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Beethoven raffolait des huitres, Mozart avait toujours faim, Schubert mangeait rarement à la sienne, Bach avait un penchant pour la dive bouteille, Dutilleux n’était pas sectaire à la table comme à table. Ces dix portraits de grands compositeurs nous en disent beaucoup sur les hommes qu’ils étaient sans écorner les dieux qu’ils demeurent. Beethoven avait beau être “soupe au lait”, c’est dans les vieux pots qu’il faisait ses meilleures fugues. En un petit livre bien senti, Nathalie Krafft et Michel Portos escaladent les marches du palais et ravissent nos yeux et nos oreilles.
Voici son programme :
•O Amor Jesu
Musiques célestes à la Chapelle Royale
Ensemble Athénaïs (CD distribué par Bayard Musique)
Plage n°8 Salve Regina (Nivers) OU plage n°9 Salve Regina (Lully)

•Tchaïkovsky Trio en la mineur A la mémoire d’un grand artiste

•Prélude de l’acte III Tristan/Wagner
Furtwängler 1953

•Variations Goldberg, 30ème variation
Piano : Nicholas Angelich (Erato)

MADELEINES

-Bach
Gloria de la Messe en si
par Michel Corboz et l’ensemble vocal de Lausanne

-Dans le port d’Amsterdam, Brel, création Olympia 1964

-Beethoven. sonate n°7 op. 10 n°3 en ré majeur : début du Largo (2ème mouvement)
Pianiste : Claudio Arrau (c’est lui, la madeleine) (in intégrale des 32 sonates :Philips)

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Ceux qui s’imaginent que le premier roman de Leïla Slimani est dans le sillage des déballages sexuels auto-fictionnels écrits par des femmes pour épater le bourgeois se trompent lourdement. C’est l’histoire d’une addiction écrite sur un mode “thème et variations” et puis c’est une réflexion sensible sur l’amour. Pourquoi s’aime-t-on ? Comment réagir face à la trahison ? Qui est l’autre ? Et qui suis-je ? Comment avancer ensemble ? Une femme intelligente au style (donc au coeur) pur.
Voici son programme :
requiem de Mozart
impromptu D.935 n°3 de Schubert
Bachianas brasileiras n°5
Concerto pour piano et orchestre n°1 de Chopin

Les Madeleines:

Majnoun et Layla par Mohamed Abdelwahad et Asmahan
Naïma de John Coltrane
Moon river de Henri Mancini

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Grand maître du Grand Orient de France, Daniel Keller est aussi à la tête d’une entreprise automobile de 240 salariés. Il plaide pour une société plus juste, plus solidaire et pour une franc-maçonnerie moins secrète, moins opaque. De commerce agréable, père de trois enfants, il est aussi fou de poésie et de musique.
Voici son programme :
Pour les classiques :
- Final de Tristan et Yseult

- Trio de Schubert (celui de Barry Lindon)

- Les berceaux de Gabriel Fauré

- Début de l’andante de la 5eme de Mahler

-

Pour les madeleines :

