Il fait très froid à New York et il neige. Pourtant, à 13 h dimanche, au très prestigieux Opéra du Metropolitan de New York, l’opéra peu connu de Puccini “La Rondine” (L’hirondelle) a annoncé le printemps avec un peu d’avance. Pour ouvrir le 150e anniversaire de la naissance de Puccini, le directeur Peter Gelb, avait donné carte blanche au couple le plus glamour de l’opéra, Angela Gheorghiu et Roberto Alagna. C’est la soprano roumaine qui a choisi cette oeuvre basée sur un sujet français et qui a imposé la production de Nicolas Joël (le futur directeur de l’Opéra de Paris) déjà créée à Covent Garden avec les décors magnifiques d’Ezio Frigerio, transposant l’action du Second Empire aux années folles. Lire l’article en entier
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J’adore recevoir des acteurs comiques (pardon encore pour la restriction, cher José, mais c’est tellement difficile de faire rire qu’évidemment « qui peut le plus peut le moins ») car ils ressentent tous la musique de manière profonde et physique à la fois. José Garcia aime Mozart (qui était lui-même un sacré farceur), il joue de la clarinette et ressent un goût particulier pour la mélancolie. C’est cette mélancolie qui, en toile de fond, traverse l’émission et qui lui donne sa patine. Mais José Garcia est d’abord quelqu’un qui a de l’énergie à revendre, qui est ouvert sur le monde, sur les gens, et qui déborde d’humanité. Lire l’article en entier
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Jean-Yves Tadié fait partie de ces intellectuels qui sont l’honneur de l’université française, bien dévaluée aujourd’hui sur le plan international, non à cause des hommes, mais de structures archaïques et sans doute d’un manque de courage politique car notre système est trop peu sélectif par rapport à la plupart des grandes écoles bien notées dans le classement de Shangaï où la France joue les lanternes rouges. Mais n’ouvrons pas ce dossier brûlant. Lire l’article en entier
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A la toute fin de l’émission, une larme a coulé sur la joue de Philippe Rombi. Il m’a avoué pendant l’audition du 3e Concerto de Rachmaninov que cette musique le mettait dans tous ses états. A tel point que, si ce lyrisme slave envahit soudain la pièce, sa femme l’en préserve en tournant le bouton de la radio, comme on range les objets dangereux pour éviter que les enfants ne se blessent. En parlant, sa voix s’est serrée et il n’a pu réprimer son émotion. Il n’y a rien de fabriqué chez cet homme discret et pudique, qui brûle d’un feu intense. Une vraie rencontre.
Son programme :
BO “Un homme et son chien” (Rombi)
Madeleines :
Mario Lanza ” Because”
Valse de Chopin op 64 n°3 ou op.42- par Cziffra
Concerto n°2 de Rachmaninov (1er mvt, thème connu dans le milieu) par Rubinstein
West Side Story - Bernstein - “Maria “
Programme :
Ouverture de Coriolan par Karajan
(Concerto de Chopin n°2 par Rubinstein)
Concerto n°3 -2e mvt -de Rachmaninov par Horrowitz live au Carnegie Hall en 1978 dir. Eugene Ormandi
“Daphnis et Chloé” de Ravel la suite d’orchestre début
BO Rencontre du 3e type
(
BO de Mensonges et Trahisons (Rombi)
BO Angel (Rombi)
EN EXCLU une musique de Ricky de François Ozon qui sort le 11 février
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Anny Duperey pense qu’elle n’est pas très mélomane. Mais sa voix est musique : un violoncelle au bois veineux et au vernis sombre ? Son choix d’oeuvres était placé sous le signe de l’essentiel ; pas de “musique, que c’était pas la peine” comme disait Fauré ! Lire l’article en entier
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J’ai rencontré Carlos Saura dans un charmant hôtel du 6e arrondissement la semaine dernière. Il faisait un froid de gueux (les pauvres !) Le grand cinéaste espagnol m’a reçu de manière très cordiale et chaleureuse (ça tombait bien). Son film, “Fados” (comme son nom l’indique) perce l’âme du fado à travers ses plus grands représentants d’hier et d’aujourd’hui. Musique nostalgique, qui vous galvanise par sa beauté. Le mot vient de “fatum” (destin) et respire la musique (fa - do).
