité ». Une humanité auguste et magnifique, une générosité abondante – cette femme est un coffre d’humanité. Je ne connais que peu sa musique mais les quelques ‘classiques’ que je connais d’elle sont effectivement des déités du panthéon francophone. Sinon ses chansons, tout le monde connaît son visage bon-enfant, de confiture « Bonne maman », son visage éternel et souriant, quelque âge dont il témoigne. Elle est la gaieté à tous ses états physiques.
Je ne suis pas d’accord cependant sur le courage : je ne dirais pas qu’elle n’en a pas, je me contenterais de dire qu’il est difficile, de la petitesse de ma connaissance de sa vie, si elle en dispose ou non. Le courage va avec une grande et haute imagination, c’est lui qui intervient quand, de quelque situation que ce soit, on parvient à se projeter vers une autre situation dans la volonté d’améliorer la première. Est courageux celui qui traverse une jungle, un désert, celui qui enterre deuil sur deuil dans sa tête et qui toujours avance. Quel courage ici? Elle a de la volonté, une féroce notion de l’effort, de la rigueur, et sans conteste, c’est une laborieuse qui a su subjuguer son talent par une discipline de fer. Mais du courage? Elle a eu l’essence et l’éducation qu’il fallait pour que la roue l’attrape et la dévore : elle le dit elle-même très joliment, elle n’a ‘pas le temps de voir le temps passer’. Ceci-dit, ce fut évidemment un moment de plaisir, de fraîcheur, d’humanisme, d’humanité, de paix, et de joie, de joie. Son rire! Ah, son rire… Merci encore, Olivier Bellamy, pour ce moment de joie.

5 Lily, le 23 octobre 2010 à 18:15 :

Camille a suivi les conseils de Catherine car je trouve que ce qu’il dit sur Annie Cordy est intéressant, brillamment raconté et très intelligemment analysé.

6 Noushin Dolatshahi, le 23 octobre 2010 à 19:21 :

comme Lili a dit Camille et Olivier ont brillamment exprimé et très intelligemment analysé cette dame merveilleuse. J’avoue que je souriais pendant toute l’heure a demi et chaque fois qu’un collègue passait, il me donnait un coup d’oeil bizarre:)

7 Samuel Rosenfeld, le 23 octobre 2010 à 19:35 :

Alors là Samuel Rosenfeld ne vous suit pas du tout… C’est la différence entre les petites gens et Samuel Rosenfeld. Les petites gens écoutent les émissions de Christian Morin (tourne la roue! tourne! disait le poète) et trouvent Tata Mayo formidable. Cela déprime Samuel Rosenfeld et le rend colère, mais alors colère, vous n’imaginez même pas. Recueillons-nous: “Tata Mayo, dans ta tête y’a des noix d’coco, si tu me donnes des ananas moi je te donne du cacao!”. Samuel Rosenfeld est au bord de la crise d’apoplexie. Il avait évité cette funeste émission mais en préparant une gargantuesque et mangecloutesque mangerie géante (fête des 6 ans de la petite demoiselle Juliette Rosenfeld demain), Samuel Rosenfeld est tombé sur la mère yayo lors de la r’diff. Il est colère et se met en grève de préparation de mangaille.

8 Noushin Dolatshahi, le 23 octobre 2010 à 19:41 :

Votre commentaire m’a fait bien rire Samuel:)

9 Samuel Rosenfeld, le 23 octobre 2010 à 20:53 :

Il faut bien dire que Samuel Rosenfeld est très drole.

