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Les curiosités de Jean-Claude Simoën

Le 23 avril 2010 à 10:23 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy et Jean-Claude Simoën sur Radio Classique

C’est le contraire d’un universitaire raseur ou du fameux rat de bibliothèque décrit par Sartre dans une nouvelle, qui commence à lire méthodiquement les auteurs à la lettre A (Achard, Adorno, Alain-Fournier…).  Autodidacte, Jean-Claude Simoën butine dans le jardin de la littérature selon son bon plaisir et voyage avec délices dans les contrées du gai savoir. Sa culture est le fruit de rencontres successives et de passions durables.More...

Amateur de curiosités, collectionneur dans l’âme, il est l’inventeur du Dictionnaire amoureux chez Plon, l’un des plus beaux succès de l’édition de ces dix dernières années. Avec ses auteurs, il est comme Maxime du Camp vis-à-vis de Flaubert : un compagnon de route généreux, un éclaireur audacieux.

Ses coups de coeur musicaux se confondent avec ses pérégrinations littéraires. Ils empruntent les mêmes chemins parfumés et se préservent de l’ennui des autoroutes de l’information  officielle.

Voici son programme :

“Les petites madeleines” :

- Paul ROBESON : Old man river
- LES PLATTERS : You’ll never never know
- BRASSENS : Les oiseaux de passage

- HAYDN : La Création (dialogue entre Adam et Eve)
- MOZART : Quintette en sol mineur K 515 - Allegro - Quatuor Talich
- SCHUBERT : Sérénade - José van Dam - Valéry Afanassiev
- BEETHOVEN : Sonate pour violon et violoncelle n° 2 en sol mineur - adagio
- ROSSINI : Le Voyage à Reims, le Sextuor
- LISZT : Jeux d’eaux à la villa d’Este - Jorge Bolet
- HAENDEL : Rinaldo - Lascia ch’io pianga - Cecilia Bartoli
- VIVALDI : Sonate n° 5 - largo

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Il y a 4 commentaires pour cet article :

1 catherine Dubreuil Dessinatrice, le 23 avril 2010 à 16:25 :

Vous avez vu Olivier : pas facile d’en placer une avec Jean-Claude ! Mais quelle sensibilité! Quel programme délicat : La Villa d’Este d’Alain…enfin! beauté beauté… Formidable ce qu’il dit sur les livres! (sauf que je ne peux pas blairer Sollers, mais il l’a connu tout petit, je crois même que c’est JCS qui a publié un de ses premiers romans…ce doit être affectif: je lui pardonne)…et d’ailleurs je pardonne tout à JC Simoën car j’ai eu le plaisir d’illustrer 3 dictionnaires amoureux! Et je voudrais que nous ayons tous une pensée émue pour feu Jules Plon, son adorable teckel à poils durs , que j’ai bien connu, et qui avait les mêmes moustaches que lui. (et grognait après certains auteurs, moi il m’aimait bien…)Vive les dictionnaires, vive les amoureux Vive la Musique (et mon Brassens)

2 Itié, le 23 avril 2010 à 18:52 :

Ce jour là , sur radio Classique , j’étais bien ! Paul Robeson , le K515 de Mozart , José Van Dam et Schubert ! Quel régal ! Une plongée dans une boite de chocolats à consommer sans modération ! Merci à vous deux !

3 Alain F, le 23 avril 2010 à 23:22 :

Catherine votre plume fait merveille. Je regrette très sincèrement de ne pouvoir vous apporter un peu de la boue de mon terroir coincée sous mes pataugas lors votre séminaire. La villa d’Este écrivez-vous ! Frère Alain s’y verrait bien prendre son bain de siège dans les bassins. Classée au Patrimoine de l’Humanité je n’oserai ce sacrilège. Croyez-vous…si je fais une demande..pour mon propre classement ? Bien, j’entame mon programme de rééducation en écoutant Monsieur Simoën.

4 Samuel Rosenfeld, le 24 avril 2010 à 15:53 :

Comme chez les petites gens, il arrive à Samuel Rosenfeld de verser quelques larmes d’émotion. Cela lui est arrivé quelques fois. Par exemple lorsque adolescent il a entendu pour la première fois la 8ème symphonie de Schubert, que lui avait copié sur une cassette un ami clarinettiste, ou encore en 1990, alors qu’il déjeunait au restaurant universitaire et qu’un ami lui apprit le décès de Lenny Bernstein, ou encore le jour ou Samuel Rosenfeld réussit pour la première fois à passer une nuit avec une jeune femme grâce à la seule force de son immense pouvoir de séduction (madame Rosenfeld, vile jalouse, aime à rappeler que pour passer ces quelques moments langoureux Samuel Rosenfeld avait du casser sa tirelire, qu’en fait de jolie jeune fille il s’agissait d’une professionnelle de quarante cinq ans et que suite à ces agapes intimes Samuel Rosenfeld avait contracté un chtouille de tous les diables). Cette fois, quelques larmes ont coulé sur les joues de Samuel Rosenfeld lorsque dans Passion Classique Monsieur Simoën a fait jouer la Standchen de Schubert par José van Dam et Valéry Afanassiev. Quelle interprétation ! Lente, fascinante, au bord d’un gouffre, glaciale, dépouillée à l’extrême, squelettique… Samuel Rosenfeld va se précipiter sur ce disque qu’il ne connaissait pas. Et puis quelle joie que cet invité qui livre ses émotions et n’hésite pas à avouer son trouble lorsqu’il entend une petite madeleine qu’il n’avait pas écouté depuis cinquante ans… Une grande et belle émission.


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