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  Olivier Bellamy reçoit Jacques Malaterre sur Radio Classique

 1. Jacques Malaterre n’est pas connu du grand public, mais c’est un homme de passion. Originaire du Vaucluse, il a d’abord été éducateur d’enfants difficiles avant de réaliser de grands portraits d’artistes (Pina Bausch, René Char…). Son Odyssée de l’Espèce (France 3) a atteint des records d’audience. Malheureusement, son premier film de fiction, “Ao, le dernier Néandertal”, ne déplace pas les foules. C’est dommage car c’est un très beau film qui dégage une grande humanité. J’encourage vivement les lecteurs de ce blog à aller le voir, histoire de nous réconcilier avec l’homme préhistorique qui sommeille en nous. Lors de son passage dans Passion Classique, j’ai particulièrement aimé la manière dont il a parlé des Inuits : frapper à leur porte, c’est les insulter ; on entre chez eux, ils vous sourient et vous offrent ce qu’ils ont de meilleur. Lire l’article en entier

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Le “sixième sens” de Lang Lang

Le 30 septembre 2010 à 00:00 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Lang Lang sur Radio Classique

  1. Lorsqu’on parlait de Sigismond Thalberg (le grand rival de Franz Liszt), on évoquait sa “troisième main”, un effet surprenant qu’il obtenait en jouant des contre-chants avec ses deux pouces, au milieu du clavier. Lang Lang, dont les moyens sont phénoménaux, mais dont le goût et la culture ont parfois été en deçà de ce qu’on est en droit d’attendre d’un grand virtuose qui s’attaque à des chefs-d’oeuvre musicaux, parle de “sixième sens” à développer à propos de l’éducation musicale des enfants. Une jolie expression, heureuse et bienvenue. La musique apporte une dimension en plus, une sensibilité, un chemin vers la transcendance, qui est à la portée de tous, pour peu qu’on puisse y avoir accès. J’ai longtemps été assez critique avec Lang Lang qui me semblait manquer de maturité et de profondeur. “Les jeunes pianistes sont comme les pamplemousses, disait Horowitz, ils sont cueillis trop tôt ; il faut les laisser mûrir”. On n’est pas obligé d’aimer tout le monde, mais, au travers de certains enregistrements, Lang Lang m’a heureusement surpris. Lire l’article en entier

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Marina Vlady, vissi d’arte

Le 28 septembre 2010 à 10:48 par Olivier Bellamy

  Olivier Bellamy reçoit Marina Vlady sur Radio Classique

 Née Poliakoff dans la région parisienne, Marina Vlady est la fille d’un baryton et d’une danseuse. Une famille bohème et aristocrate de Russes blancs, épris d’art et de liberté. Ses trois soeurs, aujourd’hui disparues, étaient actrices. Elle a commencé à l’âge de dix ans devant une caméra après avoir été petit rat à l’Opéra de Paris.

Elle a tourné dans 80 films, reçu un prix d’interprétation à Cannes, joué au théâtre, chanté des mélodies populaires russes et des chansons écrites pour elle par le poète et musicien Vladimir Vissotsky, écrit des livres et des romans très émouvants. Une vie d’artiste et une vie d’amour marquée par les deuils : Vissotsky, le professeur Léon Schwarzenberg… Elle est aussi une femme de coeur et de convictions, marquée par les combats en faveur des plus faibles. Lire l’article en entier

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   Olivier Bellamy reçoit Carole Bouquet sur Radio Classique

  1. Carole Bouquet est un garçon manqué dans un corps de déesse. Une femme excessive, généreuse, débordante d’énergie sous des allures de vestale et un adolescent fragile, manquant d’assurance, épris de sentiments forts et vrais dissimulé derrière une éducation parfaite. Dès qu’elle entre dans une pièce, tous les regards se tournent vers elle, mais elle se fiche pas mal de son image. Elle aime rire, manger comme quatre, boire du bon vin et se coucher à pas d’heure, elle gardera toujours un port de reine et une classe folle. La nature en a décidé ainsi. Aussi à l’aise dans un palais que dans un boui-boui crasseux, avec des princesses (qui ont l’air de roturières à ses côtés) ou des pêcheurs siciliens, dont elle est prête à partager le quotidien demain s’il le faut. Elle a tourné pendant des semaines dans la Chine profonde, se lavant à l’eau froide, mangeant n’importe quoi, s’intéressant à tout, levée avant tout le monde, sans jamais se plaindre, alors que tous ses partenaires tombaient malades et rêvaient de retrouver leur confort. Lire l’article en entier

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Elias Sanbar, la voix d’un sage

Le 24 septembre 2010 à 11:36 par Olivier Bellamy

  Olivier Bellamy reçoit Elias Sanbar sur Radio Classique

Difficile d’évoquer le problème palestinien sans créer des polémiques, sans réveiller des blessures à vif, des paranoïas, des peurs, sans ajouter de la violence verbale à la violence tout court. Cette réconciliation qu’appelle Elias Sanbar de ses vœux est nécessaire pour la survie des deux peuples, des deux cultures. Il faut pour cela que les Palestiniens comprennent que la non-violence est une arme bien plus redoutable que la violence comme l’a montré Gandhi. Mais il faut aussi que les Israéliens considèrent les Palestiniens comme leurs égaux, et qu’ils comprennent que leurs voisins ont le droit de vivre sur la terre de leurs ancêtres. Et qu’ils peuvent être leurs meilleurs alliés dans le monde arabe. Lire l’article en entier

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  Olivier Bellamy reçoit Claude Lelouch sur Radio Classique

 Claude Lelouch est comme la France : on l’aime ou on le quitte. Rarement un réalisateur aura été autant brocardé. Certains diront qu’il l’a bien cherché. Comme notre Berlioz national, il est célébré à l’extérieur de nos frontières et régulièrement fustigé chez nous. Ils ont en commun un sens très aigu de la publicité et un penchant pour les grands sujets tentaculaires. Mais sait-on que Stanley Kubrick adorait son film “La Bonne Année” et qu’il l’avait fait découvrir à Tom Cruise au moment de “Eyes Wide Shut” ?

