Pour cet ancien résistant qui a connu les camps - où l’on découvre “le meilleur et le pire de l’homme” - la musique est une manière d’être “en soi” tout en étant “avec le monde”.
Cet émigré espagnol n’a pas choisi la la langue française, c’est elle qui l’a choisi. La langue espagnole, dit-il, devient folle parfois, alors que le français et sa syntaxe vous protègent du pathos.
Il préfère Schubert à Brahms et se souvient du jazz comme de la musique de la liberté.
Il compatit à la douleur des paysans palestiniens, mais reconnaît que le sionisme est la seule utopie du XXe siècle “qui a marché”.
Sur une île déserte, il emmènerait l’Ulysse de Joyce et ne pourrait se passer des Variations Goldberg de Bach. Un ange passe.
Voici son programme :
morceau classique préféré: MAHLER Kindertotenlieder n° 3 Kathleen Ferrier
madeleines: Rameau par l’Orchestre de Maurice Hewitt
Flamenco Nina de Los peines
Yves Montand :(les roses de Picardie
morceaux classiques: variation Goldberg Glenn Gould
nocturne de Chopin Brigitte Engerer
Quatuor n° 13 de Beethoven – 5e mvt Cavatine Alban Berg quartet
Schubert : Sonate D 664 – 1er mvt par Brendel
Miles Davis (morceau inspiré du Concerto d’Aranjuez)



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