Le
31
août
2010
à
09:28 par
Olivier Bellamy
1. Qui mieux que notre petite Julie pouvait ouvrir cette nouvelle saison de Passion Classique ? Elle qui court les concerts et écoute notre station avec frénésie entre deux répétitions. Elle qui n’a pas été éduquée dans la musique classique, mais qui l’a découverte dans un paquet de lessive ou presque, à la faveur d’un cadeau promotionnel un soir de Noël, et qui ne l’a plus quittée. C’est en autodidacte qu’elle a peu à peu connu le grand répertoire, en partageant la vie du violoniste Laurent Korcia qu’elle a approfondi ses connaissances, et en dressant l’oreille qu’elle s’est forgé une culture.
Dans ce nouveau numéro de Passion Classique, une nouveauté : les mélodies d’amour. Ces musiques qui évoquent un choc, une rencontre ou un événement fort (mariage, naissance d’un enfant). A chacun de donner les siennes. Allez Alain, Samuel, Catherine, Erica, Eliane, Sandrine, Françoise, Roberto, Geneviève, Monique (pardon à ceux que j’oublie), à vous de jouer !
A propos, j’ai suivi pendant l’été vos débats passionnés et j’applaudis des deux mains au chiffre exceptionnel (digne des blogs de foot) de messages. Merci pour votre fidélité, mieux que les gardiens du temple, vous êtes les anges-gardiens, les Jimmy-Cricket de cette émission.
2. Ce soir, hommage à Alain Corneau, qui nous a quittés après avoir souffert d’un cancer au poumon. Il est venu deux fois dans Passion Classique. A chaque fois, j’ai été charmé par sa culture, sa curiosité et sa gentillesse. C’était un homme formidable et quel merveilleux réalisateur ! Toutes nos pensées vont à Nadine Trintignant, sa compagne, que le malheur frappe à nouveau.
Voici le programme de Julie Depardieu :
Brahms : Concerto n° 2 – 1er mvt (Nicholas Angelich / Paavo Järvi)
Madeleines
J. Strauss : Le Beau Danube bleu par Kleiber
Mozart : Don Giovanni, duo « La ci darem la mano » (Berganza, Raimondi, Maazel)
AC DC : TNT
Programme
Sibelius : Concerto pour violon – 3e mvt par Leonidas Kavakos
Verdi : Don Carlo : Duo Don Carlo et Rodrigo par Roberto Alagna, Thomas Hampson et A. Papano (version originale en français) /
Wagner : Le Crépuscule des Dieux – « Marche funèbre de Siegfried » (Jansons)
Mélodies d’amour
Offenbach : Orphée aux enfers – Duo des mouches (Naouri, Dessay)
Verdi : Trouvère, air de Manrico « Ah si, ben moi coll’essere » (Acte III) par Roberto Alagna
Barbara : A force de
Fin
Wagner : Parsifal, Prélude (Pierre Boulez)
Vieuxtemps : Concerto n° 5, finale (Jasha Heifetz)
Tags : Alain Corneau, julie depardieu
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Samuel Rosenfeld, le 01 septembre 2010 à 16:32 :
Samuel Rosenfeld se fendra d’un communiqué de son avocat mais qu’il soit d’ors et déjà établi que Samuel Rosenfeld est colère face à la nouvelle grille de Radio Classique! Adieu donc Denisa Kerchova, vous dont la voix enivrait Samuel Rosenfeld, vous dont la bonne humeur était si communicative… idem pour votre amour pour Dvorak. Bref, adieu femme cultivée et agréable. A la place, Samuel Rosenfeld devra subir Chritian Morin, les chroniques de Michel Leeb et Elodie Fondacci, toutes personnes certainement fort recommandables dans la vie privée mais dont l’inculture crasse en musique classique fait peine à entendre. Speakerines et speakerins, voilà ce que l’on réserve à l’auditeur de RC… C’est comme si Samuel Rosenfeld animait une émission agricole sur l’antenne de rodio weppes, radio rurale de son enfance, sous prétexte qu’il est déjà monté une fois sur une moissonneuse batteuse, sans cependant y entendre rien en tracteur et autres semailles. Franchement, Samuel