Le
13
juin
2010
à
10:14 par
Olivier Bellamy
Ancienne harpe solo à l’Orchestre national de France et à l’Opéra de Paris, Catherine Michel s’est mise au service de la musique de son mari Michel Legrand. Ensemble ils réalisent des projets formidables qui les conduisent autour du monde. C’est une pure artiste qui aime avant tout partager la musique avec d’autres sans chercher à se mettre en avant. Son enthousiasme jamais en défaut est le secret de sa vie. Hier, sur la scène de l’Olympia, elle a joué divinement le mouvement lent du Concerto pour flûte et harpe de Mozart avec Vincent Lucas et l’Orchestre de Paris dirigé par Adrian Prabava. Ce fut un moment de grâce tout comme le premier mouvement du Concerto pour piano de Schumann par Nicholas Angelich, le finale du Concerto n° 1 de Paganini par la violoniste russe Alexandra Soumm et la rencontre historique entre Natalie Dessay et Michel Legrand dans des airs des Demoiselles de Rochefort et le fameux duo des Parapluies de Cherbourg : le “duo des pépins” comme l’appelle malicieusement le compositeur.
Mon seul regret : que le concert n’ait pu être diffusé pour que tous les auditeurs puissent en profiter, mais ce sera le cas dès l’année prochaine pour le Festival Radio Classique m’a-t-on promis.
Voici le programme de Catherine Michel :
Bernstein : West Side Story (par Catherine Michel et Michel Legrand – Naïve)
Madeleines
Marche militaire n° 1 de Schubert
Berceuse de Chopin
Tzigane de Ravel
Programme
Ravel : Daphnis par Celibidache
Berlioz : Symphonie fantastique
Ravel : Alborada del Gracioso par Alexandre Tharaud
Gottschalk : Banjo (par Michel Legrand)
Stravinsky : L’oiseau de feu par Gergiev
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Alain F, le 17 juin 2010 à 01:13 :
QUAND LE PRENOM S’ACCORDE AVEC LE NOM. L’émission avec Michel Legrand avait été un vrai régal tant la vivacité et l’humour de l’artiste m’avaient séduit. Michel Catherine, sa femme, m’a séduit tout autant avec ses anecdotes sur Bernstein et Celibidache : deux grands noms de la direction d’orchestre. Il est à remarquer qu’ils sont moins d’une dizaine dont les noms reviennent régulièrement à Passion Classique . Tous les enregistrements réalisés par Lenny avec l’orchestre National de France sont à rechercher tant l’orchestre est envoûté par le bouillant chef- on a plus l’habitude de l’écouter avec son New-York Philharmonic- La Fantastique (chez EMI) porte bien son nom sous sa direction ! Et les Ravel toujours avec le National sont enivrant et colorés à souhait. (Trop diront certains : bof !). Les répétitions d’orchestre par Sergiu Celibidache sont des documents rares d’un intérêt supérieur, le chef dégage un pouvoir mystique. Je n’ai aucune explication sur le fait que dans les orchestres la harpe est presque toujours entre les doigts d’une femme ? Je ne compte désormais plus les invités qui rêvent du magique bâton à la main droite ! Valéry Gergiev, avec sa tête de moujik dixit O.B, je l’ai approché pour justement une dédicace de son Oiseau de Feu. Je n’ai pas trouvé l’orchestre du Marinsky bien sympathique sauf une violoncelliste qui a décoché le seul sourire de la soirée ( d’autres aussi, ont eu la même impression) et le programme était complètement chamboulé sans avis : la 9ième de Bruckner remplacée par une Shéhérazade bien touristique. « Il n’y a pas besoin de chef, pas besoin de musique, besoin de rien ! Abandonnons tout et mettons-nous un anneau dans le nez comme les sauvages! Nous en avons fini de jouer une musique qui est contre nous, nous qui la faisons nous voulons la créer et la gérer. Il est interdit de diriger ! » .Les musiciens, dans Prova d’orchestra de Federico Fellini, 1979.
Erica Roche, le 17 juin 2010 à 18:20 :
Je vous livre mon dernier compte-rendu de juin, commandé par Alain, du récital donné hier soir par la mezzo Joyce DiDonato au Théâtre des Champs-Elysées. Tout d’abord, et comme nous étions bien en avance, nous sommes allés en pèlerinage à la Comédie des Champs-Elysées, qui se trouve dans le même bâtiment, pour admirer l’œuvre (peinture) de Catherine 2D qui se trouve dans le foyer, et qui représente la salle vue depuis la scène. Par-dessus le verre qui protège le tableau les numéros des sièges ont été écrits en blanc, ce qui fait un très joli plan de salle, et ça nous a fait une belle entrée en matière pour la soirée.
Quelle voix magnifique, puissante, colorée et chaude, et quelle femme belle, plantureuse et très sympathique cette Joyce DiDonato! Je pense que notre OB va craquer “grave” quand il va la recevoir dans quelques jours…Son programme, avec comme thème l’amour, était constitué d’airs italiens du 16ème au 20ème siècles. Il y avait évidemment du Rossini, du Leoncavallo etc., mais aussi des airs du “grand sourd” (eh oui en italien) que je ne connaissais pas du tout. Pour les grands connaisseurs que sont Alain, Roberto et Samuel, il s’agit de l’opus 82, N°s 1 2 et 3. Il y avait également des œuvres de compositeurs dont je n’avais jamais entendu parler - la liste est trop longue pour tous les citer, mais il y avait un certain Francesco Santoliquido que JDD appelle “Frankie Holy Water”! A la fin du concert, elle a fait un petit discours pour nous dire qu’elle savait que c’était très difficile d’avoir des places pour la voir dans “La donna di lago” et donc elle nous a chanté un sublime extrait. Je crois que même Samuel “pas de Rossini” Rosenberg aurait adoré. Je ne suis pas spécialiste, mais son décolleté avait également l’air parfaitement digne d’intérêt - jugez-en vous-mêmes : http://www.youtube.com/watch?v=SJcuqaelqwE&feature=related
Vous n’aurez plus de compte-rendu, Alain, avant septembre et mon petit voyage à Vienne et Salzburg. En principe, pas de musique pendant ce voyage. L’Opéra de Vienne n’est a priori plus aussi bien qu’avant mais c’est toujours aussi inabordable. Les concerts Mozart et J Strauss pour touristes ne m’intéressent pas, et je ne suis même pas sure d’aller m’incliner sur les tombeaux de nos célèbres compositeurs - pour moi c’est surtout un retour au pays de mes ancêtres que je n’ai jamais connus, et un beau voyage. D’ici-là, pas de concerts prévus mais on ne sait jamais…
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