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Olivier Todd, l’anglo-saxon de France

Le 20 janvier 2010 à 11:59 par Olivier Bellamy

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En invitant Olivier Todd, je pensais faire une émission autour d’Albert Camus. Sa biographie du grand écrivain, dont on fête le cinquantenaire de la mort, est un modèle du genre. Mais dix minutes avant l’émission, le journaliste qui porte bien ses quatre-vingts ans m’a dit : “On ne parle pas trop de Camus, hein ?” Entendez : j’ai déjà donné ! Donc on a aussi parlé de lui. A mi-parcours, il m’a glissé l’air inquiet : “Ce n’est pas trop personnel ce que je raconte ?” La subite pudeur du témoin de son temps qui craint qu’on ne l’accuse de se livrer à un déballage narcissique trop complaisant.

Voici son programme :

Morceau préféré: Sicilienne du concerto en ré mineur de Vivaldi transcrite

par Bach. Version piano par Tharaud chez Harmonia Mundi.

Madeleines:

L’Internationale, trouver une vieille version style Front Populaire en

français

Madrigal élizabethain “Captain Franck” à la viole de gambe

Bob Dylan ” The Times they are a changing

Classique:

Chant grégorien par les Moines de l’Abbaye de Solesmes

Bach, Concertos Brandebourgeois n°2 en fa majeur BWV 1047 Andante Dir.

Neville Marriner

Mozart, Requiem, Lacrymosa, Dir. Giulini

Chopin, Fantaisie -mpromptu en do mineur par Tharaud

Strauss, Marche de Radetzky

Mahler Kindertotenlieder n°3 Nathalie Stutzmann

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Il y a 4 commentaires pour cet article :

1 Itié, le 21 janvier 2010 à 17:07 :

Vous avez eu raison d’éviter Camus . En ce moment dans les médias , c’est l’overdose , comme avec Gainsbourg !
Bannier : j’ai tourné le bouton après la première demi-heure , insupportable !
En revanche , O. Todd et Mme Sihol , un grand plaisir , tant avec l’entretien qu’avec les oeuvres choisies !

2 Samuel Rosenfeld, le 21 janvier 2010 à 18:05 :

Un vrai bonheur cette émission!

3 Pangloss, le 23 janvier 2010 à 20:36 :

Toujours étonnant Olivier Todd, et quelle dimension humaine! Programme aussi éclectique qu’émouvant avec une des plus belles intelligences actuelles.

4 béraud nicole, le 24 février 2010 à 12:35 :

Cher Olivier, moi qui apprécie tant habituellement vos commentaires, je suis aujourd’hui un peu choquée. A propos dee musique religieuse, vous avez évoqué le besoin de transcendance qui selon vous serait indispensable, “sauf si on se contente de bien manger, bien boire, etc.” Auquel cas il manquerait une dimension à la vie humaine.
Quel mépris pour les non croyants. Je viens vous dire que les non croyants ne se contentent pas de bien boire et bien manger et qu’il ne leur manque aucune dimension.
Ce n’est pas parce qu’ils se refusent à aller chercher dans le surnaturel de quoi combler leurs angoisses et leur soif d’absolu (c’est si tentant !) qu’il leur manque une dimension. Bien d’autres voies sont possibles…
Je trouve que Olivier Todd a été, dans sa réponse, d’une remarquable courtoisie et retenue.
Sans aucune rancune. Je continuerai à vous écouter car j’adore votre émission.


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