10 Françoise (40), le 23 octobre 2010 à 22:14 :

Olivier, vous nous avez servi, une fois encore, un excellent commentaire.
S’il est vrai que les chansons d’Annie Cordy n’ont rien d’exceptionnel (au fait, qu’ont donc la plupart de celles que nous entendons actuellement ?), au moins elles ont eu le mérite de nous faire rire, de nous mettre de bonne humeur. Elle a parlé des émissions de variétés que nous offraient les “Carpentier”. Nous les attendions avec impatience. Il est vrai qu’à l’époque, je n’étais qu’une gamine… Probablement, sûrement même, que la même chose maintenant ne m’amuserait pas !
Quant à la comparaison que vous faites Olivier entre « les lycéens qui pensent déjà à prendre leur retraite à 60 ans et un petit de bout de femme de 82 ans, qui continue de se lever chaque matin, en ignorant les douleurs de l’arthrite, pour faire le guignol, qui est le plus jeune ? ». Bien sûr que John F. Kennedy avait raison. Mais là ce n’est même plus une question d’être le plus jeune ou pas. C’est qu’à en croire certains - beaucoup trop - le « travail » vient en tout dernier plan. Ce n’est certes pas ce que nous ont enseigné nos parents, grands-parents, … et même les enseignants qui, à notre époque, ne seraient jamais aller brailler dans la rue. Quand je me rappelle ce professeur qui un vendredi matin, devant toute la classe, m’a dit quelque chose comme « vous ne devez pas vous regarder dans les vitrines des magasins comme dans un miroir, Mademoiselle ! ». Alors, quand j’ai vu à la TV des enseignants se joindre aux grévistes, bloquant une économie déjà plus que fragile, hurlant leur haine … ma colère aurait pu me faire crier encore plus fort qu’eux.
Zut, je vais un peu trop loin.
Revenons à Annie Cordy. Dommage, quand même, qu’elle n’ait pas choisi plus de musique classique ; même si ce qu’elle nous a permis d’entendre n’était pas désagréable.
La semaine avait fort bien commencé avec H. Grimaud. Dans un tout autre registre, elle s’est bien terminée avec une Annie Cordy toujours aussi gaie et rigolote.
C’est aussi cela qu’on aime, la variété de personnalités que nous fait découvrir Olivier.
Bon dimanche à tous.

11 Françoise (40), le 23 octobre 2010 à 22:28 :

… jamais allés.
Si le prof dont je parlais avait vu cela !

12 Eliane, le 23 octobre 2010 à 23:00 :

Je n’ai pas le brio d’un Samuel Rosenfeld, il est unique en son genre, inimitable,c’est certain, toutefois…… après un amour commun pour l’Andantino de la D 959 de Schubert, je le rejoins totalement dans le contenu de son commentaire. J’ose le dire, je ne supporte pas Tata Mayo, cela m’horripile , je n’ai pu aller jusqu’au bout de l’émission malgré la gaieté ambiante me demandant si j’étais bien sur la planète musicale, désolée pour mes petits camarades, mais, une nouvelle fois je ne partage pas la quasi unanimité, je n’ai pas ressenti de fraîcheur, de plaisir mais de l’agacement. Les désaccords entre intervenants participent à la richesse du blog comme la diversité des invités.

13 Samuel Rosenfeld, le 23 octobre 2010 à 23:25 :

Eliane, Ô grande prêtresse de l’Eglise Nouvelle, Samuel Rosenfeld se doutait bien que vous auriez vu juste.

14 Camille Acristem, le 24 octobre 2010 à 06:16 :

Et bien, je ne cherche pas la polémique mais je m’étonne beaucoup de ce que soit affirmé le juste et le faux (manque de justesse) dans des vérités aussi ‘absolues’ (ironie) que celle d’une émotion, d’une intuition. Ceci-dit, il est vrai que si l’on cherche la caractérisation un peu péjorative, Annie Cordy est ce que l’on pourrait appeler “niaise”, un peu naïve, un peu puérile, un peu simplette. Petite fille à la masse qui n’a jamais quitté le monde de l’enfance. Oui. Et? Je ne crois pas que cela rende les avis précédents faux, ou ‘manquants de justesse’. Surtout quand il s’agit de ressentir… Pourquoi une telle tendance à la normalisation? On voudrait finir snob, ici? Ah ah.

15 catherine Dubreuil dessinatrice, le 24 octobre 2010 à 11:51 :

c’est incroyable ce que les vieux d’avant sont plus jeunes que les jeunes de maintenant et attentifs à l’autre et gentils et vivants , certes Nini n’est pas boulez ni sophie calle…mais j’aimerais bien avoir son “courage” à son âge et après, puisque nous allons tous vivre centenaires à ce qu’il parait; vous verrez quand vous aurez de l’ athrite déjà quand j’ai mal à un genou je trouve ça courageux de prendre le métro! …et je n’en suis même pas à la moitié du parcours!!!(Camille, personnellement ,je pense pas qu’il y ait de “petits” et de GRAND courage, mais une “attitude” envers la vie : debout et se retroussant les manches, je vous livre cette citation que j’adore (d’ailleurs est-ce-que quelqu’un en connaît l’auteur? ça me ferait plaisir de “rendre à César” “Nous pouvons porter peu de choses, à peine une couronne de papier dorée : à la première épine nous crions à l’aide et nous tremblons”
Pour en revenir à la Nini, quelqu’un qui a approché et été l’ami de Mon Bourvil que j’aime , et auquel je ne peux pas penser sans une petite larme, …et ben je suis contente de l’entendre , certes Eliane ça n’avait pas grand chose à voir avec un épisode de “Passion Classique” …classique…mais une fois n’est pas coutume, le Music Hall” c’est de la Musique aussi, avec plein de musiciens et d’artistes merveilleux.

