Amoureux des rois et des reines depuis sa plus tendre enfance, Stéphane aurait pu sauter sur les genoux d’une princesse du Luxembourg en criant : “Voulez-vous m’épouser ?” comme l’avait fait Mozart avec Marie-Antoinette, pas encore reine de France. Il n’a pas de sang bleu, mais possède une certaine noblesse de caractère. La plus belle, comme chacun sait. C’est un garçon charmant, beaucoup moins courtisan que ceux qui le raillent, de son propre aveu : peu doué pour la musique (nobody’s perfect), mais authentiquement mélomane.
N’ayant rien à vendre, il est venu pour partager ses goûts musicaux avec les auditeurs de Radio Classique, malgré un agenda surchargé. Comme il a de l’humour et ne se prend pas au sérieux, il a bâti son programme autour des têtes couronnées, qui, rappelons-le au passage, ont bien aidé nos compositeurs à vivre même s’ils avaient pour la plupart la fâcheuse habitude de les considérer comme des laquais.
Voici son programme :
1/ “Land of hope and glory” par Elgar
2/ Madeleines classiques de l’enfance:
- - Stabat Mater de Pergolèse
- - Sarabande de Haendel
- Callas Butterfly / Puccini
- 3/ Morceaux classiques
- - Concerto n°26 du Couronnement de Mozart, chez DG, dirigé par Geza Anda (Prix des discophiles en 1966)
Derniers Lieder de Strauss par Gundula Janowitz (orchestre de Berlin dirigé par H. von Karajan) - Concerto pour piano n°5 de Beethoven avec l’orchestre de Vienne dirigé par Leonard Bernstein - Iphigénie en Aulide de Gluck (Acte 2 scène 3, “chantons, célébrons notre reine”) - Vivaldi chanté par Philippe Jaroussky - Felicity Lott chante la Grande-duchesse de Gerolstein



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