1. Didier Decoin a rencontré Dieu alors qu’il se lavait les dents, devant son lavabo. L’histoire est belle et amusante, à l’image de cet écrivain soucieux des autres, chaleureux et qui possède une gouaille issue des films noirs de son père le cinéaste Henri Decoin.
A ce propos, une auditrice s’est émue sur ce blog d’une question que j’ai posée à un invité. C’était quelque chose comme : ne manque-t-il pas une dimension dans la vie si l’on n’a pas une recherche spirituelle ? D’abord, c’est une question, certes orientée, pas une affirmation. Cette auditrice affirme qu’on peut aimer la musique sans aimer Dieu. Evidemment ! Et puis une recherche spirituelle peut se faire à l’écart des religions. Il est évident pour moi que la musique offre quelque chose de plus qu’un simple loisir, qu’un simple plaisir des sens. Quand on écoute le mouvement lent du Concerto n° 5 de Beethoven, pour ne citer que cet exemple, on comprend que le compositeur nous entraîne vers d’autres rives. La musique classique a le pouvoir de nous faire entrevoir une autre dimension. Qu’on l’appelle Dieu (dans le cas de Bach, c’est évident) ou autrement. Si l’on refuse cela, il me semble qu’on perd une part essentielle du message des grands compositeurs. Je connais des personnes qui, dans leur rapport à la nature, aux autres, possèdent une dimension spirituelle, mais comme le mot les rebute et leur donne de l’urticaire, elles s’en défendent.
Didier Decoin nous a apporté un message humaniste, un message spirituel. Il est croyant, mais les non-croyants peuvent être touchés par ce qu’il dit. Un non-croyant peut être soulevé par la musique de Bach. Il ne s’agissait pas dans mon esprit de séparer les genres, les croyances, mais au contraire de mettre le doigt sur ce qui nous rapproche, quel que soit le mot qu’on lui donne.
2. Je serai ce soir à la Fnac d’Angers pour présenter mon livre “Martha Argerich - L’enfant et les sortilèges” et je serai heureux heureux d’y rencontrer des auditeurs angevins. Comme certains d’entre vous m’ont demandé le détail de mes pérégrinations, je serai à la salle Pleyel (si tout se passe bien en compagnie de Martha Argerich) les 6 et 7 mars à la salle Pleyel pour une séance de signature à l’issue de ses concerts, à la librairie Ombre Blanche à Toulouse le 12 mars, à la Fnac de Nantes le 16 mars, à la Fnac de Rennes le 25 mars, sur le stand de Buchet Chastel au Salon du Livre de Paris le samedi 27 mars à 16 h (sans oublier deux émissions en direct les 26 - avec Hubert Reeves - et 27 mars), au théâtre du Châtelet pour le concert de la chorale des Compères le 7 avril, à la salle Gaveau pour le Concours des Grands Amateurs de Piano le 11 avril, en direct encore à la salle Gaveau avec Ruggiero Raimondi, à la Fnac de Lille le 24 avril, au Salon du Livre de musique de Lorient le 29 mai… J’espère vivement retrouver certains d’entre vous à l’une de ces occasions. Le livre démarre bien : il est numéro 1 des ventes de livres de musique sur Amazon et numéro 2 à la Fnac. Et les retours de lecteurs sont plus qu’encourageants. On peut aussi le commander sur la boutique en ligne de Radio Classique. Merci à tous !
Voici le programme de Didier Decoin :
Morceau classique préféré :
Final de la Symphonie avec orgue de Camille SAINT-SAENS
Trois “madeleines” :
NIGHT AND DAY de Cole Porter (n’importe quelle interprétation, mais plutôt
avec grand orchestre)
SCHEHERAZADE - Le Jeune Prince et la jeune princesse (Rimski-Korsakov)
English Waltz from THE PRIVATE LIFE OF SHERLOCK HOLMES (Miklos Rosza)
(Elmer Bernstein à la tête du Nürnberg Symphoniker si possible !)
Six morceaux de musique classique :
Natalie Dessay : Scène de la folie from LUCIA DI LAMMERMOOR.
RACHMANINOV, Concerto n°2, Ier mouvement
Maria Callas : mi chiamamo Mimi (from LA BOHÊME)
DEBUSSY, La Mer – 3e mvt
Gustav MAHLER, une de ses symphonies - peut-être la 5 - Scherzo
Aaron Avshalomoff : tableau biblique


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