Rosenfeld est tristesse. Vraiment. Son premier geste a été de se désolidariser du groupe Facebook de Radio Classique, et Il se demande réellement s’Il va continuer d’écouter Radio Classique. Samuel Rosenfeld avait plus ou moins laissé tomber la « radio d’en face », France Bidule quoi, car Il avait l’impression d’y écouter une cour de coqs précieux et ridicules, buvant du thé au micro, auriculaire levé, en dissertant entre soi de la force de pénétration transcosmique de Mixtur de Stockhausen ou en comparant quinze interprétations différentes de Clocks and Clouds, pour 12 voix de femmes et orchestre, de ce cher vieux Ligeti, koâ. Et bien tant pis, Samuel Rosenfeld va retourner parmi ces pauvres hères lamentables. « Il faut bien que la roue tourne » a dit un jour le philosophe Christian Morin. Si Radio Classique cherche à recruter pour rester dans le même ton, Samuel Rosenfeld leur conseille d’engager Benjamin Castaldi, Christophe Dechavanne et Vincent Lagaffe.
Alain, le 02 septembre 2010 à 00:54 :
Cher Olivier, que j’écoute assez régulièrement, j’ai mal apprécié la discussion de “privilégiés du monde musical” avec Julie Depardieu, fort attachante au demeurant. Mais cet univers des concerts et festivals n’est pas accessible, et vous le savez, à 95% des gens qui vous écoutent, soit par manque de disponibilité, mais surtout par impossibilité financière flagrante, les festivals étant devenus délirants au niveau prix trop souvent. Cependant, à notre humble niveau, nous faisons vivre pour autant ce monde musical, en étant mélomanes actifs, en animant des associations d’amateurs tout aussi pertinents sur cet univers. Eux n’ont jamais la parole, ne peuvent pas accéder aux représentations, sinon au prix de sacrifices financiers,et pourtant ils ont le coeur gros de musique, de rencontres, de partages, de critiques, de point de vues, etc… A quand une oreille pour eux, une longueur d’onde pour ces sans grades de la musique qui remplissent quand même les salles ? Avez-vous une ideé la dessus ? Merci de nous la faire partager. Sais-t’on jamais ! Bon vent, et tous solidaires pour la musique. Affaire à suivre. Merci.
Alain G, le 02 septembre 2010 à 18:03 :
Cher Olivier, dont je suis un assez fidèle auditeur, mon premier commentaire n’a pas été visiblement retenu. Aussi je récidive.
Malgré l’estime que je peux avoir pour la sympathique et intelligente Julie, votre discours entre initiés et privilégiés, passant d’un festival à l’autre, d’un concert à l’autre, etc, m’a particulièrement agacé. En effet, je le redis, sans doute 90% de vos auditeurs n’ont pas les moyens de satisfaire leur passion avec la même facilité, ni surtout la même aisance financière, voire l’entregent qui permet l’accès à des manifestations pratiquant des prix quasi hallucinants, très difficile à obtenir et à payer. Pourtant cette foultitude de passionnés fait vivre le monde musical tout autant que les “peoples”, par leur ferveur de mélomanes actifs, par leur responsabilités au sein d’associations musicales, par leur présence aux concerts et opéras au prix de sacrifices financiers difficiles et de démarches compliquées pour obtenir les places. Il y a là une foule de personnalités cultivées, critiques, enthousiastes, attachées à partager leur passion. Mais ces “sans-grades” de la musique ne sont pas écoutés. Pas d’antenne, pas d’oreilles !
Cher Olivier, et vos collègues, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse.
Affaire à suivre et vive la solidarité et le partage. Bon vent et merci pour votre écoute.
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