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Stéphane Freiss, l’émotif

Le 04 mars 2010 à 09:47 par Olivier Bellamy

C’est un jeune et beau chêne, élancé, vigoureux, avec des racines de baobab. Son atavisme slave gronde en lui sans qu’il parvienne vraiment à en comprendre les résonances. Il le ressent dans sa chair et la musique fait frissonner son épiderme comme l’écho d’un lointain bouillonnement au rythme saccadé.

Quand il visite l’Italie, Stéphane Freiss se sent chez lui. Vivaldi le lui rappelle. Quand il croise des Russes, il reconnaît de lointains cousins. Les chants orthodoxes le lui confirment. Il est comme un parchemin sorti d’un vieux coffre sur lequel des écritures anciennes renaissent et dansent sous une certaine lumière.

Un véritable acteur donc car ce qui compte sur scène, ce n’est pas l’épaisseur du savoir, c’est la richesse de la mémoire qui traverse un être et les bouleversements qu’elle provoque dans notre imaginaire.

Voici son programme :

- morceau préféré: VIVALDI Stabat Mater avec James Bowman, Christopher

Hogwood et l’Academy of Ancient Music

- autres morceaux: La Gatta Cerentola

 ELGAR Variations énigmatiques n.1

                 MOZART Requiem – début - Karajan

                 Choeur de femmes bulgares

                 PACHELBEL Canon en ré

                 BACH Aria n.3 en ré M

                 ALBINONI Adagio

                 BRAHMS Concerto pour piano n.1 1er mvt avec Pollini

                 BACH Fantaisie chromatique et fugue avec Irakli Avaliani

                 MOZART Concerto pour piano n.27

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Il y a 5 commentaires pour cet article :

1 Samuel Rosenfeld, le 04 mars 2010 à 16:38 :

Un homme sacrément intéressant! Il parle vraiment bien des musiques qu’il aime, en toute simplicité et sans chichi, sans chichi comme son programme tout simple mais très agréable. J’ai beaucoup apprécié qu’il se soit investi vraiment dans la préparation de l’émission, en se posant la question du pourquoi du comment de ses choix, des choix qui lui ressemblent. Merci pour cette belle émission.
P.S.: ses petites madelaines étaient vraiment très originales et très chouettes!

2 Livadiotti Roberto, le 04 mars 2010 à 20:23 :

Bon programme,mais après le magistral 1er concerto pour piano de Brahms,j’aurais préféré une autre oeuvre d’Albinoni que cet “adagio” mièvre,qui n’est meme pas de lui.

3 Françoise (40), le 04 mars 2010 à 21:26 :

Samuel, je n’ai pu m’empêcher de rire en vous lisant ! Mais vous vous trompez , il vous arrive de ne pas vous plaindre. Pour preuve… vous avez adoré tout ce programme !
Comme vous, j’ai bien aimé l’émission avec le gentil S. Freiss et, comme le dit Roberto, quel beau concerto de Brahms ,auquel il va falloir que je m’intéresse un peu plus !
Bonne soirée.
Très amicalement
Françoise

4 Nelly, le 06 mars 2010 à 22:59 :

Oui j’ai aimé aussi cette émission en compagnie de Stéphane Freiss et les choix qu’il a fait et bien sûr le concerto n°27 de Mozart.
J’ai beaucoup suivi Passion Classique mais n’arrivait pas à faire partir mes messages.J’espère que pour celui-ci plus de problèmes.
Bonne soirée. Nelly

5 Cecile Chardon, le 16 mars 2010 à 00:58 :

Commentaire tardif, mais “indispensable”!… Je partage, ô combien, une des petites madeleines de Stéphane Freiss (avec lui, s’il veut bien m’en donner un petit bout!): celle qui a le parfum des chants bulgares, ces voix de femmes qui accompagnent plusieurs des spectacles de Philippe Caubère (”La Danse du Diable”, en cd uniquement, et les huit spectacles de “L’Homme qui danse” qui sortiront un jour en dvd!). A ça, s’ajoute l’amour profond del signore Freiss pour l’Italie, Italia mia!… Voilà un comédien tout à fait séduisant! Trêve de plaisanteries. Cela a été un doux moment.


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