Comme Eric-Emmanuel Schmitt, André Comte-Sponville aime Mozart et a eu une sorte de révélation avec ce compositeur, façon Claudel à Notre-Dame de Paris. L’auteur de “Mozart et moi” et celui du “Petit Traité des grandes vertus” ont ceci en commun qu’ils touchent un large public tout en étant suspectés d’être d’habiles faiseurs par l’intelligentsia.
André Comte-Sponville a le mérite d’écrire avec clarté. Il est athée, mais confesse par exemple son admiration devant la simplicité des Evangiles. Ses discours sur l’amour, le temps, la morale offrent au lecteur intermittent des visions limpides et d’une belle intelligence, souple, brillante. Lire l’article en entier
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C’est toujours une joie (mêlée à un peu de stress) de sortir du nid douillet du studio pour se plonger dans une manifestation publique. Nous étions à la FIAC avec Pierre Bergé il y a quelques mois, nous avons posé nos micros au Salon du Livre vendredi et samedi dernier. La rencontre avec les auditeurs est toujours enrichissante. On bavarde avec des personnes de Limoges, d’Anjou, de Bretagne, du midi… Chacun parle des émissions qu’il a préférés, des invités qui l’ont surpris… Lire l’article en entier
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Le dernier livre de Philippe Sollers est comme à l’accoutumée plein de culture et de caprices. Ses détracteurs disent qu’il tient le coup grâce à ses (nombreuses) citations. Ses fans rétorquent que l’important, c’est ce qu’on ne voit pas et que l’on entend, à savoir : sa musique.
Philippe Sollers n’est pas le seul écrivain mélomane, mais ses passions musicales envahissent sa prose comme la poésie de Rimbaud, la force virile de Picasso et la révolte de Lautréamont nourrissent ses lignes. Philippe Sollers s’applique à être le reflet flamboyant des livres et des musiques qu’il aime. Là réside, non pas sa limite, mais son originalité.
On connaît sa passion pour Cecilia Bartoli ou Martha Argerich. Lire l’article en entier
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1. Jean-Claude Dreyfus aime le théâtre et le cochon. D’où l’expression, sans doute, “est-ce que c’est de l’art ou du cochon ?” La musique arrive un peu derrière. La promotion était un peu trop devant. Ça arrive aux meilleurs, mais c’est sans doute moins intéressant pour les auditeurs de Radio Classique. Les acteurs de théâtre ont tellement envie de remplir leur salle qu’ils vous fourrent le prospectus de leur spectacle dans les mains avant que vous n’ayez eu le temps d’ouvrir la bouche. Ils sont dévolus à leur art, à leur sacerdoce, et c’est très bien. Les écrivains, qui doivent aussi vendre leurs livres en pleine crise, ont moins de culot. Mais c’est vrai qu’ils ne doivent pas monter sur scène tous les soirs.
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On est toujours surpris par la fantaisie des acteurs (au sens large) sérieux et inversement par l’angoisse des acteurs comique. Ce paradoxe est un cliché (le clown triste et la tragédienne fofolle), soit, mais il est quand même surprenant.
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Une émission dont on se souviendra, m’ont confié beaucoup d’auditeurs. Et pourtant ! Danniel Pennac a commencé à me dire qu’il pouvait “bizarrement”se passer de musique. De quoi friser la catastrophe. Mais non car Daniel Pennac aime la musique à sa manière. Heureusement, il y avait ce “bizarrement” qui cachait un double-fond. Car si la grande Nadia Boulanger disait : “Ne pas aimer certaines musiques est une manière de les aimer”, s’en passer est une manière intéressante et paradoxale d’aimer la musique. Cela méritait de creuser un peu… D’abord son amour de la langue a pris toute la place. Il n’a pas tué son amour de la musique, il l’a en quelque sorte absorbé, digéré. La musique, un jour, s’est révoltée en lui. Elle a voulu prendre son indépendance, s’affranchir de cette étouffante tutelle de la langue. La Sicilienne de Fauré a été sa Marseillaise. Il a acheté une flûte comme on prend les armes “citoyens”. Et puis, sa révolution achevée, la musique est rentrée au bercail, sous le boisseau des mots. Cou-couche panier. Mais il en restait la frustration, la jouissance lointaine, le souvenir douloureux de l’avortement.
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Trois jours après l’émission, Tcheky Karyo passait l’épreuve du feu avec la première de la pièce de Tenesse Williams dans laquelle il a le rôle principal. Il m’a paru terriblement tendu, mais comment ne pas l’être. Jean Piat, dont la pièce se joue depuis un certain temps pouvait raisonnablement apparaître plus calme. En fait, en réécoutant parler Tcheky Karyo (pendant le best-of du samedi), je l’ai trouvé plus calme que dans mon souvenir. Voilà qui confirme une grande vérité : on ne voit pas les choses de la même façon si l’on est au four ou au moulin. Son visage était souvent contracté, intense, au bord de l’explosion, mais le métier, visiblement, ou plutôt “sonorement”, guidait ses mots et aplanissait son débit.
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Les films de Bruno Monsaingeon sont devenus “culte” comme on dit. Les Glenn Gould, le Richter, le Menuhin. Et le documentaire sur Piotr Anderszewski qu’Arte va diffuser en juin sont des merveilles. Ce dernier lui a coûté énormément car le pianiste polonais est particulièrement perfectionniste. Ayant vu la première mouture du film, il a dit au réalisateur : “Ecoute, j’ai quelques économies de côté, je paie pour rembourser tout ce que ça vous a coûté, mais je ne veux pas que ce film sorte en l’état.” On imagine l’effondrement de Bruno Monsaingeon, qui n’est tout de même pas un débutant. Comme ce dernier a bien voulu apporter des modifications à son oeuvre, Anderszewski a suggéré d’annuler quelques concerts pour participer au montage… Là, Monsaingeon n’a pas été d’accord.
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Jean Piat était trop fatigué pour se rendre aux studios de Radio Classique et m’a demandé d’enregistrer l’émission chez lui. Il habite place Vauban, dans un superbe appartement, qui fait face au dôme des Invalides (d’où il va d’ailleurs partir bientôt car son propriétaire ne renouvelle pas son bail). Il est le voisin d’Hugues Gall, l’ancien directeur de l’OPéra de Paris (qui m’a promis de venir dans L’Invité Classique prochainement) et du compositeur Laurent Petitgirard. Lire l’article en entier
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C’est plus qu’un pianiste, plus qu’un musicien (si l’on peut dire), c’est un poète. Nicholas Angelich découvre dans chaque oeuvre ce qu’elle d’unique et de profond.
L’écouter dire qu’il a commencé à travailler le Concerto en mi mineur de Chopin à l’âge de cinq ans a quelque chose de vertigineux. A l’heure où nous ne savions pas que Chopin existait, il jouait de ses petites mains potelées (avec des pieds qui, sans doute, n’arrivaient pas jusqu’à la pédale forte) l’un de ses plus grands chefs d’oeuvre. Comment voulez-vous qu’il soit tout à fait adapté dans notre monde ? Lire l’article en entier
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