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Vladimir Cosma, le Roumain de France

Le 04 mars 2010 à 10:03 par Olivier Bellamy

Vladimir Cosma et Olivier Bellamy sur Radio Classique

Né dans une famille de musiciens roumains, mais conçu en France, Vladimir Cosma a grandi à Bucarest entre les chants folkloriques de son pays, l’admiration lointaine des Fauré, Debussy, Ravel et la solide école soviétique. Ce beau mélange a donné une tête musicale bien faite. Il manquait la grâce de l’inspiration mélodique : de bonnes fées s’en sont chargées et n’ont pas été avares de prédictions.

Tout en jouant du violon comme un virtuose dans son enfance, il s’est coltiné avec tous les genres de musique pour apprendre son métier. Tout en entrant dans la classe de Nadia Boulanger au Conservatoire de Paris, il a gagné sa vie en arrangeant des chansons pour les vedettes de l’époque. Il est devenu une sorte d’hyper-musicien capable de créer une atmosphère ou une émotion pour impressionner la pellicule des Yves Robert, Edouard Molinaro, Claude Zidi,  Claude Pinoteau… Bref, un pilier du cinéma français. Et lorsqu’on a la curiosité d’écouter sa musique sans le support de l’image, elle tient le coup. Poussez les murs, retirez le toit : le pilier garde sa beauté et devient à lui seul un monument.

Voici son programme :

 

 

Le morceau que Monsieur Vladimir COSMA aime par-dessus tout :

 

12ème Nocture – opus 107 de Gabriel FAURE avec Yvonne LEFEBURE au piano.

Les trois madeleines musicales :

·      2ème mouvement du Concerto pour Violon et orchestre en la mineur de J.S. BACH.

·      Sonate de FRANK pour violon et piano avec Yehudi MENHUIN et Hephzibah MENHUIN au piano.

·      Ouverture de la «Cavalerie Légère » de SUPPE avec le New York Philarmonic et Léonard BERNSTEIN (à partir de 1’55’’ ou 2’28’’).

Six ou sept morceaux de musique classique :

1.    Robert SCHUMANN : quintette – 1er mouvement.

2.    Serge RACHMANINOF : Danses Symphoniques pour orchestre – opus 45 – 1ère dance.

3.    Georges ENESCU : Rhapsodie Roumaine N° 1 en la majeur (parler sur le début pendant 1’30’’ environ).

 

4.    Georges GERSHWIN : Ouverture Cubaine.

5.    Alexander SCRIABIN : Poème de l’Extase.

6.    Maurice RAVEL : Jeux d’eaux.

7.    Alan BERG : Concerto pour violon «A la mémoire de l’ange » avec Ivry GITLIS au violon.

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Il y a 4 commentaires pour cet article :

1 TG, le 04 mars 2010 à 11:35 :

Beau programme. J’y serais… promis; je suis partout où il y a du Ravel. Ce n’est plus une “madeleine” chez c’est un quatre quart!

2 Françoise (40), le 04 mars 2010 à 13:01 :

Un homme intéressant, mais son programme ne m’a pas plu.
Merci à Martine de nous a avoir fait partager l’anecdote relative à Monsieur Cosma Père.
Bonne journée à tous.
Françoise
P.S. Ce soir, Wagner ! Quel est le blogger qui se plaignait - à juste titre d’ailleurs - de ne l’entendre que trop rarement. Samuel ?

3 Livadiotti Roberto, le 04 mars 2010 à 13:43 :

Françoise,je crois que c’est Ulis Le Burnold qui se plaignait qu’on n’entendait pas souvent Wagner et Schumann,mais était-ce sur les programmes de radio classique ou bien sur ceux d’Olivier Bellamy.Comme vous,je n’ai pas beaucoup aimé ce programme

4 Samuel Rosenfeld, le 04 mars 2010 à 18:30 :

Bonjour,
Contrairement à vous j’ai adoré le programme du début à la fin. Schumann, Ravel, Berg (mon préféré de l’école de Vienne)… un rêve! Françoise, je ne sais plus si je me suis plaint de ne pas entendre assez Wagner, mais c’est bien possible dans la mesure où je me plains tout le temps.


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