Il a occupé des responsabilités importantes à la tête de centres dramatiques nationaux et a repris son bâton de pèlerin sous l’égide des Tréteaux de France pour porter la bonne parole de Molière, sous l’habit du brave Monsieur Jourdain, dans tous les bleds de l’hexagone. Si le verbe est fatigué par les luttes, la passion est intacte et brille dans son oeil. Ce Lyonnais amoureux de Marseille - ce fut sa première parole en me voyant : “Il paraît que vous êtes marseillais !” - reste un amoureux des grands textes et un défenseur infatigable des auteurs qu’une intelligentsia a rangé un peu trop tôt au placard (Audiberti, Obaldia…). Lire l’article en entier
Tags : Marcel Maréchal
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C’est une jeune fille charmante, intelligente et fine qui est arrivée dans nos studios en jeans et baskets, à deux jours de sa première (L’Amant de Pinter au théâtre Marigny). Rappelons que c’est Delphine Seyrig qui a découvert cet auteur de génie, prix Nobel de littérature. Comme le dit si bien Jean-Pierre Marielle, Harold Pinter a changé l’histoire du théâtre comme Miles Davis a changé l’histoire du jazz.
Son programme était celui d’un amateur éclairé, qui nourrit un enthousiasme authentique pour les musiques qu’elle aime. Lire l’article en entier
Tags : Léa Drucker
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On a beaucoup parlé de l’oeil (acéré) et du palais (fin), voire de l’estomac (glouton) de Claude Chabrol, il ne faudrait pas oublier d’évoquer son oreille. Il connaissait la musique en profondeur et savait la faire partager comme on goûte un grand vin, les papilles en complicité. Tout ce qu’il en dit est juste, amusant, personnel, enthousiaste. Ses choix reflètent sa curiosité insatiable (Britten, Milhaud), son sens de l’humain (Chostakovitch, Mahler), et témoignent d’une passion pour la composition en tant que métier. La grâce tombée du ciel d’un Mozart ou d’un Schubert l’intéressent moins que de suivre, ébahi et hilare, le geste de l’artisan-compositeur et de comprendre, dans l’euphorie fraternelle d’un confrère alliée à la modestie de l’amateur, pourquoi il a choisi telle tonalité plutôt qu’une autre et opté pour une flûte au lieu d’un hautbois. Il est fasciné par le langage des sons comme on mettrait son nez dans la palette d’un peintre. Et d’applaudir qu’avec du rouge et du jaune, on puisse créer une ambiance orangée si caractéristique.
Il est aussi passionnant que lorsqu’il parle de cinéma, ce qui n’est pas peu dire.
Tags : claude chabrol
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Frank Dubosc remporte un très grand succès populaire, mais il ne fait pas l’unanimité auprès de l’intelligentsia. Personnellement, il me fait beaucoup plus rire que Stéphane Guillon. D’abord, il fait rire de lui, ce qui est, comme le disait Françoise Sagan, la forme la plus subtile et la plus rare de l’humour. L’auto-dérision n’est-ce pas la base de l’humour “supérieur” (l’humour anglais, l’humour juif…) ? Et puis, c’est un vrai gentil, Frank Dubosc, donc il laisse libre cours à la franche rigolade, passant d’un humour certes parfois un peu gras, mais toujours finement observé. Lire l’article en entier
Tags : Franck Dubosc
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Je connais Serge Moati depuis une quinzaine d’années. Pour sa société, Image et Compagnie, j’ai travaillé sur le magazine “Le Journal de la Création” (France 5) assurant la partie musique et danse du magazine. Un beau souvenir. Nous nous sommes revus cet été à La Marsa, en Tunisie, et, cette fois, il a accepté mon invitation, malgré des réticences.
