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La profondeur de Vladimir Spivakov

Le 11 juin 2010 à 09:30 par Olivier Bellamy

Vladimir Spivakov et Olivier Bellamy sur Radio Classique

Vladimir Spivakov est un grand violoniste qui mène également une belle carrière de chef d’orchestre. Créateur des Virtuoses de Moscou, il dirige également l’Orchestre national de Russie et le Festival de Colmar. Artiste de la Paix à l’Unesco, il préside une fondation pour aider les enfants malades et les jeunes talents dans son pays.

Ses anecdotes sur la musique (Menuhin, Bernstein) reflètent une profondeur de vue qui passe malgré la barrière de la langue.

Juste avant l’émission, il est passé chez un luthier de la rue de Rome et a acheté un violoncelle pour un jeune lauréat de sa fondation. Et demain, au Champ de Mars, il dirigera non seulement Vadim Repin, mais également un hautboïste et un clarinettiste issus de cette même fondation.

Pendant l’émission, comme je n’avais plus d’eau dans mon verre, il s’est levé pour me verser la moitié du sien. C’était un geste tout simple, mais qui m’a “réchauffé le coeur à la manière d’un grand soleil”, comme le chantait Georges Brassens. C’est dans ces petites attentions que l’on se rend compte que les positions humanistes ne sont pas seulement de grands discours. Cela me rappelle un mot de Dominique Besnehard à propos d’une actrice que je ne citerai pas : “Ça défend les intermittents, mais ça ne t’offrirait pas un café !”

Voici le programme de Volodya Spivakov :

Chausson : par Vladimir Spivakov avec Hélène Mercier

Madeleines

Chopin : mazurka

Schumann : Carnaval

Tchaïkovski : Album des enfants (extrait)

Programme :

Verdi : Quatre Pièces sacrées (extrait)

Mahler : Symphonie n° 1 – 2e mvt (Bernstein)

Mozart : Concerto pour violon n° 3 – 2e mvt (Menuhin)

Rachmaninov : Danses symphoniques

Wagner : Wesendonck Lieder

Glenn Gould : Suite anglaise n° 2

Tchaïkovski : Concerto pour violon – 1er mvt – V. Spivakov

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Il y a 15 commentaires pour cet article :

1 Bernard, le 13 juin 2010 à 00:12 :

“La profondeur de Vladimir Spivakov”. C’est vrai.

2 Alain F, le 13 juin 2010 à 21:21 :

LA BELLE ÂME DU VIOLON. Vladimir Spivakov a donné pour Passion Classique le plus beau concerto pour « voix et cœur » qu’un auditeur mélomane puisse entendre. Comment ne pas être touché au plus profond de l’âme par cette voix que l’on ne peut imaginer autrement. L’artiste nous a ému tout au long de l’émission : son amour pour la musique nous a fait visiter le ciel avec ses anges. La sensibilité avec laquelle les russes parlent de leurs mères leur est propre. Tous les chemins (des musiciens) mènent rue de Rome ou dans les rues adjacentes. Tôt le matin je m’y suis promené : j’aurai pu, à l’époque, y croiser Stern, Milstein, Rostro, Menuhin et tant d’autres célébrités - l’heure matinale a ruiné mes espoirs ! Si vous avez envie de voir de belles, de très belles toiles de grands maîtres, la visite du musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg comblera votre amour pour la peinture. Magnifique ville, très colorée : la Venise du …il y a toujours une Venise dans tant de pays ! S’il m’arrivait à devoir convaincre un ami réticent à la musique, mon silence serait remplacé par l’écoute et la réécoute de Vladimir Spivakov.

3 Itié, le 14 juin 2010 à 10:42 :

L’approche de la musique chez les Russes entendus à Radio Classique ou au concert est toujours extrèmement sensible et simple . La musique est jouée , dirigée sans prétention . On comprend trés bien que toutes les couches sociles participent à cet amour : lorsqu’il arrive sur scène l’orchestre a déjà accordé ses instrument , les chef se présente et attaque l’oeuvre à jouer . Chez nous , on nous inflige les moments des violons qui s’accordent , le premier violon qui dirige le LA , et enfin le chef arrive ! J’aimerais arriver en retard au concert , juste pour éviter ce moment si pénible , à mon goût !

