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L’émotion de Michèle Cotta

Le 07 janvier 2010 à 11:44 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy et Michèle Cotta

D’abord un grand merci à l’auditeur qui a retrouvé l’auteur de la citation : “Le bonheur n’est pas gai”. C’est Maupassant dans La maison Tellier. Et c’est la dernière réplique du chef-d’oeuvre de Max Ophüls Le plaisir avec Jean Gabin et Danièle Darrieux (en mère maquerelle), film dont le troisième volet est tiré du livre.

Michèle Cotta n’a pu retenir ses larmes après la chanson de Barbara, Nantes. Son programme n’était pas gai. Pourtant, c’est une femme pleine de vie, qui va de l’avant et qui incarne le bonheur selon l’une de ses amies les plus proches. Cette grande journaliste a perdu un fils, qui avait 23 ans et qui souffrait de myopathie. Il se trouve que Yann, l’un des deux réalisateurs de l’émission, était pion dans le lycée où étudiait ce jeune homme. Il était chargé de s’en occuper tout particulièrement et il m’a raconté (le lendemain) que lors d’une alerte à l’incendie, c’est lui qui l’a porté dans ses bras.

La musique a le pouvoir tout particulier de réveiller les douleurs les plus profondes.

A la fin de l’émission, Michèle Cotta était heureuse d’avoir pu partager cette émotion, tout en pudeur, avec les auditeurs de Radio Classique. Heureuse et surprise de s’être ainsi abandonnée.

Voici son programme :

 la 9ème de Mahler dirigée par Seiji Ozawa

 Les “madeleines

“: L’air de Mimi dans la Bohème(”Mi chiamano Mimi”),

 La 5ème de Beethoven (1er mvt)

Gilbert Bécaud (”Mes mains”).

Lucia de Lammermoor : air du ténor à la fin de l’opéra

Barbara: “il pleut sur Nantes”;

“la voix humaine” (Cocteau-Poulenc)

“Le pont Mirabeau” (Apollinaire / Ferré)

le final de la pathétique de Tchaikovsky(Mravinsky)

les chœurs de “la force du destin” (Levine)

le “War requiem” de Britten, même si c’est banal;

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Il y a 7 commentaires pour cet article :

1 holdrinet claudette, le 07 janvier 2010 à 14:43 :

Michèle Cotta est toujours très intéressante à écouter; ses analyses politiques sont justes, objectives je trouve. Dans passion classique, elle nous a laissé découvrir la personne sensible, reprise par la vie après l’épreuve la plus cruelle je crois, qu’est la perte d’un enfant. Quelle belle leçon de courage et d’optimisme. Elle parle aussi bien de la musique qu’elle connaît, qui la bouleverse comme beaucoup d’entre nous.
Merci de nous avoir offert ce beau et grand moment.

2 Silu don Rub., le 07 janvier 2010 à 18:47 :

On n’est pas forcément obligés d’apprécier l’assurance ave laquelle elle parlait de la “Bohème de Verdi”. Cela m’a tellement énervé que je n’ai pas écouté la suite.

3 desouter marie paule, le 07 janvier 2010 à 19:54 :

monsieur Bellamy on ne COUPE PAS “la mort d’ISOLDE” c’est une infamie.. vous qui dites aimer la musique. Cela ne se fait pas. Je peux le dire car j’coute votre mission avec beaucoup de plaisir.. A BAYREUTH c’est le grand silence……
Bonne année.

4 Françoise (40), le 08 janvier 2010 à 11:16 :

Marie-Paule, tout comme vous, je trouve dommage que l’on interrompe une oeuvre - surtout si elle fait partie de celles que l’on affectionne particulièrement -
Mais de là à parler d’”infamie” … il ne faut pas exagérer et comprendre - parfois - cette nécessité !
Bonne journée.
Françoise

5 Livadiotti Roberto, le 08 janvier 2010 à 12:06 :

Je n’ai pas p écouter tote l’émission.Y avait-il “La mort d’Isolde”?C’est vrai q’il ne faut pas l’interrompre,mais je constate que c’est presque toujours ce morceau de Wagner qui est demandé,alors qu’il y aurait plein d’autres morceaux passionnants dans “Les Maitres Chanteurs” ou “Le Crépuscule des dieux” etc… Quant à dire “La Bohème” de Verdi,c’est une erreur grossière!

6 Erica Roche, le 08 janvier 2010 à 13:46 :

Ce qui m’a interpellée dans cette émission était le commentaire trop schématique de notre Olvier national (qui fait un blocage sur tout ce qui est anglais..) sur le War Requiem de Benjamin Britten d’autant plus que c’est une oeuvre peu jouée en France. Vous avez bien dit, Olivier que c’était créée lors de l’inauguration d’une cathédrale - mais il y plus. La cathédrale est celle de Coventry, ville industrielle presque totalement détruite par les bombardements allemands pendant la 2ème guerre mondiale. La cathédrale est très belle à l’intérieur et vaut le détour - et on voit notamment les ruines de l’ancienne reflétées dans les vitraux de la nouvelle. L’horrible ironie de cette histoire (et en 1962 je pense que c’était encore caché dans les archives secrètes) c’est que Churchill savait pertinemment ce que les Nazis allaient faire, mais s’il était intervenu les Nazis auraient compris que les anglais avaient réussi à décoder leur célèbre système de transmissions “Enigma” et le cours de la guerre aurait été tout autre après….

7 Samuel Rosenfeld, le 08 janvier 2010 à 19:34 :

“Infamie” ?! Faudrait pas abuser non plus hein… L’emission a bien plus de souffle depuis qu’Olivier Bellamy passe des extraits plutôt que des morceaux dans leurs intégralités.


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