- Jean Ferrat : ma France

- Leo ferre : c’est extra

- Maxime Le forestier : dialogue

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Grand succès d’édition et vraie personnalité sympathique ! Grégoire Delacourt est un écrivain sur le tard qui a conservé toute sa fraîcheur. Nulle posture, que des émotions à partager en toute générosité.
Voici son programme :
Les classiques.
Le prologue de Lohengrin, de Wagner.
Il y a certes le Wagner puissant qui fit dire à Woody Allen que lorsqu’il l’entendait, il avait envie d’envahir la Pologne, celui de la Chevauchée des Walkyries dans Apocalypse Now et il y ce prologue incroyable de romantisme, d’élégance.
Le Stabat Mater de Vivaldi, par Andréas Scholl ; notamment le Nisi Diminus.
C’est l’histoire de la perte d’un fils. Cette douleur immense. Vivaldi la raconte avec une pudeur inouïe. La voix de Scholl irradie. C’est très émouvant.
Le String Quartet No.12 in F “American”: ll. Lento, de Dvořák.
J’ai découvert ce morceau grâce à Anna Galiena, la merveilleuse actrice du Mari de la coiffeuse. Elle aimait à l’écouter avant une scène difficile pour elle. C’est une émotion, grave, profonde, terriblement belle. Chaque corde est une parole qui résonne physiquement en moi.
La Nocturne Op.9 No.2, de Chopin.
Je pense que le piano est le plus bel instrument du monde. J’ai eu tant de mal à choisir un morceau. Celui-ci, de Chopin, est la virtuosité même. Comme un texte dans lequel il n’y aurait pas un mot de trop.
Les « madeleines ».
Balanescu Quartet, Aria.
Ce fut une rencontre improbable, au théâtre. C’est le morceau qu’avait choisi Anne Bouvier dans la version théâtrale de La Liste de mes envies, et qui illustrait la perdition de mon personnage à Bruxelles.
Ca a été un choc ; des sons presque comme une arythmie.
C’est cette aria qui m’a accompagné pour l’écriture de mon livre. Qui a dicté l’urgence. Les chapitres courts. Le cœur qui bat plus vite.

Les Paradis perdus, de Christophe.
Christophe, c’est l’un dernier vrai dandy, avec Alain Chamfort sans doute. Le seul auteur que je connaisse qui parle des vêtements qu’il porte dans ses chansons. Il est un parolier étonnant de la mélancolie, des femmes qui s’enfuient, du temps qui s’est perdu. C’est Jean-Michel Jarre qui a écrit la musique.
It’s Wonderful, de Paolo Conte.
C’est une chanson formidable, qu’on rêve d’entendre, d’entre quatre planches, lorsque les gens regarderont le diaporama de votre vie, et qu’ils se diront que partir n’est pas triste, parce que vous en avez bien profité.

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Les musicologues ont ceci d’amusant qu’ils semblent toujours en conversation avec eux-mêmes. L’exégète parle sous le contrôle de son propre contradicteur qui réfute ses arguments, oriente le discours, corrige au fur et à mesure. D’où ces silences et ces hésitations : qui va prendre la parole en premier, le sensible ou son professeur, le musicien ou l’historien ? Parfois ils se lancent en même temps et s’épient craintivement. S’agissant de Chopin, l’homme paradoxe par excellence, l’artiste et son critique le plus impitoyable qui parle en lui, l’exercice atteint son paroxysme.
Voici son programme :
Les trois madeleines sont toutes du Chopin :
- l’enregistrement de Jean Dennery de 1928 (disques parlophone)
- la mazurka n°51 « à Emile Gaillard » par Samson François
- l’Etude op.25 n°1 par Akiko Ebi

Les classiques, également du Chopin :
- la première étude de la plage 6 de l’enregistrement au Wigmore Hall par Nelson Goerner
- la mazurka op 30 n°4 par Horowitz (si possible l’enregistrement du 1/10/2009 au Carnegie Hall)
- la valse op 34 n°1 par Lipatti
- Un enregistrement de Chopin par Akiko Ebi sur un Erard de 1838

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Dan Franck, en voix Off

Le 17 octobre 2014 à 11:28 par Olivier Bellamy

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Off, l’anti-héros de son dernier roman La société (Grasset) a quelque chose de Bartleby, le personnage de Melville. Constat triste mais pas résigné du monde contemporain. Dan Franck nous invite à mieux regarder autour de nous.
Voici son programme :
Madeleines :
Moustaki : Et pourtant dans le monde.
Brassens : Supplique pour être enterré sur la plage de Sète
Toni Child : Heavens Gate

Classiques :
Bach : Livre 1 du Clavier bien tempéré, Fugue in C major
Beethoven : Adagio sostenuto de la 29° sonate, Hammerklavier
Biber : Sonates du Rosaire, More or less.
Marin Marais : Suite d’un goût étranger.