16 Elise F., le 24 octobre 2010 à 13:00 :

Merci Eliane pour votre mise en bouche avec Gabriela Montero. C’est sûr, j’imagine mal Annie Cordy écoutant dans son salon l’andantino 959 de Schubert qui vous est si cher, Eliane, et qui me touche beaucoup également.
Je rejoins l’avis de Camille Acristen concernant la toujours pétillante Annie Cordy. Elle ne fait pas preuve de courage, (et proche de moi j’ai des exemples de vrai courage) la scène c’est toute sa vie, elle veut toujours être dans l’action ; on dirait qu’elle a besoin de s’étourdir en permanence et je crois que c’est pour cette raison qu’elle ne s’intéresse pas à la musique classique qui, en ce qui concerne, peut me mettre en joie mais aussi dans un état d’émotion intense et de tristesse.
Françoise, vous parlez d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Ado, j’avais un professeur qui poussait sa perversité à marauder dans les rues du centre ville entre 18 et 19h à la recherche d’un de ses éventuels élèves en train de flirter ou de « traîner » ses mots. Au cours suivant, en rendant une copie ou lors d’un oral, à la moindre lacune, il ne manquait pas d’humilier, dans un silence de mort, devant plus de 30 élèves (déjà) le « fauteur » et aucun parent ne venait se plaindre ….
Camille, cher enfant, vous êtes très brillant et j’aime vos échanges avec notre grand Samuel grand pas seulement par son savoir mais aussi par sa taille (+1,95m). Vous voyez, comme vous le dites, nous sommes un peu une communauté, je crois très sympathique et nous sommes presque prêts à rejoindre celle de Samuel Rosenfeld.
Cher Samuel, apprenez à vous maîtriser ; par votre faute la jolie petite demoiselle Juliette n’aura que du pain sec pour ses 6 ans comme au temps de vos achats compulsifs de cd et qu’avec sa petite sœur Cassandre, elles furent obligées de mendier du côté des portes de l’Eglise Nouvelle…..Heureusement Catherine 2D lui a envoyé quelques bonbons caramels.
Erica est absente momentanément, Momo est de retour, manque plus que l’ humour et les grandes connaissances musicales d’ Alain F.
Ah ! Hier soir j’étais à un concert Chopin interprété par Jean-Philippe Collard. Pendant tout son récital, il fut accompagné, malgré lui, et nous spectateurs, par un octuor à cordes vocales bronchiteuses. Huit, je les ai comptés, les tonalités étaient différentes parmi plus de 1000 personnes qui ont perturbé l’ambiance recueillie et attentive. Je suggère que l’on donne à l’entrée, et à tout le monde, une cuillerée à soupe de sirop antitussif. Mais que dis-je les sirops ne sont plus remboursés par la Sécurité Sociale donc jugés peu efficaces ???
Bon dimanche à tous.

17 catherine Dubreuil dessinatrice, le 24 octobre 2010 à 14:06 :

Si elle écoute Schubert! qu’est ce que vous en savez… chère Elise! c’est dingue!… quand au courage je persiste, comme faisait Alain : remettons-en nous au Dictionnaire:
courage, nom masculin
Sens 1 Fermeté, force morale face aux épreuves, au danger et à la souffrance. Synonyme bravoure
Sens 2 Ardeur, énergie, zèle. Ex Ils travaillaient sans relâche et faisaient preuve d’un grand courage. Synonyme énergie
pour travailler parfois avec les SP de la Brigade Paris, ce sont plus souvent des gens qui aiment rigoler ! cela cache plutôt une sensibilité plus forte que la moyenne et qui ne s’étale pas, par pudeur, et je remets le lien sur mon grand-père comme témoin à charge : il aimait beaucoup rigoler! tout le monde a des exemples de Courage autour de lui puisque cela pourrait être tout simplement la différence entre le droit et le devoir , il n’y en a pas de “vrai” ou “faux” puisque le faux n’en est pas par définition. Désolée pour mes réactions épidermiques , peut-être vous ai-je mal comprise….c’est l’émotion et la Musique ……..les gens qui toussent devraient donner leurs places aux pâtissiers ça équilibrerait le public.
http://saintremy.pagesperso-orange.fr/lesservices.htm

