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Olivier Bellamy et Philippe Torreton

Philippe Torreton me fait penser à ce que le réalisateur Alain Corneau dit des acteurs japonais : “On les croit froids et insensibles alors qu’ils sont au bord des larmes”. Il rappelle aussi des acteurs comme Lino Ventura ou Gérard Lanvin. Des géants au pieds d’argile. 

Quand il est arrivé au studio, je lui ai demandé s’il allait aux Césars après l’émission. “Non, je dîne avec ma femme” m’a-t-il sobrement répondu.  Lire l’article en entier

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Le mieux disant beethovénien

Le 28 février 2009 à 02:57 par Olivier Bellamy

J’avoue ne pas bien comprendre ce débat lancé sur ce blog ! Que veut dire “bien” prononcer le nom de Beethoven ? Est-ce la prononciation à Bonn en Allemagne, ville de naissance du compositeur, vers 1770, dont on parle ? De celle à Vienne, au début du XIXe siècle, où il a vécu ? Et de quelle Vienne parle-t-on ? De quel faubourg ? Etait-ce la même chez Lobkowitz, son protecteur, ou dans la bouche d’un cocher qui sifflotait sa musique ? Parle-t-on de la prononciation au Conservatoire de Paris où pas un professeur ne le dit de la même façon ? Et heureusement puisque pas un ne le joue de la même façon ! S’agit-il de la prononciation en vogue dans les quartiers chics de la capitale où l’on tente de repérer celui qui tenterait de s’infiltrer dans “nôtre” monde.

 A la  ”bien” prononciation, ne vaut-il pas mieux celle du coeur, puisque, selon Beethoven lui-même, sa musique va directement du sien à celui de ses auditeurs.  Lire l’article en entier

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Emouvante Mireille Delunsch

Le 26 février 2009 à 23:48 par Olivier Bellamy

Mireille Delunsch

Mireille Delunsch est une artiste qui frôle parfois le génie. Le reste du temps, elle est seulement extraordinaire. Après son triomphe dans Yvonne princesse de Bourgogne, elle chante à nouveau à l’Opéra de Paris demain dans Idoménée de Mozart. Quelle générosité d’être venue dans notre émission la veille de la première, le moment où, généralement, l’on ne veut ni parler, ni rien. Seulement attendre l’estomac noué. 

Ma première expérience avec Mireille Delunsch n’est certainement pas un bon souvenir pour elle. Je l’avais invitée dans une émission présentée par Emmanuelle Gaume sur France 3 et intitulée Drôles de Gammes où j’étais chargé de la direction artistique. Il y avait eu des tensions… Elle n’était pas très contente de la manière dont ça s’était passé. Bref ! Lire l’article en entier

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Mets le son plus fort

Le 26 février 2009 à 12:21 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy et Nelson Monfort

J’attendais le rendez-vous avec Nelson Monfort avec impatience, comme une rencontre sportive, un match amical. Dans son émission “Les mélodies de Nelson”, il ne raconte pas sa vie, mais les auditeurs ont l’impression de bien le connaître, apprécient sa sincérité, son sens de l’auditeur et sa passion réelle de la musique. Il a aussi ses détracteurs. Ceux qui sont irrités de le voir quitter son pré carré tennis-natation-athlétisme-patinage pour parler de musique. En France, la tyrannie des étiquettes est terrible !

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Olivier Bellamy et Michel Legrand

“A cet instant précis, le doigt de Dieu s’est posé sur le front de Mozart” s’exclame Michel Legrand en solfiant, tout à son ravissement, l’inoubliable développement du thème au premier mouvement du Concerto pour flûte et harpe de Mozart : “Mi… Fa sol si la sol fa MI… ré”. C’est vrai. L’oeuvre n’est pas du niveau des grands concertos de piano de Mozart. C’est encore le Mozart galant, mais ce bout de thème dont parle Michel Legrand est une merveille. Quelque chose qui ne s’explique pas, tellement c’est beau.

