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Elle est née dans l’Arkansas et a vécu la ségrégation raciale dans son pays jusqu’à l’âge de 8 ans. A l’heure où un président noir va peut-être diriger les Etats-Unis, il était intéressant d’entendre Barbara Hendricks nous parler du racisme, de la liberté, des valeurs humaines tout en découvrant son programme. C’était une manière de se placer un peu au-dessus du débat politique et économique. Pas trop bas, pas trop haut, là, à la place du coeur. Merci Barbara. Lire l’article en entier

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L’émission de June Anderson était enregistrée à l’avance. Yann a passé près de deux heures à la “nettoyer” c’est-à-dire enlever les hésitations,  les phrases qui se répètent, etc. Il y en avait près de dix minutes ! Pour l’auditeur, c’est un confort supplémentaire et, pour l’invité, c’est plus valorisant. 

J’ai adoré quand elle a dit qu’elle ne savait pas se vendre. On la sent sincère et pudique. Elle est surtout d’un perfectionnisme hallucinant, dur à vivre pour les autres, comme elle l’a reconnu. 

Pendant l’émission, nous avons un mail d’une personne qui habite Princeton aux Etats-Unis. Ça fait rêver d’avoir des auditeurs à l’autre bout du monde grâce à Internet. Il disait qu’il écoutait June Anderson avec passion et qu’il était venu l’entendre à Paris dans Les puritains de Bellini. Les fous d’opéra sont capable de prendre l’avion pour assister à une représentation et repartir le lendemain. C’est fou ! Certains passionnés suivent une artiste à travers le monde. Sur Radio Classique, on peut avoir les plus grands interprètes à portée d’oreille, sans bouger de chez soi. Pas mal non ? Lire l’article en entier

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Pendant l’émission de Stacey Kent, de nombreux auditeurs ont écrit des mails pour témoigner de leur enthousiasme. Elle a été parfaite : intelligente, cultivée, avec une jolie voix acidulée. Lorsque j’étais rédacteur en chef de l’émission “D’un air entendu” présentée par Daniéla Lumbroso sur Mezzo,  Stacey Kent était venue faire l’émission à Cannes avec Henri Salvador pour une rencontre pleine de surprises. Elle venait de sortir son premier disque et commençait à devenir la coqueluche des médias musicaux. 

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Grimaud, les yeux dans les cieux

Le 28 octobre 2008 à 10:23 par Olivier Bellamy

Le charisme est un phénomène tout à fait inexplicable. Tout Radio Classique était, sans le montrer vraiment, dans un état d’excitation palpable car Hélène Grimaud était dans les locaux. Vous allez peut-être trouver cela totalement ridicule, mais la plupart des hommes et des femmes succombent à son charme. Cela n’a rien de répréhensible sauf que certains critiques perdent tout esprit de discernement lorsqu’elle joue du piano. Ils l’encensent dans une bouffée délirante et, la fois suivante, la descendent en flammes dans un remords. Comme tout le monde, Hélène Grimaud a ses bons et ses mauvais jours, mais c’est une artiste authentique, qui mérite le respect. L’amour, c’est autre chose. Cela ne se mérite pas. Cela se donne, sans compter, sans ratiociner, sinon ce n’est plus de l’amour. Lire l’article en entier

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La tête de Marthe Villalonga lorqu’elle a entendu la voix du pianiste Nikolaï Luganski au bout du fil. Au début, elle n’y croyait pas. Elle venait de dire tout le bien qu’elle pensait de ce pianiste qu’elle avait entendu lors du festival de La Roque d’Anthéron et s’est mise à rire quand j’ai dit : eh bien, justement, il est là… Puis elle a changé de tête : “Ah, c’est vrai ?” Subitement, on était plongé dans “Le coup de sirocco” ! Nikolaï Lugansky a bien voulu se prêter à cette petite surprise radiophonique alors qu’il était quelque part au Kazatzkan.  Lire l’article en entier

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The voice of Catherine Hiegel

Le 24 octobre 2008 à 12:54 par Olivier Bellamy

Catherine Hiegel est une immense actrice. Et quelle voix ! Si l’on sent parfois une légère pointe de dureté dans son caractère bien trempé (une vie dans la maison de Molière, il faut avoir les nerfs solides), son coeur n’a jamais pu résister à quelques notes de musique. Entre Yvonne Printemps (qu’elle a connue) et Maria Callas, Catherine Hiegel a parlé avec beaucoup d’émotion de son papa, le musicologue Pierre Hiegel, qui recevait Samson François ou Georges Cziffra à la maison. Lire l’article en entier

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Quand on entre dans le monde de Pierre Bergé, tout n’est que beauté, luxe et goût parfait. Son programme est truffé de références raffinées qui témoignent d’une vaste et profonde culture. Mais ce n’est pas référentiel et pas du tout consensuel chic. L’homme a ses coups de coeur, ses franches inimitiés, sa mauvaise foi aussi (Fleming !). Mais ceux qu’ils aiment, il était heureux de les faire découvrir ou de les partager avec les auditeurs. Et gare à ceux qui feraient la moue. Car Pierre Bergé a l’intolérance agacée des passionnés.

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Quel destin romanesque, tragique et extraordinaire ! Albina de Boisrouvray vient d’une famille aristocratique, qui a fait fortune dans les étains. Enfant, elle parcourt le monde. Jeune fille, elle devient journaliste de guerre. Elle épouse un guide de haute-montagne qui sauve les touristes imprudents au péril de sa vie. Elle devient productrice de cinéma et fréquente des stars. Son fils, l’amour de sa vie, meurt à vingt-quatre. Il était beau, brillant, intelligent, bon. L’horreur. Lire l’article en entier

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La musique classique et le jazz sont comme des frères ennemis. Ils habitent deux niches contiguës, mais étanches. Quand les classiques se mettent au jazz, ils manquent de liberté. Mais quand les jazzeux se mettent au classique, ils manquent aussi de liberté. Eh oui, le fameux “rubato”, cette manière de ralentir le tempo au moment clé avant de revenir prestement à son rythme. Lire l’article en entier

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La folie Spinosi

Le 18 octobre 2008 à 13:32 par Olivier Bellamy

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Il est corse et vit a Brest où il a épousé une Bretonne. Il joue du violon (comme Vivaldi) et dirige avec feu toute la musique qu’il aime. Et Jean-Christophe Spinosi n’aime pas à moitié (il a justement stigmatisé cette drôle d’expression : comment peut-on “aimer à moitié) : il a trouvé les mots justes pour partager sa passion pour Nikolaus Harnoncourt, Carlos Kleiber ou David Oïstrakh.

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ombre