4 Itié, le 14 juin 2010 à 10:45 :

Que de fautes d’orthographe !
Pardon !

5 Erica Roche, le 14 juin 2010 à 17:15 :

Voici comme promis mon compte-rendu N°3 (Alain -qu’est-ce que je ne fais pas pour vous.) Il s’agit du concert “Génération Classique” qui figurait au programme du Festival Radio Classique hier. Pourquoi ce choix? Mon fils ne m’a pas encore fait l’honneur d’être grand-mère, donc exit le concert “famille”. Les “tubes” - bof. “Les Stars” avec Natalie Dessay - elle, j’adore, par contre je n’aime pas du tout Michel Legrand au risque de vous choquer - donc exit aussi. Par contre, l’idée de découvrir à la fois plusieurs jeunes talents, même sous forme d’extraits, m’avait séduite et après tout on n’entend que ça dans PC. Ca s’est passé à l’Olympia -” salle mythique” comme on dit - personnellement je l’ai trouvée un peu mitée, mais peu importe. Sur la scène, notre OB national faisait les présentations et bouchait les trous accompagnée de la toujours sublime Françoise Hardy, simple, élégante, charmante et tellement maigre…que j’en étais jalouse. Le premier instrumentaliste était Bertrand Chamayou dans du César Franck, Mendelssohn et Liszt. Déjà ce programme me plaisait, et l’interprétation aussi - d’une maturité très impressionnante pour quelqu’un d’aussi jeune, et si petit et fluet que parfois il se déplaçait sur son tabouret pour atteindre les extrémités du piano. La véritable découverte pour moi était le Quatuor Modigliani, encore dans du Mendelssohn, Haydn et Ravel. Ce sont 4 jeunes garçons très beaux et particulièrement doués qui forment un ensemble parfaitement homogène : à mon humble avis, on va beaucoup entendre parler d’eux. Ma déception c’était Gauthier Capuçon (Schumann, Fauré et la “Méditation” de Thaïs arrangée pour violoncelle). Certes, il avait cassé une corde - ce sont des choses qui arrivent- mais il m’a déçue par sa sonorité surtout. Je ne suis pas du tout connaisseuse mais je trouvais ça trop rauque et peu expressif et la” Méditation” en a besoin. Après, Alexandre Tharaud, que j’ai déjà eu l’occasion d’entendre en concert, a joué un peu (trop peu) de Chopin - j’ai donc eu l’occasion inouï de pouvoir faire la comparaison entre lui et Aldo dans le même genre de répertoire et à une semaine d’intervalle. Aldo, malgré son état de fatigue et son grand âge avait un jeu puissant, et Alexandre Tharaud jouait d’une façon délicate. C’était les vernis versus le T shirt -et j’ai beaucoup appréciée les 2, même si je reste une inconditionnelle de Pollini et sa sobriété. Pour finir le concert, la quintette de cuivres Magnifica a interprété quelques tubes comme “‘l’arrivée de la reine de Saba” de Haendel et des comédies musicales - c’était sympa. Une fois le concert terminé, et encouragée par mon mari, je suis allée derrière à la recherche d’OB (après tout c’est lui qui l’avait suggéré) avec Martha dans mon sac (la pauvre, je la fais beaucoup voyager) dans l’espoir de glaner une dédicace. OB était bien au rendez-vous, tel que je l’imaginais mais plus grand et entouré d’une pléiade d’admiratrices qui le couvraient de compliments qu’il écoutait d’une oreille distraite et un peu lasse me semblait-il. J’ai failli renoncer, mais là encore vivement encouragée par mon mari je me suis présentée et j’ai eu droit à un sourire radieux, à une chaleureuse poignée de mains, et nous avons pu discuter avec lui pendant une dizaine de minutes - c’était vraiment super - et Martha a eu une belle dédicace. Il m’a bien fait comprendre qu’il lisait tout le temps notre blog, et d’après ce qu’il m’en a dit c’est vrai! Il prévoit de prendre quelques jours de vacances, à mon avis bien mérités, donc si le blog n’est pas mis à jour, en voilà l’explication.

