Le
17
décembre
2008
à
04:29 par
Olivier Bellamy
Fatou Diome nous a donné une magnifique leçon d’humanité. Cet écrivain français d’origine sénégalaise vit dans notre pays depuis 1994. Elle vient de publier chez Flammarion “Inassouvies, nos vies”, un livre frémissant de sensibilité et plein d’une saine vigueur. Sur la page de garde, elle transmet au lecteur les musiques qui l’ont accompagnée pendant l’écriture : un morceau de kora du Mali, un chant sénégalais, du Keith Jarrett et les Suites pour violoncelle seul de Bach. Grâce (en partie) à la musique, elle est parvenue à réconcilier ses différentes identités sans les fondre, sans les métisser. L’intégration, c’est la désintégration, nous dit-elle. Ses propres différences se sont ajoutées sans rien soustraire en elle.
Voici le programme de Fatou Diome dont on a pu apprécier la qualité et l’éclectisme.
Suite pour violoncelle de Bach
Madeleines
Djelimoussa Cissoko
Ablaye Cissoko
Lenon : Imagine
Programme :
Nabuccho de Verdi : Choeur des esclaves
Mort d’Isolde, Jessye Norman
Marin Marais : La folia
Carmen : L’amour est un oiseau rebelle
Keith Jarrett : Concert de Cologne
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Rétrolien
Françoise, le 17 décembre 2008 à 23:46 :
Chère Sandrine,
J’avais lu, moi aussi, et comme je vous rejoins ! Cet écrivain, que je ne connaissais pas, m’a effectivement fait beaucoup, beaucoup réfléchir … ce que nous devrions prendre le temps de faire plus souvent. Encore faut-il en avoir envie.
En ce qui vous concerne, je ne pense pas que vous deviez vous sentir “visée”. Pourquoi ? Vous avez été honnête dans vos propos et sincère. N’est-ce pas cela qui importe ?
Bonne soirée.
Très amicalement.
Fraçoise (40)
PS. A la suite de l’interview de Frédéric Lenoir, je m’étais empressée d’acheter son livre (je ne l’ai pas encore commencé, un autre en cours !). Grâce à l’interview de ce soir, je sais quel nouveau livre me procurer). Merci pour cela aussi cher Olivier.
Daniel, le 18 décembre 2008 à 00:06 :
Alias Pierre-Rachid, Pierre-Mouloud etc…
Je fais un pas et vous propose une paix musicale. Je suis sûr que tout finirait par un grand éclat de rire si nous nous rencontrions…des gens sensibles à tout ce que j’ai pu lire ne sont pas des gens foncièrement mauvais ; je crois aussi en faire partie.
Enterrons nos tomawaks en plastique si vous le voulez bien. De mon côté, je vais faire des efforts pour être moins “plaisantin” et moins corrosif.
Une dernière chose qui me tient à cœur : quand je disais “je vous montre mon ventre”, ce n’étais pas ce que vous imaginiez…Quand un animal montre son ventre, c’est qu’il se découvre, montre son côté faible, décide de faire confiance. Un chien de meute se couche sur le dos et montre son ventre en signe de soumission.
C’était une façon maladroite (comme peut-être à d’autres moments) de vous dire : je baisse les armes et me met à votre merci, je fais la paix quoi…
Je la fais si vous voulez bien.
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