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Rien de plus amusant que de déceler un fil rouge dans le programme d’un invité. Une tendance, un esprit, un sens caché. Quand ce fil rouge est inconscient ou résulte du hasard, c’est encore plus amusant. En lisant le programme de Brigitte Lefèvre (directrice de la Danse à l’Opéra national de Paris), une dualité m’a sauté aux yeux : le jour et la nuit. D’abord la nuit avec “Tristan et Isolde” (poème d’extase nocturne), la 3e Symphonie de Mahler (”ce que me conte la nuit”), Air de la Lettre d’Eugène Onéguine (l’héroïne l’écrit en une nuit !)… Et le jour : Valse brillante de Chopin, l’Isle joyeuse, Jules César, L’amour et la vie d’une femme… 

Brigitte Lefèvre avait l’air partagée entre l’intérêt et la surprise. Du coup, elle s’est presque sentie presque gênée d’avouer avoir choisi la 3e Symphonie de Mahler comme promotion (le ballet de l’Opéra de Paris va danser cette oeuvre sur une chorégraphie de John Neumeier). Mais si elle avait oublié sa fonction, on le lui aurait reproché ! 

Etant donné la qualité de la troupe de l’Opéra de Paris (peut-être la meilleure au monde), nul doute que les nuits de Brigitte Lefèvre sont aussi belles que ses jours. 

Musique que Brigitte Lefèvre aime particulièrement :

 

. La Mort d’Isolde – RichardWagner - version Carlos Kleiber

Les « Madeleines » :

 

. L’Ile Joyeuse –Debussy – Piano (n’importe quelle version) Bavouzet

 

. J’aime me promener sur les grands boulevards - Yves Montand

 

. Le Chanteur de Mexico : On a chanté lesparisiennes - Luis Mariano

 

Les autres morceaux sont les suivants :

 

. Valse Brillante deChopin jouée par Lipatti op. op. 34 n° 3

 

. Was Spricht die tiefe Mitternacht ou plus communément ce que me dit lanuit : IIIème symphonie de Mahler-  4ème mouvement chantépar la mezzo.

 

. Julia Varady : La lettre extraite d’Eugène Oneguine (les 4 dernières minutesavant la fin)

 

. La vie et l’amour d’une femme : Opus 42 n° 6 -   Robert Schumann interprété par Lisa della Casa

 

. Mirrors pour flûteet violoncelle - Saariaho

 

. l’Air de Jules Cesarà la fin de acte I - trompettes – G.F. Haendel

 

 ArethaFranklin : Bridge Over Troubled Water

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cette émission n’étant pas disponible en réécoute sur le site Internet de Radio Classique, vous pouvez désormais la retrouver ci-dessous :


Réécouter l’émission avec Anne Sinclair du 18/02/2009:


Première Partie :



Deuxième Partie :


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La belle modestie de Jaroussky

Le 20 février 2009 à 20:37 par Olivier Bellamy

Il ne s’excuse pas d’être à la place où il est. Pas plus qu’il n’essaie d’écraser ceux qui pourraient la lui ravir. Philippe Jaroussky a beaucoup travaillé, mais n’a pas eu à s’imposer. Son caractère a gardé la ferme douceur de l’enfant qu’il était, la modestie et la gentillesse de l’adolescent qu’il demeure. Il cite toujours ses camarades, rend hommage aux autres contre-ténors, vante leurs vraies qualités et ne cherche pas à cacher ses faiblesses. Il n’a pas changé et ne changera jamais. Cela fait du bien de le voir. Et de l’entendre donc ! Lire l’article en entier

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Olivier Bellamy et Jacques Attali

“Le repos m’exténue” disait Alfred Cortot. “Le quoi ?” semble répondre en écho Jacques Attali. Cet homme, qui fréquente depuis si longtemps les allées du pouvoir, est un drogué au travail. Romancier, mémorialiste, historien, essayiste, biographe, économiste, il a plusieurs casseroles au feu (au c… aussi, prétendent ses adversaires). Et quand il a un peu de temps, que fait-il ? Il lit des partitions et dirige des orchestres. Un talent qu’il partage avec le généticien Daniel Cohen (que l’on a pu entendre dans L’Invité classique).

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La sincérité de Virginie Lemoine

Le 20 février 2009 à 19:33 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy et Virginie Lemoine

1. Elle est arrivée toute timide et toute gentille, Virginie Lemoine. L’ancienne partenaire de Laurent Gerra a écrit une pièce sur une cantatrice, qui n’a pas de succès et qui s’accroche. Qui n’a plus que sa salle de bains pour se produire et qui devient peu à peu folle. Quelqu’un a dit (mais qui déjà ?) : “la pire blague que Dieu puisse faire à quelqu’un, c’est de lui donner l’envie d’être artiste sans lui donner le talent qui va avec”.

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ombre