6 Alain F, le 14 juin 2010 à 20:14 :

Chère Erica, d’abord merci pour le reportage, c’est presque du live sans micro. Vous voilà prête pour demander une carte de journaliste. Ne pas apprécier un artiste ne doit choquer personne : c’est votre avis dicté par vos goûts. Comme pour les dessins de C2D, je suis frustré de ne pouvoir participer à ces manifestations artistiques. Je suis ravi que vous ayez pu rencontrer Olivier et obtenir une dédicace. J’ai eu la même faveur lors de la présentation de son livre à Toulouse. Nous lui souhaitons amicalement de très bonnes vacances sans lecture des bavardages ….et ça, c’est déjà du repos ! Amitiés.

7 Ulis le Burnold., le 14 juin 2010 à 21:34 :

Pourquoi n’invitez-vous pas le violoniste Alexandre Brussilovsky?

8 Livadiotti Roberto, le 16 juin 2010 à 08:42 :

Chère Erica,je ne suis pas allé au concert de radio classique,car comme Ulis,je n’aime pas assister à des concerts de morceaux de symphonies ou de concertos,je préfère les oeuvres complètes.Par contre,nous sommes allés au Théatre des Champs-Elysées pour “Don Giovanni” de Mozart et nous allons ce soir à la Salle Pleyel pour la 9e symphonie de Beethoven.Salutations.

9 Itié, le 16 juin 2010 à 09:12 :

Entièrement d’accord avec R. Livadiotti au sujet des extraits d’oeuvres . Mais c’est , hélas la politique de Radio Classique !

10 Livadiotti Roberto, le 17 juin 2010 à 08:20 :

Oui,Itié et le plus ridicule,c’est lorsqu’ils diffusent “le tout début” du poème symphonique “Ainsi parlait Zarathoustra” de Richard Strauss,c.a.d.les 2 premières minutes qu’on entend dans le film de Kubrick.A la radio,je veux bien admettre qu’ils mettent des extraits pour initier les gens,mais pas dans un concert.Par contre,dans les émissions du soir,(F.Drésel et L.Mézan)on entend des oeuvres complètes.

11 marie-alsace, le 13 juillet 2011 à 18:04 :

« La profondeur de Vladimir Spivakov »….Je n’ai pas écouté l’émission, mais….. Au festival de Colmar, où je n’avais pas laissé trainer mes oreilles depuis quelques temps, V.Spivakov offre des programmes musicaux « gourmands ». Le programme et les solistes sont attrayants. Bref…. Cette année, je suis allée à trois concerts. Marek Janowski, l’orchestre de la Radio de Berlin, un délice, une pureté, une joie de jouer, c’était superbe. Les deux autres concerts, c’était avec V.Spivakov et son NPR…et là, ce n’était pas ça. Le concerto pour violon de Sibelius et l’errance d’une jeune soliste avec un orchestre en perdition, le concerto pour 2 pianos de Poulenc (LORTIE/MERCIER) et des couacs et couics pour l’orchestre, bref un répertoire pas travaillé. C’est dommage, je me faisais une telle joie d’écouter ces œuvres ….. L’autre concert, Prokofiev (extraits de Romeo et Juliette et concerto n°1 pour violon avec Akiko Suwanai…..incroyable soliste, talentueuse..), fut plus maitrisé mais la « symphonie du nouveau monde » de Dvořák fut un peu massacrée !!!! J’avais pourtant gardé de bons souvenirs des concerts de V.Spivakov au Festival de Colmar mais cette année ne semble pas être, à mon sens, un grand cru, pour l’orchestre et son chef. Dommage pour le public et les solistes, j’ai une pensée pour Fredériecke Saeijs qui n’a pas dû garder un agréable souvenir de sa soirée à Colmar.. Bref, l’année prochaine, il faudrait être plus « gourmet » Mr Spivakov…….Désolée pour ce commentaire, un tantinet critique !!!!!!

