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Chow Ching Ling, Mère Courage chinoise

Le 23 mars 2010 à 14:00 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy et Chow Ching Ling sur Radio Classique

Chow Ching Ling est une amie. Je la connais depuis une dizaine d’années. Elle était inquiète de faire l’émission car elle estime ne pas bien parler notre langue même si elle vit en France depuis trente ans. Il me semblait intéressant de l’entendre parler de son apprentissage du piano à Shangaï, de son expérience dans les camps de redressement pendant la Révolution culturelle, de son arrivée en France, de sa volonté de s’en sortir toute seule en gagnant sa vie comme vendeuse alors que sa soeur était richissime, puis de son retour à la musique grâce aux encouragements du violoniste Gérard Poulet et de la création de son Concours Mido. Sans haine pour son pays natal, elle a voulu aider les jeunes musiciens chinois à s’en sortir.

Chow Ching Ling appartient à cette famille de doux rêveurs, si précieuse de nos jours, qui pense que la culture peut abattre les frontières et rapprocher les peuples. Espérons que son message aura été entendu.

Voici son programme :

- morceau préféré: BEETHOVEN : sonate pour piano

op.110 par Yvonne Lefébure

- madeleines: Chao ZHOU

            BEETHOVEN fin 4ème mvt 9ème symph.

            FRANCK sonate violon et piano 4ème mvt à partir de la mesure 87

Morceaux de musique

            BACH variations Goldberg thème avec ZHU XIAO-MEI

Concerto pour violon de Sibelius – 1er mvt (heifetz)

Sonate Le Printemps de Beethoven – 1er mvt

Mozart : Sonate en la mineur (Lipatti)

      création Bouddhism Zen I violon et piano compositeur Bochan, avec Olivier Charlier (violon) et Chow Ching Ling (piano)

      création Bouddhism Zen II piano solo avec le thème le plus connu en

Chine

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Il y a 13 commentaires pour cet article :

1 catherine Dubreuil dessinatrice, le 23 mars 2010 à 16:04 :

Quelle force quel exemple bravo Madame, merci Olivier, j’ai adoré la première madeleine , si simple, si pure….et tout cet itinéraire “l’âme chevillée au corps”….

2 Samuel Rosenfeld, le 23 mars 2010 à 18:33 :

Samuel Rosenfeld a beau se creuser la tête Il ne trouve strictement rien contre quoi vitupérer. Ce programme était sublimissime. Quel bonheur que d’entendre l’ange Lipatti dans la sonate en la de Mozart, l’opus 110 du Grand Sourd par Yvonne Lefébure (interprétation que Samuel Rosenfeld ne connaissait pas), le concerto pour violon de Sibelius etc… Et puis l’invitée hein, quel pointure humaine…
Ne trouvant rien à y redire et en étant fort contrit, Samuel Rosenfeld a donc décideé de s’indigner contre la publicité qu’on Lui diffuse pendant passion classique. Prend-t-on Samuel Rosenfeld pour un être chétif habitant dans un hospice pour personnes du quatrième âge et regardant chaque jour des chiffres et des lettres ? Halte aux publicités pour les produits anti rhumatismaux, halte aux alléchantes promotions pour les solutions Audika, stop aux spots contre la polyarthrite rhumatoïde ! Samuel Rosenfeld et ses amis blogueurs n’ont pas besoin de protections contre les fuites urinaires que diantre ! Les merveilleuses filles de Samuel Rosenfeld, âgées de 6 et 4 ans, qu’on appelle dans le quartier « les petites demoiselles Rosenfeld » doivent-elles subir les assauts de spots d’apothicaires leur ventant les mérites de médecines pour traiter les effets de la ménopause ?
A part ça Samuel Rosenfeld est en train d’écouter le second mouvement de la 4ème symphonie de Tchaïkovski et y trouve quelques résonances feutrées avec l’œuvre symphonique de Sibelius.

