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Lalanne : un artiste unique

Le 06 octobre 2008 à 23:51 par Olivier Bellamy

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Certes il n’est ni Ferré ni Brel, mais il a réussi à être Francis Lalanne, ce qui n’est pas si mal. Moqué, raillé, taxé de ringardise, il s’en moque car ce n’est dicté que par des phénomène de mode, c’est-à-dire pas grand chose.

Vrai amoureux de musique classique, Francis Lalanne a fait une émission, peut-être un peu bavarde aux oreilles de certains, mais profonde et belle, à mon avis. Il fallait le voir écouter : casque sur la tête, concentré, tête baissée, chantant de temps à autre avec la musique, sans crainte du regard de l’autre.

Ce qu’il a dit de la 5e de Mahler était magnifique. Et quand il évoque les “appoggiatures” (la marque de fabrique du célèbre “Adagietto”), il sait de quoi il parle.

J’aime ce garçon, vraiment, parce qu’il est intelligent, sincère et vrai. Et plus il agace, plus il me plaît. On n’en fait plus des comme lui.

A cet auditeur, qui me reproche d’être “obséquieux” (quel horrible mot ! j’espère que ce n’est pas vrai !), j’ai envie de répondre que je ne peux pas m’empêcher de faire partager mon admiration ou ma sympathie pour quelqu’un. Je sais que j’en fais parfois un peu trop, mais “obséquieux”, quand même ! Je vais essayer de me corriger, mais, comme dit Proust : “Ce qu’on prend pour de la flatterie n’est souvent qu’un épanchement de tendresse”.

Voici le programme du beau Francis :

Mozart : symphonie n°25 – 1er mvt

Madeleines :

Léo Ferré / La mémoire et la Mer

Jean-Claude Darnal / Toi qui disais

Rolling Stones / Angie

Couperin : Barricades mystérieuses (Violaine Cochard)

Rameau : Les sauvages - Les Indes galantes – (Minkowski)

Mozart : Symphonie Haffner, 2e mvt

Malher : Adaggio de la 5è (Chailly)

Erik Satie : 3è gymnopédie (Ciccolini)

Schuman : Rêverie (Argerich)

Beethoven : Sonatine pour mandoline et clavier

Medley Francis Lalanne

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Il y a 3 commentaires pour cet article :

1 éric Lebret, le 07 octobre 2008 à 09:42 :

Bonjour !
Je reconnais que M. Lalanne est un personnage intelligent et talentueux. Son amour et sa connaissance de la musique ne peuvent être mises en doute… C’est le personnage de théâtre qui laisse grandement à désiré… Je passe sur sa prestation dans Lorenzaccio, on peut apprécié, ou pas… Ce qui me turlupine, c’est que M. Lalanne ne sait parler que de lui… Moi, moi, moi !!! Quand on est le rôle principale dans une oeuvre telle que celle Musset (actuellement au Trianon), on se doit de parler de ses partenaires, du spectacle, de la mise en scène et quand on se trouve sur la radio de la musique classique, de la musique qui accompagne la représentation… Je connais cette musique (j’ai eu la chance de participer à l’enregistrelment des choeurs) et l’estime digne de passer sur les ondes et, à tout le moins, d’être proposée par l’interprête de Lorenzaccio !!! Quand on s’aime au point d’oublier la troupe avec laquelle on vibre tous les soirs sur les planches, on est en droit de se demander ce qui l’emporte, de l’égocentrisme ou de l’incorrection…
Dommage… Bien cordialement.
PS : M. Bellamy, pour ce que cela vaut, je trouve un peu triste de prendre la grande tendresse que vous montrer à l’endroit de vos invités pour de l’obséquiosité…

2 Françoise à Sanguinet, le 07 octobre 2008 à 12:38 :

Je ne connais que moyennement le chanteur (quelques deux ou trois chansons) et pas du tout l’acteur ; donc, je ne me permettrai pas de porter de jugement. Quant au fait qu’il aime, de toute évidence, parler de lui, cela ne me gène pas. Il le fait très bien … et avec un vocabulaire que l’on n’entend que trop rarement aujourd’hui. Et son programme, je l’ai beaucoup apprécié.
Par ailleurs, obséquieux ? Vous cher Olivier ? Sûrement pas. Gentil, poli, aimable, courtois… Oui ! J’ose espérer que l’auditeur en question a utilisé mal à propos ce terme. Très amicalement.

3 igor onnen, le 11 octobre 2008 à 18:12 :

Monsieur Bellamy et Lalanne

Honte à vous d’accepter de salir, le terme est faible, l’andante de la symphonie Haffner de Mozart

Igor Onnen


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