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Elle a réinventé le CD thématique, l’objet précieux, le livre sonore, le voyage musical, musicologique et populaire. Elle crée des tubes. On attend le nouveau Bartoli comme le nouveau Nothomb. Cette année : Saint-Pétersbourg ! Adulée et brocardée, elle reste une star accessible, pudique et passionnée. Viva Bartoli !
Voici son programme :
Mozart / cosi / le trio Space il vento

Rossini / l’italienne à Alger / final du 1er acte, version d’abbado

Raul gimenez / BELLINI - somnombula - air tutto e sciolto

3 madeleines

Chanteuse italienne
Mina / titre: brava

Pavarotti / titre bongiorno

Caruso / lucio dalla

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Né en Louisiane, il a construit un clavicorde avec son père à l’âge de douze ans. Il est venu étudier en Hollande avec Gustav Leonhardt puis s’est installé à Paris où il a créé son ensemble Capriccio Stravagante. Rigueur, forte émotivité, goût de la rhétorique et des chemins de la liberté, Skip Sempé rassemble tous les paradoxes du baroque.
Voici son programme :

Paolo da Firenze - Narcisso Speculando
Mala Punica / Pedro Memelsdorff
harmonia mundi france
Istampita instrumentale : Isabella - Plage 5, 6’27

Amore e morte dell’amore
Roberta Invernizzi / Sonia Prina
naive
Monteverdi - Ohime, dov’e il mio ben - Plage 10, 5’08

Carlos V
Mille Regretz: La Cancion del Emperador
Hesperion XXI / Jordi Savall
Alia Vox
Heinrich Isaac - Fortuna desperata - Plage 1, 4’19

Horowitz at Home
Lizst / Schubert
DG
Valse-Caprice No. 6 - Plage 9, 6’24

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Pat Metheny
Secret Story
Geffen Records
The truth will always be, Plage 12, 9’10

Officium
Jan Garbarek / Hilliard Ensemble
Pace mihi dominum, Plage 1, minutage ?

Yaron Herman - Muse
Muse, Plage 1, 3′20

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C’est par son père que Mireille Mathieu a été initiée aux beautés de l’art lyrique. Ce tailleur de pierre avignonnais qui a donné quatorze enfants à la France du Général avait une voix de ténor et chantait volontiers les grands airs du répertoire - avec l’appui de sa femme qui lui soufflait parfois les paroles. Plus tard, Mireille Mathieu a pris des cours avec Jeanine Reiss qui lui parlait de la Callas et chez qui elle croisait Teresa Berganza ou Ruggiero Raimondi. L’émotion a dû être grande le jour où la chanteuse populaire a pu entonner un duo avec PLacido Domingo qui fut d’une gentillesse exquise. À quand un duo avec Philippe Jaroussky ou un duo des chats avec Cecilia Bartoli ?

Voici son programme :
Maria Callas - Carmen
- Luis Mariano -
- Tino Rossi - la romance de maître patelin

- Pavarotti - la Bohème
- Philippe Jaroussky - aria de haendel
- Cécilia Bartoli
- Placido Domingo - Tosca

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Née dans une voiture entre Bordeaux et Margaux, au milieu des vignes, Annelise Roux était prédestinée pour une vie peu banale. Issue d’une famille de pieds noirs, elle a travaillé dur pour échapper à la malédiction du déclassement imposé par l’Histoire. Et puis la tarentule de l’écriture est venue la visiter et ne l’a plus quittée. D’abord la série noire chez Gallimard puis La solitude de la fleur blanche couronné par l’Académie française. Voici son programme :
1) Mozart, concerto pour clarinette (adagio)

2) Phil Glass, les premières minutes/intro/gazouillements/énumérations/compte à rebours d’Einstein on the beach (avec Bob Wilson)

3) Ravi Shankar & Yehudi Menuhin, West meets East

4) Satie, première Gnosienne/ Alexandre Tharaud, Anne Queffélec ou Brigitte Engerer

3 “madeleines”

1) Nico, These Days issu de l’album Chelsea Girl

2) Leonard Cohen, Everybody knows

3) Thomas Fersen & Marie Trintignant, Pièce montée des grands jours

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ombre