Elsa Zylberstein joue le rôle d’Hannah Arendt dans la pièce d’Antoine Rault Les démons d’Hannah, qui se joue à la Comédie des Champs-Elysées. La philosophe juive-allemande a été l’élève et la maîtresse de Martin Heidegger, au moment où il écrivait son ouvrage fondamental L’être et le temps. La pièce mêle habilement l’affrontement philosophique, politique et humain avec l’histoire d’amour puisqu’elle se passe après la guerre, alors qu’Hannah retourne en Allemagne et qu’Heidegger attend son procès en dénazification. En 1951, elle le défendra publiquement et il retrouvera son poste à l’université de Freibourg.
Elsa Zylberstein défend son rôle avec passion et intelligence. Son programme tournait autour de musiques souvent inspirées par la disparition d’êtres chers. C’est un choix inconscient, preuve qu’il était profond.
Voici son programme :
Morceau classique préféré: Concerto en fa mineur pour clavier de Bach
Madeleines:
- Julien Clerc, Déranger les pierres
- Lou Reed, de l’album Magic & Loss (elle rappelle avec le titre du
morceau)
- John Lennon, Mother sur l’album Plastic Ono Band
Classique:
- Requiem de Fauré
- Glenn Gould, Variations Goldberg de Bach
- Prélude de la Traviata de Verdi
- Murray Perahia jouant Mozart – Concerto n° 18 – 2e mvt
- Vivaldi - 4 saisons
- Keith Jarrett
- Adagietto 5e symphonie de Mahler
Tags : Elsa Zylberstein, Hannah Arendt, Martin Heidegger
Lien permanent
|
Rétrolien



Commentaires récents