Son petit-fils l’appelle Bernie et son mari “La Tortue”, mais les Français connaissent assez peu Bernadette Chirac qui ne sortit de l’ombre qu’à de rares occasions, principalement pour ses combats en faveur des hôpitaux (les fameuses pièces jaunes).
L’ancienne première dame de France est une femme d’action, bosseuse, voire “laborieuse” selon son expression. Si son éducation rigoureuse a forgé en elle un tempérament d’acier inoxydable marqué par le sens du devoir , les épreuves de la vie et les charges d’une fonction pas toujours folichonne n’ont pas émoussé une sensibilité toujours à vif, qui s’exprime parfois par un humour dévastateur. Bernadette Chirac parle franc à une époque où la communication annihile parfois la pensée et s’éloigne du bon sens.
Elle me fait penser à ma grand-mère maternelle, qui n’était pas du tout d’une grande famille, mais qui avait une foi solide solide, des principes bien établis et une sorte de vulnérabilité que l’on sentait à travers un cuir épais.
Bernadette Chirac n’est pas venue pour se mettre en valeur. Elle a accepté notre invitation pour soutenir un concert (samedi 21 novembre à la salle Gaveau) au profit de l’Institut Claude Pompidou pour les malades d’Alzheimer. Perfectionniste, elle avait préparé très sérieusement l’émission en noircissant une dizaine de pages sur l’histoire des oeuvres musicales de son programme. On a pu sentir sa grande humilité, qui n’était pas feinte, et son admiration sincère devant les artistes qu’elle a été amenée à entendre au concert ou à rencontrer dans le cadre de ses fonctions. Touchant également l’hommage rendu à Claude Pompidou ainsi que le compliment sincère destiné à Carla Bruni-Sarkozy qui l’a remplacée à l’Elysée.
Voici son programme :
Requiem de Mozart « Lacrymosa » (Bernstein)
Madeleines
Concerto à la Mémoire d’un ange de Berg par A.S. Mutter
Trio « des Esprits » de Beethoven
Chostakovitch : Trio n° 2 – 4e mvt
Programme
Bach : Suite pour violoncelle seul n° 4 « Allemande » par Rostropovitch
Beethoven : Symphonie n° 6 « Pastorale » - 1er mvt – Karajan
Carla Bruni : L’amoureuse
Pierre Boulez : Le marteau sans maître
Schubert : Ave Maria (Jessye Norman)
Schubert : Sonatine en la mineur (Spivakov/Mercier)
Dvorak : Concerto pour violoncelle (2e mvt) (Gautier Capuçon)
Johnny Hallyday : Quelque chose de Tennessee
Tags : Bernadette Chirac, Carla Bruni-Sarkozy
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