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Ivry Gitlis, le roseau chantant

Le 16 octobre 2008 à 23:27 par Olivier Bellamy

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Il est toujours à l’écoute, toujours aux aguets, toujours présent. Curieux, vif, enthousiaste. Il n’aime pas jouer au grand maître alors que son art, sa réputation le lui autorisent largement. C’est un immense violoniste, mais il préfère rester jeune, Si Ivry Gitlis n’existait pas, on ne saurait pas comment l’inventer car notre époque manque singulièrement d’imagination. Heureusement, il en a pour vingt et une émission avec lui, c’est un bonheur de tous les instants. Il ne prépare rien, il n’arrive pas avec des phrases toutes faites, il transporte sa vie avec lui, sa fabuleuse mémoire, qui déborde comme une fontaine de Rome. Il se laisse porter par l’instant présent donc il a le trac avant de commencer. Quand la séquence des madeleines a commencé, il m’a fait signe qu’il ne pourrait pas s’empêcher de pleurer.

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Zemmour et sa femme violoniste

Le 16 octobre 2008 à 09:52 par Olivier Bellamy

J’ai connu Eric Zemmour à la rédaction du Quotidien de Paris. J’étais un “bleu” débarquant de ma province angevine, de “mon petit Liré” d’où m’avait tiré Philippe Tesson et Eric Zemmour était déjà une star. Ses analyses percutantes, courageuses portaient la marque d’un esprit à la fois libre et curieux. La télévision l’a caricaturé dans un personnage de réac de droite, mais si on l’écoute bien sa pertinence est réelle et son coeur largement aussi grand que ceux qui en portent l’ersatz en bandoulière. Lire l’article en entier

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C’est l’info du jour. Christophe Hondelatte nous a appris qu’il était désireux de fabriquer de nouvelles stars du classique. La grande époque des Maurice André, des Jean-Pierre Rampal et des Marie-Claire Alain est derrière nous et il est temps de leur trouver des successeurs. Maurice André lui-même, à travers son Concours, s’y emploie activement. Mais un grand musicien ne fait pas forcément une star. Et une star n’est pas forcément le meilleur musicien de sa génération.

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Miller adouci

Le 16 octobre 2008 à 09:17 par Olivier Bellamy

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Quand je vois Gérard Miller à la télévision, il me donne des boutons. Je supporte difficilement son ton sentencieux, cassant, son terrorisme intellectuel qui sent son maoïste à peine repenti, toujours prêt à reprendre du service. Voilà pour le personnage. Je ne connaissais pas l’homme, j’étais curieux de le connaître et je n’ai pas été déçu car il vaut beaucoup mieux. D’abord son courage.

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Deux ou trois choses

Le 12 octobre 2008 à 14:28 par Olivier Bellamy

A Nicole, qui se plaint de ne pouvoir réécouter l’émission avec Patrick Devédjian dans la rubrique “réécouter les émissions” puis “L’invité classique” (j’ajoute cela pour ceux qui découvriraient à l’instant qu’on pût le faire), je ne peux que lui prêter mes yeux pour pleurer. Un problème informatique indépendant de notre volonté (selon l’expression consacrée) a empêché l’enregistrement sur le site. Ne me demandez pas pourquoi, mais ça semble compliqué de la rajouter après coup. Cela concerne aussi l’émission de Daniel Cohen. Essayez d’user de tous vos charmes pour convaincre le M. Internet de Radio Classique (Frédéric Lalanne) de résoudre le problème (flalanne@radioclassique.fr). Lire l’article en entier

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Un Barbier “di qualita”

Le 12 octobre 2008 à 14:13 par Olivier Bellamy

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Je suis toujours épaté par les gens assez brillants et structurés pour vous parler aussi bien de la crise monétaire, de ses causes, de ses implications que de la richesse polyphonique chez Jean-Sébastien Bach. Christophe Barbier est de ceux-là. En plus, il joue au théâtre, écrit des pièces, met en scène, dirige une équipe à L’Express… Son programme était fait de grandes oeuvres, qu’on n’entend pas tous les jours, dans des interprétations sélectionnées avec soin, selon un goût personnel, pas en fonction de la mode.

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C’est toujours intéressant d’entrer dans l’intimité d’un grand artiste. On satisfait son voyeurisme naturel tout en apprenant des choses. On se cultive par le petit bout de la lorgnette. On jette un oeil dans l’atelier en passant par la chambre à coucher. Cela ne remplace pas la visite d’une exposition, mais ça peut la compléter agréablement. A ce propos, allez voir l’exposition “Picasso et ses maîtres” au Grand Palais. On y découvre que le génie c’est 1. désapprendre tout ce qu’on a appris et 2. dévorer ses maîtres, les copier, en faire la synthèse et trouver autre chose.

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Barenboïm, le parler vrai

Le 09 octobre 2008 à 10:04 par Olivier Bellamy

On n’entend plus personne parler comme lui. Les discours sur le Moyen Orient se sont usés. Les mots sont fatigués d’avoir menti ou rêvé une autre réalité. Daniel Barenboïm a une voix qui parle clair parce qu’il a rafraîchi le verbe à la source de la musique. En musique, il y a un principe de réalité qui fait qu’un sol est un sol (le droit du sol, vaste sujet !). Barenboïm pense que la musique a besoin de réalisation plus que d’interprétation. C’est forcer la discussion à s’appuyer sur des faits, sur un examen à la fois historique et scientifique des faits. Dans scientifique, il ne faut pas entendre “froid et sans coeur”, mais au contraire humain, imaginatif, intuitif. Pas docteur Petiot, mais Marie Curie.

Il parle vrai et franc. Lire l’article en entier

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Pour le meilleur et pour le Py

Le 09 octobre 2008 à 09:36 par Olivier Bellamy

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Dans le monde très intellectuel et souvent coupé du monde du théâtre subventionné, Olivier Py est à part. Il n’a pas l’arrogance des grands directeurs de théâtre, certains au bout de dix ans de règne, d’être à leur place par droit divin. En tant que metteur en scène, il a une humilité qui, loin d’entraver sa créativité, la hisse vers l’universel. Les gens de théâtre sont souvent sympathiques, mais bavards et ont une fâcheuse tendance à s’écouter parler. Ce n’est pas le cas d’Olivier Py, qui écoute beaucoup (la musique en particulier), qui parle économe et juste et, comme on dit familièrement, qui ne se la raconte pas.

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Lalanne : un artiste unique

Le 06 octobre 2008 à 23:51 par Olivier Bellamy

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Certes il n’est ni Ferré ni Brel, mais il a réussi à être Francis Lalanne, ce qui n’est pas si mal. Moqué, raillé, taxé de ringardise, il s’en moque car ce n’est dicté que par des phénomène de mode, c’est-à-dire pas grand chose.

Vrai amoureux de musique classique, Francis Lalanne a fait une émission, peut-être un peu bavarde aux oreilles de certains, mais profonde et belle, à mon avis. Il fallait le voir écouter : casque sur la tête, concentré, tête baissée, chantant de temps à autre avec la musique, sans crainte du regard de l’autre. Lire l’article en entier

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