Lors de la précédente émission de Passion Classique avec Roberto Alagna, certains commentaires sur ce blog avaient déploré que son programme tourne essentiellement autour de ses propres enregistrements et y avaient vu une sorte d’immodestie. Cette fois-ci, le ténor a complètement joué le jeu en proposant des disques reflétant sa passion pour l’opéra et notamment pour les grands chanteurs du passé.
Dans un climat de confiance et de sérénité, il a livré une part très intime de lui-même avouant ses doutes permanents, son désir de fuir la vie réelle à travers l’incarnation de personnages, analysant avec lucidité la relation complexe, passionnelle, qui relie le chanteur d’opéra au public.
Il a aussi évoqué les difficultés de ce métier avec un diapason qui monte toujours plus haut, des orchestres qui jouent toujours plus fort, des critiques qui ne savent pas toujours de quoi ils parlent.
Mais il a surtout émis un message positif sur le monde de l’opéra et plaidé pour une plus grande ouverture d’esprit. On a pu sentir aussi l’amitié et le respect pour ses collègues, Netrebko, Garanca, son admiration pour ses frères et ses amis, le tout avec une sincérité désarmante et une authentique franchise.
Voici son programme :
Capulets et Montaigus de Bellini “Se Ogni speme e anoi rapita” par Elina Garanca et Anna Netrebko
Madeleines :
Générique de Zorro
Les Lumières de la Ville (Charlie Chaplin)
Lara Fabian Pedere l’amore
Le dernier Jour d’un Condamné de David Alagna
Ouverture Attila de Verdi par Mutti
Elegie de Massenet, Rosa Ponselle
Magic Notte, Caruso, Reine de Saba de Goldmark
Joan Sutherland, Lucrèce Borgia (enregistrement 1972)
E lucevan le stelle (Tosca de Puccini) par Yago Falk



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