18 Elise F., le 24 octobre 2010 à 15:32 :

Catherine, j’adore vos démarrages au quart de tour. Si la grande Nini la Chance écoutait Schubert ou mon chéri J.Kaufmann ou autre, je suppose qu’à une émission de musique classique, elle nous aurait concocté un autre programme !…D’ailleurs elle l’a bien dit qu’elle n’était pas très musique classique.
Le courage c’est aussi la veuve avec 3 enfants, qui fait des ménages la nuit pour 1200€, repasse le jour le linge d’une association de quartier et qui cultive ses légumes dans un jardin ouvrier pour améliorer l’ordinaire. .. J’avais déjà lu le passé de votre grand-père héroïque, votre grand-mère, mais nous sommes de la même génération et mes grands-pères ont vécu aussi des choses dures en 14-18 mais moins tragiques que vos grands-parents (grand-père maternel orphelin de père part à la guerre à 18ans :après un an de tranchées et d’horreurs, éclats d’obus flanc droit extrait partiellement, bien sûr sans anesthésie, suivie d’une grande infection et le reste enlevé par une bonne sœur infirmière en faisant le pansement. Le trou laissé m’a toujours impressionné petite fille puis en 1940 réquisitionné dans une poudrerie à canon (pas dangereux du tout). Grand père paternel,que je n’ai pas connu, dénoncé, pour sauver sa France, pour avoir aidé des parachutistes anglais ….. ce qui n’empêche pas qu’ils aimaient rire, avaient beaucoup d’humour et adoraient la musique. Je suis d’accord avec vous, çà c’est de courage avec un C majuscule.

19 catherine Dubreuil dessinatrice, le 24 octobre 2010 à 17:04 :

et oui Eliane, mais permettez moi de penser quand même qu’elle écoute Schubert…c’est mon coté “naïf”…et enfant, je pense qu’elle ne connaissait pas l’émission, est-ce-qu’on peut l’écouter en Belgique? Je pense qu’Olivier avait envie de l’entendre parler de Mariano, qui était , à ce qu’on dit un type adorable-en tous cas moi j’aurais bien aimé faire partie de la troupe , ça ne devait pas être triste…

20 catherine Dubreuil dessinatrice, le 24 octobre 2010 à 17:05 :

Et Voui..ElISE! (…ça c’est mon coté disleksique!)

21 Samuel Rosenfeld, le 24 octobre 2010 à 20:50 :

Elise F., n’ayez crainte, la petite demoiselle Juliette Rosenfeld a eu une très belle fête. Quant à votre connaissance sur Samuel Rosenfeld et Sa vie, vous êtes digne d’écrire la nécrologie de Samuel Rosenfeld si celui-çi venait à décèder, ce qui n’est pas à souhaiter pour le monde, qui serait alors comme un bateau la nuit sans son phare.

22 Camille Acristem, le 24 octobre 2010 à 22:25 :

Autrement dit, libre… * private joke *

23 Evelyne, le 25 octobre 2010 à 18:32 :

Mon avis sur Annie Cordy - Je l’aime bien Annie Cordy, mais je ne suis pas d’accord avec elle. Nous aussi en 1968 nous allions défiler dans les rues, nous aussi on disait que nous étions paresseux .. Alors que, personnellement, pour arrondir ma maigre paye, je travaillais le soir comme dactylo et était payée à la page …
Logée dans un hôtel sordide, etc… Notre combat n’était pas le même - C’était plutôt idéologique.
Les jeunes d’aujourd’hui n’ont aucun avenir devant eux - Pourquoi obtenir des diplômes si c’est pour grossir les rangs des demandeurs d’emploi ?
Dans leur famille, ils ont certainement des personnes elles aussi touchées par ce gros problème -
Nous, notre rêve était de partir de chez nous, eux ne le peuvent même pas. Ils ne se battent pas pour leur retraite, mais celle de leurs parents.. pas compliqué de penser que plus les anciens travailleront, moins ils pourront accéder à l’emploi.
Le matin, mon mari retraité a tous les jours son journal dans sa boîte aux lettres, livré par un jeune qui se lève à trois heures du matin pour assurer cette prestation -
Non, les jeunes ne sont pas des molassons, ils ont des idées, ils ne demandent qu’à vivre décemment
Annie raisonne comme ma mère qui me dit depuis toujours ” vous n’avez pas connu la guerre”-
J’ai 63 ans et peut vous dire que des vieux schnocks qui ont connu la guerre, j’en connais pas mal. L’humour, le travail, le courage n’ont pas d’âge .
Très cordialement -

