Ce fut une émission amusante. Non ?
Si “chacun cherche son chat”, on ne le trouve pas de la même manière. J’avoue que la façon quelque peu anthropomorphique à mon goût avec laquelle Frédérique Hébrard parle de ses matous m’est un peu étrangère. J’aime la beauté et le mystère des chats et je trouve que l’on affaiblit leur mythologie en apportant des témoignages sur leur prétendue proximité avec les pauvres humains que nous sommes. Lire l’article en entier
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Peu de musicographes méritent le titre de musicien. André Tubeuf est de ceux-là. Musicien, ce n’est pas seulement écrire ou jouer de la musique, c’est respirer la musique avec son âme et savoir la partager. Comme on peut être poète par nature sans écrire de vers. Proust était musicien, Sartre ne l’était pas et pourtant ce dernier jouait du piano. En lisant André Tubeuf, il est loisible de ressentir cette griserie des sens, cette inflammation de l’oreille interne, ce souffle qui secoue votre imagination et qui vous pousse à vous précipiter sur tel lied de Schubert ou tel mouvement d’un quatuor de Beethoven pour ressentir ce qu’il a ressenti et apprendre à mieux écouter. Lire l’article en entier
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Longtemps secrétaire général de la Fondation Orange, Olivier Tcherniak aime la voix humaine, mais de manière non exclusive. La voix qui réchauffe l’âme et relie les auditeurs dans une communion pas forcément solennelle. La voix qui aide à passer “de la nuit au jour” puisqu’il lit aussi des textes musicaux (la revue Classica) pour les aveugles. Lire l’article en entier
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Dans le monde riche, mais un peu fermé, du piano français, Jean-Yves Thibaudet dénote, détone, détonne et ne cesse d’étonner. Son jeu clair et brillant s’est abreuvé aux meilleurs sources (Lucette Descaves, Aldo Ciccolini). De la première, il a hérité le respect absolu du texte et l’esprit de Ravel ; du second une âme de virtuose, infatigable et fiable. On le croit vantard car il ne se dissimule pas derrière une fausse modestie de façade, mais il trahit une vraie humilité lorsqu’il avoue aimer par-dessus tout accompagner les chanteurs dans l’ombre. Lire l’article en entier
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1. Que diable n’a-t-elle choisi l’Opéra de Quat’sous, notre brave Georgette Lemaire ! On serait resté dans la note de ses malheurs. A vrai dire, il semble que son fils Tony lui ait soufflé la substantifique moelle de son programme. A la fin de l’émission, il lui a lancé sur un ton de tendre reproche : “Pourquoi n’as-tu pas parlé de Mort à Venise pour la Cinquième de Mahler ?” Du genre : on l’avait pourtant bien répété à la maison. Elle avait l’air navrée, Georgette. Lire l’article en entier
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Quel bonheur de rencontrer un artiste aussi complet, fin et ouvert que Gérard Lesne ! C’est un profond connaisseur des répertoires les plus divers : ses curiosités vont de la musique médiévale à la techno expérimentale qu’écoute son fils. Il n’aime pas la soupe commerciale des discothèques (ce qu’Aristote appelait la musique phrygienne : la musique des esclaves !), mais il respecte autant Ferdinand de Lassus que les Pink Floyd (la musique dorienne, l’étage supérieur selon Aristote, ne se limite pas seulement au rayon classique de la Fnac). Lire l’article en entier
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J’ai un problème avec les philosophes. Je le confesse humblement. Cette manie d’enfermer le monde dans des concepts m’a toujours ennuyé. Le cheminement de leur pensée est si lent, si ramifié qu’on a peine à les interrompre pour conserver le rythme d’une émission musicale. Il faut être un génie de la communication pour dire des choses profondes sans perdre des auditeurs en route, en donnant à chacun l’impression qu’il est intelligent. Lire l’article en entier
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C’est le contraire d’un universitaire raseur ou du fameux rat de bibliothèque décrit par Sartre dans une nouvelle, qui commence à lire méthodiquement les auteurs à la lettre A (Achard, Adorno, Alain-Fournier…). Autodidacte, Jean-Claude Simoën butine dans le jardin de la littérature selon son bon plaisir et voyage avec délices dans les contrées du gai savoir. Sa culture est le fruit de rencontres successives et de passions durables. Lire l’article en entier
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Pour Martial Solal, grand maître en la matière, Baptiste Trotignon est le pianiste de jazz à suivre. Il a commencé par des études de piano classique dans un village de la Drôme chez une dame qui avait la maladie de Parkinson. Puis il est entré au Conservatoire de Nantes à 13 ans et a accompagné des chanteurs à l’Opéra. Le jazz est alors entré dans sa vie et ne l’a plus quitté. Lire l’article en entier
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“Etonnez-moi Benoît”, chantait Françoise Hardy (sur un texte de Patrick Modiano). Duteurtre a retenu la leçon. De livre en livre, il ravit ses lecteurs avec des fables drolatiques qui portent un regard tonique, amer et amusé sur notre monde contemporain. Lire l’article en entier
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