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La pugnacité souriante de Fabienne Pascaud

Le 28 janvier 2010 à 16:56 par Olivier Bellamy


Fabienne Pascaud et Olivier Bellamy sur Radio Classique
Enfant, elle voulait être religieuse. La théâtralité du rite catholique avait chatouillé sa sensibilité. Elle a laissé le voile et opté pour le lever du rideau. Chaque soir, Fabienne Pascaud va au théâtre. Pour entrer dans le mystère d’un grand auteur, rompre le pain avec des acteurs de chair et de sang et vivre une certaine forme de communion avec le public.

Dans la musique, Fabienne Pascaud va aussi droit à l’essentiel. Son choix tourne autour de l’ultime voyage. Son mari (le compositeur et designer sonore Louis Dandrel) a l’oreille de Dionysos et elle le tempérament volontaire et combatif d’un personnage antique. On peut être tranquille sur l’avenir de la place de la culture dans les pages de Télérama dont elle est directrice de la rédaction.

Voici son programme :

Brahms : Symphonie n° 3 – 1er mvt (Harnoncourt)

Madeleines

Autant en emporte le vent

Liebertango de Piazzola

Avec le temps (Ferré)

Programme

Debussy : Pelléas et Mélisande, Acte III « Mes longs cheveux descendent… » (Mélisande)

Schubert : Quatuor « La jeune fille et la mort » - 2emvt

Bach : La Passion selon Saint-Matthieu – 1er chœur – (Harnoncourt)

Fauré : Requiem – Im Paradisum (Herreweghe)

Wozzeck : Mort de Marie. Acte III scène 12

Chopin : Mazurka op. 30 n° 4 Horowitz

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Il y a 5 commentaires pour cet article :

1 Abate Myriam, le 28 janvier 2010 à 19:53 :

Myriam06.Quel plaisir d’écouter Fabienne Pascaud sans concesions sur la dégradation de tous les médias,des programmes du PAF,de la banalisation des voix.Reflet de la société sans saveurs sinon artificielles.Commentateurs sans talents partout.Je ne peux plus regarder des émissions que j’aimais à cause de ça.Elle a parlé juste.Qui va endiguer ce courant qui dénie notre culture?Le CSA?Il ne sert à rien…Quelle déprime!

2 Daniel, le 31 janvier 2010 à 11:06 :

Pas glop la photo…

3 Myriam Abate, le 01 février 2010 à 19:10 :

daniel,on se fiche de la photo,l’important est le contenu du discours,et comme disait Claude Hagège,ce n’est pas la langue qui est de bois,c’est le discours!!Alors merci encore à Fabienne Pascaud et Olivier Bellamy pour la passion classique et la fraîcheur qui s’en dégage toujours,et la pratique de la langue française comme on l’aime.Si j’étais votre invitée,j’aurais tant de madeleines que je garnirais les rayons d’une biscuiterie entière

4 Elise.F(36), le 03 février 2010 à 00:45 :

Comme je partage l’avis de Myriam (06)sur la médiocrité de la majorité des médias.
Douce nuit à toutes et tous.
Elise.

5 Cécile Chardon, le 06 février 2010 à 00:36 :

Quel plaisir d’entendre la voix de Fabienne Pascaud! C’est bien elle, ce sont bien ces paroles que je lis chaque mercredi dans Télérama. Elle parle comme elle écrit! Ses critiques sont magnifiques. Oui, c’est comme si on y était! Alors, pas besoin d’y aller, au théâtre… Oh non alors! C’est tellement frustrant de ne pas y aller autant qu’on le voudrait!
Elle nous a fait écouter la musique d’”Autant en emporte le vent” (deux jours après, Luisada récidivera!). Cela m’a amusée. Pour moi aussi, c’est un souvenir de petite fille. Mais ce n’est pas seulement ça. je trouve que l’image de ce film lui va bien. Ces personnages si forts, ces sentiments exacerbés, ce film-fleuve, qui dure, dont on se souvient longtemps, c’est un peu ce que Fabienne Pascaud retrouve tous les soirs de sa vie en allant au théâtre. Comme si ces soirs-là, tous ensemble, constituaient un énorme tableau, qu’elle peindrait, au fur et à mesure des semaines, un film qui ne finirait jamais, une grande fresque de la vie qu’elle dessinerait avec ses mots. Merci à elle, pour ses mots, écrits, et dits.


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