3 Alain F, le 23 mars 2010 à 22:53 :

Samuel,
C’est de la publicité vantant les vertus des plantes qu’il vous faut. Celles qui calment!
Je vous conseille 50g d’aspérule odorante,30g de passiflore et 20g de chardon béni.
En cas d’inefficacité vous voudrez-bien consulter, et le nom ne devrait pas vous déplaire,
l’ouvrage: MEDECINE CHINOISE ET FLEURS DE BACH. Comme vous avez apprécié l’invitée,
le contraire eut été désespérant, je vous autorise à réduire de 25% les quantités précitées.
===================
Madame Chow Ching Ling donne une belle leçon d’humanisme.
SHANGHAI signifie « surplombant la mer ».
En l’occurrence c’est l’invitée qui nous surplombe, nous qui bien souvent, trop souvent nous nous plaignons de notre sort : futilité au regard du passé douloureux de Madame Chow Ching Ling opprimée par des opprimant tortueux (sans R). C’est triste que les larmes servent d’affluent aux grands fleuves.
Un concerto pour violon (Sibelius) qui fait oublier un moment ceux de Tchaïkovski et de Mendelssohn très diffusé (trop?) quel voyage… quels rêves ce concerto. Poésie nordique et poésie chinoise ont fait bon ménage.
Je n’ai pas trouvé d’attribution de Prix Nobel de la Paix à un musicien . Quels regrets…
Olivier a parlé qu’il pourrait y avoir 40.000.000 de pianistes en Chine: impressionnant et rassurant.
Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Debussy, Fauré,etc… doivent être heureux de voir 80.000.000 oreilles à l’écoute de leurs œuvres.
Xièxie Madame.

4 Livadiotti Roberto, le 23 mars 2010 à 23:05 :

Dire que ce programme était sublimissime,me semble exagéré! Cela a très bien commencé avec Beethoven et meme continué avec la très belle sonate du “Printemps” qui a influencé sans doute celle de César Franck,quant au Concerto pour violon de Sibelius qui est toujours demandé par des invités,je préfère beaucoup sa 2e symphonie,le poème “Finlandia” et meme sa “Valse triste”.Je reprends ce que dit Alain et je mettrai avant les Concertos de Mendelssohn et Tchaikowski,ceux de Beethoven et de Brahms.

5 Alain F, le 24 mars 2010 à 00:09 :

Roberto,
Le plus important c’est l’invitée.Ne l’avez- vous pas trouvée sublime ?

6 Livadiotti Roberto, le 24 mars 2010 à 11:12 :

Oui,Alain,elle a été sublime. J’en profite pour vous donner l’adresse de mon site sur lequel j’ai ecrit une “Brève Histoire de la musique et que mes amies de radio classique ont souvent visité: “rlivadiotti.free.fr”.Si vous avez des remarques,faites-les,car je dois y revenir pour compléter d’éventuelles lacunes.Salutations.

7 Alain F, le 24 mars 2010 à 14:58 :

Roberto,
Je vais essayer de vous répondre sur votre
messagerie (privée) et vous faire quelques suggestions, si vous les acceptez.
Cordialmente.

8 Nelly, le 24 mars 2010 à 17:55 :

Extraordinaire Show Ching Ling et que je trouve apaisante lorsqu’elle parle. J’avais aussi beaucoup aimé lire sa soeur il y a…quelques années. surtout j’ai découvert Bochan et j’ai aimé ce qui a été diffusé. je vais donc aller me renseigner.
Samuel je vais comme Sandrine essayer de connaître mieux Ravel car mis à part Le Boléro et Pavane pour une infante défunte je connais peu ou mal.
J’ai peu de temps: je file.
Bonsoir à vous Roberto. Je vous envoie un message. Amitiés à vous, amis. Nelly

9 Alain F, le 24 mars 2010 à 19:59 :

Roberto,
Merci de me confirmer votre adresse gmail.
Je eu un échec d’envoie!!

10 Livadiotti Roberto, le 24 mars 2010 à 21:19 :

Je vous confirme mon adresse,Alain:
“rlivadiotti.free.fr” à partir de google.Cordialmente.

11 TG, le 25 mars 2010 à 10:52 :

c’était très beau

12 Marc Fournier, le 25 mars 2010 à 13:02 :

Interview passionnante, hyperdense malgré le rythme mesuré des propos. Chow Ching Ling pèse les mots qu’elle emploie, surtout parce qu’elle a le souci louable de la précision et de la justesse. Par exemple, à propos de Lang Lang : “Très bon, mais encore jeune”. Quel portrait en si peu de mots !
Sincérité, humanité, choix musicaux fort différents de ceux des invités habituels, choix du coeur et du goût, indépendants d’une mode ou d’un désir de séduire. En outre elle démontre, s’il en était besoin, que la musique chinoise et la musique européenne sont soeurs, au-delà des apparences de forme.

13 Brunel, le 25 mars 2010 à 23:59 :

Cher Mr Bellamy,

Vous avez parlé de Zhu Xiao Mei, son amie. Son livre est tellement beau, quand est ce qu’on pourra l’entendre dans votre émission??!


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