L’ami (la - mi) Saura sait avec quelques mots en faire humer les parfums entêtants.
Dès qu’on entre dans cet univers, on oublie tout le reste. Ses petites misères, on n’en a plus rien à cirer (si - ré)
A vous de continuer…
Voici son programme :
Carlos Saura
Fado - Argentina Santos : Viva Vivida (plage 12 du CD)
Madeleines
« Rocio y my Rocio »
Nocturne n° 1 de Chopin (Rubinstein)
Jeanete : « Porqué té vas »
Programme :
Boccherini : Fandango du Quintette op. 40
Camané : Sopra Demais (plage 15)
Purcell : Indian Queen, Acte IV (air connu)
Mozart : Voi che sapete (Von Stade)
Caetano Veloso : Estranha Forma de Vida
Jean-Philippe Rameau : Pygmalion, Sc. 1 « Fatalamour »
Lura : Flor di Nha Esperança (plage 14)
Bach : Passion selon St Matthieu « Erbarme dich
Schubert : Fantaisie en fa mineur
Lully : Rondeau du Mariage forcé
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Bonjour à tous ! Il fait aussi froid à New York qu’à Paris. Je suis allé ce soir applaudir la troupe du New York City Ballet dans un programme tout Balanchine. La chorégraphie des Quatre Tempéraments de Hindemith n’a pas pris une ride. Et l’orchestre était dirigé avec précision et finesse par notre compatriote Fayçal Karoui. Cocorico. New York est plein de Français. Surtout au moment des soldes, vu le cours avantageux de l’euro face au dollar. J’avoue que j’ai craqué aussi.
J’ai reçu ce mail d’un auditeur à propos de l’émission de Pierre Douglas :
“A l’attention de MM. Bellamy et Pierre Douglas Lire l’article en entier
Tags : , astrologie, chef d'orchestre, Clémenceau, rire
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Le milieu parisien culturel parisien est snob et sectaire. A l’énoncé du nom de Pierre Douglas, il se gausse, il ricane, il pouffe. Or, hier, Pierre Douglas nous a donné une des plus belles émissions de L’Invité Classique (j’inclus les trois ans de Musique de Stars). Pourquoi. Parce qu’il n’est ni snob ni sectaire, parce qu’il est sincère, passionné et très cultivé. Sa passion, il sait la partager. Lorsqu’il parle d’Evgeny Kissin, il le connaît musicalement, c’est-à-dire profondément et il l’écoute avec le coeur. Il a ses emportements, ses partis pris, il les clame avec feu, mais sait rester modeste et attentif à la parole de l’autre. Avec lui, j’ai presque oublié qu’on était à la radio.
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Christine Clerc a longtemps écrit au Figaro et parlé sur RTL. Cette grande journaliste est aussi une mélomane sincère comme vous avez pu en juger. Personnellement, j’ai beaucoup aimé son programme : “D’amour l’ardente flamme” de Berlioz est l’un de mes airs préférés, etc. Tout était parfait. Elle a eu la bonne idée (et le talent) de choisir des musiques en rapport avec son livre sur De Gaulle et Malraux (Nil). Là aussi, c’était très réussi. La discussion portait davantage sur son livre que sur la musique, mais comment l’éviter ?
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Tags : christine clerc, de gaulle, malraux
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Je suis sûr que beaucoup d’entre vous n’avaient jamais entendu la voix de Maurizio Pollini. Cet immense pianiste est assez secret et intimidant. Pourtant, chez lui, à Milan, où je l’ai rencontré, il était très chaleureux, très accueillant. C’est vraiment la très grande classe. Son français parfait, son accent à la Marcello Mastroianni, sa vaste culture ont dû être un plaisir pour chacun d’entre vous. C’est moi qui ai choisi le programme en fonction des différents thèmes abordés durant l’entretien et des quelques interprètes dont il a parlé. Pour la petite histoire, j’ai eu une panne de pile à Milan (il manquait les cinq dernières minutes), je ne m’en suis rendu compte qu’à la fin et je n’ai pas osé abuser de sa gentillesse. Je ne voulais pas non plus paraître trop amateur à ses yeux parce que, emporté par ses paroles, je ne me suis pas rendu compte que le voyant était éteint… Lire l’article en entier
Tags : maurizio pollini
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