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L’ami Farré en a plein le do

Le 29 juin 2010 à 09:51 par Olivier Bellamy

 Jean-Paul Farré et Olivier Bellamy sur Radio Classique

Quel personnage ce Jean-Paul Farré ! Avec ses airs de professeur fou, de maniaque du rythme, de compulsif obsessionnel, il nous rappelle que l’humour comme la musique sont avant tout affaire de précision et de rigueur.

La musique, il a ça dans ses veines. Mais comme il est avant tout acteur de comédie (au sens noble et complet du terme), il mêle ses deux passions dans des spectacles hilarants et burlesques.

On peut parler musique pendant des heures avec Jean-Paul Farré, il connaît tout. Avant l’émission, il a réglé son programme très soigneusement avec Yann, entre deux anecdotes et trois mots d’esprit. Après, il a couru au théâtre (Petit Hébertot) pour travailler son piano. Eh oui, quand on fait rire avec la musique, il faut soi-même être irréprochable !

Voici son programme :

- morceau préféré: Requiem de Berlioz dirigé par Charles Munch- Dies Irae

- 3 madeleines: 1) La Moldau de Smetana (début)

            2) La Symphonie des Adieux de Haydn numéro 45 (fin)

            3) Piccolo Saxo et Compagnie ou la petite histoire d’un grand

orchestre de Jean Broussolle et André Popp , Récitant : François Périer (le

moment où le récitant dit “Sa majesté le piano”)

- autres morceaux: SIBELIUS valse lyrique pour piano dans intégrale Bis

vol.10, disc 3, plage 33

                 BEETHOVEN sonate pour violon et piano op.12 n2 en La M 1erh

mvt

                 REBEL Les éléments plage 1

                 BUXTEHUDE canzonetta pour orgue WV172 en Sol M par Olivier

Vernet

                  LAGOYA Jeux interdits à la guitare

                  WALDTEUFEL valse Amour et printemps arrangée par Paul

Méfano

                  MENDELSSOHN quatuor op.44 n3 3ème mvt par

l’Artis-Quartett

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Il y a 3 commentaires pour cet article :

1 Geneviève, le 29 juin 2010 à 17:54 :

Il court, il court le Farré, le Farré des mots mesdames, il court, il court le Farré, le Farré des mots jolis !
Quelle rencontre chaleureuse entre le doux et le lunaire, rencontre ponctuée d’éclats de rire…quel plaisir ! Nous ne savions plus qui était l’interviewer, qui était l’interviewé.Qu’elle fut agréable et riche cet…te conversation…Que j’ai aimé cette ambiance riante de repas entre amis, de” papotages” entre copains. Ils sont extrêmement rares ces moments de radio…où l’on découvre et/ou redécouvre encore et encore, où l’on se sent presque invité au même titre que la personnalité du jour !
Ce qui me réjouis le plus peut-être, c’est la fraîcheur intellectuelle de l’émission d’Olivier!
Cela sent bon l’art, la vie, la générosité, la simplicité et l’extrême érudition !
Douce journée à tout le monde! Geneviève

2 Elise F.(36), le 30 juin 2010 à 15:13 :

Je ne connaissais pas vraiment Jean-Paul Farré qui m’a toujours fait penser un peu à un “farfadet” (mot souvent employé en Berry).Lui aussi est un passionné et a su m’intéresser.
A Geneviève de Montpellier : vous êtes très poétique et qu’il est agréable de lire le bien parler avec en plus une pointe d’humour !Je n’en peux plus d’entendre continuellement, à la télé et à la radio, des “en même temps” non à propos et des phrases non achevées mais terminées par des “voilà” à foison.Qu’en pensez-vous,chère Geneviève,la musicienne, la mélomane et également la littéraire ?
Très belle journée et amicalement.

3 catherine Dubreuil dessinatrice, le 15 juillet 2010 à 20:15 :

“…et maintenant chers petis amis nous allons passer sur l’autre coté du disque….” ça c’est une mademeine, qui m’a fait revenir toutes les histoires sur 45 tours de mes dix ans…ha la la ….je vous le confirme Olivier, encore une fois vous avez vu juste : pour l’avoir comme voisin Faré (qui n’a pas épousé Melle Mila…dont nous aimerions aussi savoir ce qu’elle est devenue) est dans la rue comme sur la scène un personnage de bande dessinée, Pierre Richard aussi est aussi distrait que dans ses films : je l’ai vu une fois dans une cabine téléphonique : hallucinant : il faisait tomber son agenda, se cognait en se relevant envoyant le combiné et le fil du téléphone en houla houp autonome et constrictor qu’il aurait fallu 10 prises et 3 accessoiristes pour régler sur un plateau de tournage , totalement iréel, mais pour en revenir au sieur Jean-Paul et non rémi hélas! j’ai passé un super moment , simple, sympathique, instructif et bien agréable…La Moldeau c’est Ma mademeine aussi: de CM2!…et c’était drôle de vous entendre finir les phrases l’un de l’autre! Impossible de ne pas éclater de rire en imaginant un grand soliste arriver devant un piano fermé à clef …et autres fantaisies de l’imagination débridée du Jean Paul. Evocation de notre cher Maurice Baquet (voir my commentaire dans Choplin, ennervée par Choplin, mais émue par Bacquet qui faisait de la varape sur le mur fond de scène pendant les entractes de Mariano….Bref un Farré : on ne peut pas l’inventer: je l’avais vu une fois il s’était fait construire un piano et un tabouret immense et lui était minuscule assis devant : Alice au Pays des Merveilles , exactement!


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