24 Camille Acristem, le 25 octobre 2010 à 23:00 :

Ouf!
J’ai lu un type qui écrivait dans un livre en substance ceci : “Les jeunes ne respectent plus leurs parents, sont paresseux, sont insolents, ils n’aiment pas leurs pays tant ils sont nihilistes par excès d’égoïsme”. Il me semble que c’est dans la République. Le type, on l’appelle Platon.
* Private Joke *
A ceux qui tiennent ce discours : vous êtes ‘les jeunes’ d’une génération qui vous a précédé. Et en fait, ça s’appelle assez sottement “l’évolution”.
Maintenant, je fuis les polémiques, je fuis tout débat social et/ou politique tant c’est trivial et ennuyeux (tout ce qui est sérieux et nécessaire est morose). Je trouvais juste incroyablement rassurante la remarque d’Evelyne, tant je commençais à être déprimé, entre vos remarques sur les noirs, le système scolaire et la culture, et vos remarques sur la jeunesse. Ouf!
Je file (à l’anglaise).

25 catherine Dubreuil dessinatrice, le 25 octobre 2010 à 23:49 :

Y’en a marre de toutes ces discusssions , revenons à la mMusique : voici un message du Blog pour Alain F , que nous espèrons simplement en croisière sur le Nil avec Madame F
http://www.youtube.com/watch?v=pjPjPgl0CXo&feature=related
pour mai 68 je pense la mème chose que Romain Gary

26 Samuel Rosenfeld, le 26 octobre 2010 à 15:21 :

Samuel Rosenfeld vous laisse une semaine, il fuit en son bunker de la côte d’opale.

27 marie d'alsace, le 26 octobre 2010 à 17:24 :

je suis d’accord avec Evelyne et Camille surtout sur les grincheux schnocks qui rabâchent et j’habite en Alsace où il y en a pas mal au m² mais je suis aussi d’accord avec Catherine, revenons à la musique

28 Eliane, le 26 octobre 2010 à 17:39 :

Génial le lien Catherine!!
Excellente pioche

29 E rica Roche, le 26 octobre 2010 à 18:56 :

Bonjour à tous depuis Albion - je pense bien à vous même si j’ai filé à l’anglaise. Le débat sur l’immigration et l’intégration était intéressant mais c’est déjà le deuxième qu’on a eu en peu de temps -je crois que Camille a raison et qu’on a fini de faire le tour de la question maintenant…..je ne peux pas parler des émissions - je les écouterai au retour. Je vous embrasse et espère que notre Alain F écoutera l’appel de Catherine.

30 marie - alsace, le 26 octobre 2010 à 19:25 :

bref vive la musique, finalement

31 Christiane, le 27 octobre 2010 à 12:22 :

Merci de nous avoir permis de retrouver Annie Cordy dans toute sa fantaisie. Mon Père était machiniste à la Gaité Lyrique et l’Alhambra (l’ancienne !) et a “servi” plusieurs pièces où jouaient Annie Cordy, Bourvil et bien sûr Luis Mariano. Il m’a toujours parlé de vous, Madame, comme de quelqu’un qui respectait et aimait “le petit personnel”, comme Bourvil d’ailleurs… c’est sûrement cet amour des gens qui vous rend si sympathique à votre public. Avec respect.

32 Erica Roche, le 28 octobre 2010 à 13:06 :

je suis “en attente de modération” depuis le 26 -qu’est-ce qui se passe? Erica n’est pas Dan….

33 christine, le 30 octobre 2010 à 22:24 :

Bonne humeur communicative
en cette heure tristounette entre “chien et loup”
grâce à vous chère Annie
merci

34 Muriel, le 01 novembre 2010 à 14:47 :

Que dire…si ce n’est MERCI, pour cette joie et générosité qui m’a ramenée 30 ans en arrière, lorsque l’on m’a offert une cassette de Madame Anne Cordy, ma toute première cassette ! Après avoir écouté votre émission sur le site internet, je me suis précipitée réécouter les titres de cette cassette, autant dire mes “premiers tubes” de la hauteur de mes sept ans. La journée était plus que triste, mon chat s’étant fait attrapé par un chien (double opération…patin couffin)…Alors, que dire, si ce n’est MERCI de m’avoir permis de rire et de sourire, de chanter et de danser au cours de cette journée assez terrible. Continuez à nous émouvoir RADIO CLASSIQUE, continuez à nous surprendre et à la jouer “décalée” …on vous aime ! N.B. : à quand un retour de votre fréquence en AVEYRON !!! Vous nous manquez, dans la France d’en bas, à la sortie du Massif Central…


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