Avant l’émission, il est arrivé une demi-heure en avance, tout seul, à pied. Il voulait qu’on prenne un café ensemble et sans doute renifler un peu le type qui allait l’interviewer. Il savait que j’avais beaucoup aimé son film. On n’est pas là pour se faire engueuler non plus ! Nous sommes allés au bistrot du coin et une dame est venue le voir : “Merci pour vos films et surtout continuez longtemps à en faire.” Il y a peu de réalisateurs qui suscitent une sympathie populaire aussi forte du public. Lire l’article en entier

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   Olivier Bellamy reçoit Alain Decaux sur Radio Classique

  Un livre par an ! La bibliographie d’Alain Decaux est impressionnante. De l’Aiglon à Louis XVII, aucun des mystères de l’histoire n’a échappé à sa curiosité sans faille. C’est à croire qu’il a passé sa vie, tel Alexandre Dumas, la plume à la main, réservant ses moments de liberté pour apparaître à la télévision (Alain Decaux raconte) ou devant un micro (La Tribune de l’Histoire).

L’homme n’a pas changé : aigu, simple, concis et bienveillant. Son Dictionnaire amoureux d’Alexandre Dumas cache son érudition immense derrière une passion inentamée depuis l’âge de onze ans pour le grand écrivain français. Il donne une furieuse envie de se replonger dans Les Trois Mousquetaires ou Vingt Ans après.

C’est lui qui a “sauvé” le château de Monte-Cristo de l’appétit des promoteurs. C’est aussi lui qui a prononcé un fameux discours lors du transfert des cendres du grand Alexandre au Panthéon. Lire l’article en entier

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  Olivier Bellamy reçoit Alexandra Vandernoot sur Radio Classique

  “Encore une fille de”, vont dire certains. Peut-être, mais dans le cas d’Alexandra Vandernoot, l’histoire mérite d’être racontée. Elle est la fille de Duska Sifnios, la danseuse serbe pour qui Maurice Béjart a créé son fameux Boléro, interprété par la suite par Claude Bessy, Pietragalla, Sylvie Guillem, Jorge Donn, Patrick Dupont, Charles Jude, Jean-Yves Lhormeau et tant d’autres… Et son père n’était autre que le chef d’orchestre André Vandernoot, ancien directeur musical de l’Orchestre national de Belgique, chef titulaire du théâtre de La Monnaie et partenaire de Béjart au Ballet du XXe siècle. Enfant, Alexandra Vandernoot ne se sentait ni musicienne ni danseuse, alors elle est entrée au Conservatoire d’art dramatique de Bruxelles. Mais surtout, elle en voulait à la musique et à la danse de lui avoir “volé” ses parents. C’est avec André Delvaux, le plus grand réalisateur belge de son temps qu’elle a fait ses débuts devant la caméra. Au cinéma, on a pu la voir dans “Le dîner de cons”, “Le souper”, à la télévision dans la série “Highlanders” ou dans plusieurs sagas de l’été comme “Tramontane”. Lire l’article en entier

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Par Saint-Georges !

Le 18 septembre 2010 à 11:03 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Alain Guédé sur Radio Classique

 Fils d’une esclave noire et d’un aristocrate français, le chevalier de Saint-Georges est né en Guadeloupe où il est devenu un héros “national” depuis la publication du livre d’Alain Guédé, “Le Nègre des Lumières”. Fameux escrimeur élevé en métropole, membre des Mousquetaires du Roi, violoniste virtuose, compositeur de talent, directeur du Concert Spirituel, c’est un personnage tout à fait fascinant.

 Sur le plan musical et historique, Saint-Georges mérite d’avoir été tiré de l’oubli. En faire un porte-drapeau politique de l’égalité des races est dangereux : cela suppose qu’on accorde de l’importance au fait que certaines personnes proclament de manière stupide que certaines races puissent être inférieures à d’autres. Lire l’article en entier

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Olivier Bellamy reçoit Jean-Pierre Marielle sur Radio Classique

  Il y a les monuments que l’on respecte à distance (Michel Bouquet), les monuments que l’on évite (ne citons pas de noms) et les monuments qu’on aime. C’est à cette catégorie qu’appartient Jean-Pierre Marielle. Il avait tout (peu d’ambition et un côté décalé) pour se cantonner dans la catégorie des seconds rôles de légende dont Jean Carmet est l’archétype le plus récent et dont la riche histoire du cinéma français regorge, il est devenu une vedette sans que son ego ne change d’un iota. Il n’aimerait pas qu’on dise cela de lui, mais tant pis : Jean-Pierre Marielle a du génie, comme Michel Galabru, Michel Serrault ou Jean Rochefort. Il est de la race secrète des vrais artistes, un peu étranges, pas des acteurs avec trois accents circonflexes sur le “a”. Lire l’article en entier

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ombre