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L’ironie tendre de Didier van Cauwelaert

Le 18 novembre 2009 à 10:56 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy et Didier van Cauwelaert

Il a écrit son premier polar à huit ans car il pensait que son père allait mourir. Sans doute avait-il dans l’idée de nourrir sa famille, le brave garçon, mais certains prétendent que le désir d’écrire chez l’homme naît souvent d’un manque du côté paternel.

Il aime la passion chez Verdi et la fantaisie dans les opérettes d’Offenbach. Un joli mélange de sentiments humains et d’ironie où l’on retrouverait la pâte d’un Marcel Aymé et la griffe de Didier van Cauwelaert lui-même.

Le mouvement lent du Concerto n° 21 de Mozart l’a laissé tout à coup sans voix. Mozart y tutoie les anges avec un tel naturel. L’écrivain s’est souvenu d’un moment fort de son existence. Après la mort de son père. Une bougie qui s’est rallumée comme par enchantement. Comme un clin d’oeil venu de l’au-delà. Les rationalistes souriront d’indulgence. Mais les poètes s’en étonneront à peine.

Voici son programme :

-Morceau préféré : le début de la Traviata de Verdi.

Madeleines :

Thème des “Vacances de M.Hulot” de Jacques Tati.

Le Barbier de Belleville chanté par Serge Reggiani

Le Passe Muraille (Michel Legrand)

Classiques :

Danse hongroise n° 5, Brahms (Dorati)

La Grande Duchesse de Gerolstein, Offenbach (Minkowski)

Casse-Noisette de Tchaïkovski (Pas de deux final)

Concerto 21, Mozart – 2e mvt (Anderszewski)

Le Trouvère, Verdi (”De quella pira”) Version Karajan avec la Callas

et Di Stefano.

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Il y a 6 commentaires pour cet article :

1 Françoise (40), le 19 novembre 2009 à 13:29 :

Une soirée qui m’a enchantée. Une personne agréable à écouter. Un magnifique programme … et une fin divine, dont j’ai eu beaucoup de mal à “sortir” !
Rationaliste, je ne suis guère. Souvent, peu ou pas assez indulgente. Poète ? J’aimerais.
Etonnée ? Absolument pas.
Merci Monsieur. Merci à vous aussi Olivier pour avoir “osé” le sujet.
Très amicalement.
Françoise à Sanguinet

2 holdrinet claudette, le 19 novembre 2009 à 20:23 :

Trés belle émission. Un partage interessant, une profonde sensibilité; un échange auquel on aurait aimé être associé.
Merci.

3 Nelly Bailly-Maître, le 21 novembre 2009 à 00:53 :

Je viens de reécouter Didier Van Cauwelaert et je fais un clin d’oeuil à Françoise. Je n’ai rien lu de cet écrivain mais je l’ai écouté avec intérêt et je vais le lire en commençant par…Cheyenne pour cette aventure qui a donné l’inspiration du livre. Par moments j’avais l’impression que Didier Van Cauwelaert vit ‘un pied ici, un pied ailleurs’! normal pour un écrivain sans doute. Et puis ce qu’il raconte à la fin de l’émission ne m’a pas étonnée.Et j’ai aimé ses choix musicaux. Amitiés à tous. Nelly

4 cazes raymond, le 21 novembre 2009 à 20:00 :

En colère:
J’aime beaucoup l’émission qui me permet de patienter dans les bouchons mais alors là, Didier van Cauvelaert, ça ne va pas du tout, emporté par l’interview, réfléchissant a ce que j’allais écrire a Olivier Bellamy (Que les autres jouralistes devraient prendre exemple sur lui et laisser parler leurs invités etc… ) je me suis trompé d’itinéraire , que je connais par coeur, et suis tombé dans des embouteillages impossibles, et j’ai mis deux heures et demi à rentrer chez moi. Moralité; l’émission doit durer plus longtemps. Une remarque: pourquoi faut-il que les invités qui ne sont pas amateurs de classique se croient dans un église et parlent avec des voix d’outre tombe?

encore bravo!!

5 Françoise (40), le 21 novembre 2009 à 20:56 :

Cher Raymond, j’applaudis de toute mes mains ! Zut, je n’en ai que deux …
Moi,je suis restée “scotchée” dans mon fauteuil pendant dix minutes arès l’émission.
Heureusement que j’étais chez moi.
Cordialement.
Françoise à Sanguinet

6 Marc, le 26 novembre 2009 à 18:11 :

D. V. Cauwelaert fait partie de ces rarissimes invités dont j’ai aimé tous les choix musicaux, sans aucune exception. Ses commentaires intelligents, celui sur le concerto 21 de Mozart par exemple, témoignent d’un amour sincère, sans snobisme, de la musique, de celle qui va droit au coeur. Un seul invité précédent m’avait autant passionné, voici quelques mois, dont j’ai hélas oublié le nom…, un metteur en scène d’Opéra qui avait admirablement parlé de Mozart.


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