12 Geneviève, le 14 juillet 2011 à 08:06 :

La danse folle en noir et blanc ou concert d’Evgeny Kissin.du 13 juillet.
Dans mon quartier, dès l’aube, les hirondelles s’adonnent à un ballet étrange sur sonate lisztienne ou Ricordanza. Les ailes fendent l’air et glissent puis s’effleurent, se tutoient, se croisent pour mieux se délier, semblent enfin se poser …mais s’élancent à nouveau en de folles volutes pour piquer droit vers un imaginaire point, tendresse avec douceur une phrase, une rime, se redressent et repartent, doublecrochant les trilles et s’envolent enfin le bec pointant le ciel sous un tonnerre assourdissant d’applaudissements !!!
Les yeux humides d’un incommensurable bonheur, en vous résonne à l’infini et à jamais l’âme d’un piano, du pianiste…

13 Geneviève, le 14 juillet 2011 à 08:15 :

PS: Dans l’opéra encore vide, il s’échauffait avant le concert.Par une porte entrouverte je me suis faufilée et me suis retrouvée face au pianiste, souriant, moi figée…Nous sommes restés quelques minutes tous les deux dans ce grand opéra, seuls. Il jouait, il jouait…une larme a roulé…Geneviève qui a crû un instant que la foudre de Zeus allait s’abattre sur elle…

14 Renny, le 14 juillet 2011 à 13:30 :

J’ai atterri avant-hier à Paris, en compagnie de ma “grande demoiselle”, qui se réenvolait aussitôt pour aller se glisser en kayak dans les fjords de Norvège. J’étais chez elle, en Australie, depuis le 18 juin, où elle m’avait appelé au secours pour l’aider à rénover sa nouvelle maison avant le gros de l’hiver austral (dans les Blue Mountains, il peut neiger). Mission accomplie.
De retour dans la maison du Sud, ma bonne amie, qui souvent se penche par-dessus mon épaule pour partager la lecture du blog, m’a désigné l’ordi: “Je crois que tu trouveras matière à écrire un billet avant de repartir”.
Oui, certes, il y a matière.
La plus chagrinante: Claudelette, Méliane, vous êtes en deuil, je vous adresse mes pensées amicales. (Mère, joli fétu de paille dorée, tu ploies maintenant, toujours avec grâce, sous le grand âge, mais vaillamment et le regard clair, tu résistes toujours; s’il te plaît, demeure-nous longtemps encore). Je comprends votre peine, prière (à tous les dieux de la vie) qu’elle s’amenuise et laisse place au doux souvenir. Musique, console-les.
Aura-t-on des nouvelles de Domino?
La plus réjouissante: apparition (ou réapparition?) d’une merveilleuse blogueuse, celle qui, aujourd’hui même, fait jaillir des doigts de Kissin, mots et musique, tout un ballet rêveur d’oiseaux de printemps et d’été.
Dans le pays de mon enfance, hirondelles et libellules partageaient le léger et suranné surnom de “demoiselles”…
Je me pose une quinzaine de jours et puis pfuitt! à nouveau…vers le pays de mon enfance.
Cinule, nouvelle(?)- et charmante - contributrice aussi, trouvera sûrement mon billet trop personnel et hors-sujet: on ne se refait pas!
J’écouterai l’émisssion d’Ozawa. Concert à l’Abbaye de Fontfroide le 18. Piano aux Jacobins en septembre. J’écoute Kissin en ce moment, dans Schubert.
Bon été à tous.
PS: Méliane, goûtez la douceur et la chaleur de La Roque…

15 cinule, le 14 juillet 2011 à 20:35 :

à tous…
la tendresse et la poésie des posts ci-dessus font un effet similaire à celui de l’écoute d’une musique aimée…
Non, Renny, je ne trouve pas votre billet trop……Il n’y a rien à jeter..Je m’habitue aux fidèles du lieu et à leur ton..que j’apprécie de mieux au mieux au fur et à mesure des visites…
Bonnes pérégrinations et à bientôt..


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