Quand il est arrivé au studio, il a voulu qu’on prenne une bière au café du coin. Nous avons bavardé jusqu’à 17 h 58, en grignotant un peu de rillettes, au grand dam de mon assistante qui se demandait où nous étions passés et si nous ne nous étions pas volatilisés. Serge était inquiet : “Ne me demande rien sur Mozart ou Ravel. J’aime, mais je n’ai rien à en dire…” A 18 h 01, nous étions devant le micro et, deux minutes plus tard, transportés dans le monde mystérieux des ondes… Lire l’article en entier
Tags : Serge Moati
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1. C’est la troisième fois que Patricia Petibon nous rend visite dans Passion Classique. Cette fois-ci, elle a préféré venir en direct, c’est dire si elle s’y sent maintenant en confiance. Et puis, quand on a chanté Lulu (de Berg) à Genève, à Salzbourg, avant de le chanter à Barcelone, on n’a peur de rien.
2. Amélie Nothomb se fait prier, malgré nos demandes successives. Si elle donnait un peu du temps qu’elle prend à répondre à ses lecteurs pour nos auditeurs, ce ne serait pas plus mal. Que ses fans prennent patience, on y arrivera bien. Lire l’article en entier
Tags : Patricia Petibon, Stars du Classique
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Il a l’une des têtes les mieux faites (intérieur et extérieur) du piano d’aujourd’hui. Frank Braley a grandi tranquillement au sein d’une famille un peu bohème. Sa mère donnait des cours de piano et son père avait été le secrétaire du cinéaste Jean-Pierre Melville. C’est lui, à trois ans, qui a demandé à sa mère de lui apprendre le piano. Il a fait son bonhomme de chemin et s’est hissé, sans pression et sans hystérie, au sommet. Son 1er prix à l’unanimité au Concours Reine Elisabeth de Belgique a attiré l’attention sur lui en 1991, mais cela ne lui a pas donné la grosse tête.
Sûr de lui, conscient de sa valeur, Frank Braley ne joue pas les faux modestes, pas plus qu’il ne roule les mécaniques. Il sait ce qu’il veut et promène un regard intelligent, amusé et vif sur le monde qui l’entoure. Lire l’article en entier
Tags : Frank Braley
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La voix de Kathleen Ferrier (Kaf pour les intimes) touche et remue notre âme au plus profond. Lorsqu’il l’a entendue, le chef d’orchestre Bruno Walter a su qu’il tenait enfin “la” voix de contralto qu’il cherchait pour Le Chant de la Terre de Gustav Mahler. Dans son petit livre (78 pages), l’orthodontiste à la retraite Boris Terk explique tout ce qu’il y a dans ce timbre de spécial, d’unique, mais le mystère demeure. Tant mieux ! Il détaille aussi ses “défauts”, ce qui fait qu’on l’aime et ce qui nous la rend humaine. Lire l’article en entier
Tags : Boris Terk, Kathleen Ferrier
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Je viens juste de rentrer des obsèques d’Alain Corneau au Père Lachaise. On parlait musique et cinéma en marchant vers le tombeau : il aurait aimé. Très beau discours de François Cluzet, qui rappelait avec beaucoup d’humour le côté maniaque d’Alain et le côté bordélique des Trintignant (Nadine et Marie). Il a eu cette jolie phrase : on aime ce qui ne va pas chez l’autre. Jordi Savall a joué de la viole de gambe, et Baptiste Trottignon a improvisé du jazz sur un beau Steinway.
C’était beau ce départ en musique.
Les juifs ne partent pas en musique. C’est pourquoi Elie Wiesel n’a pas choisi de musique “pour son enterrement”. Lire l’article en entier
Tags : Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix
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Dieu sait si les chroniqueuses de mode des journaux féminins m’énervent, mais Sophie Fontanel (du magazine Elle) est différente. D’ailleurs, à en croire son blog, elle fuit les conversations futiles autour de la machine à café de sa rédaction et écrit ses articles chez elle en pyjama. Son histoire d’amour pour sa mère, que l’âge a rendu impotente, est l’un des plus beaux cadeaux radiophoniques dont on pouvait rêver pour cette rentrée. C’était sensible, intelligent, drôle. Tout ce qu’on aime ! Lire l’article en entier
Tags : Sophie Fontanel
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