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Il a ce visage intelligent qui plaît aux femmes de goût. Et ce regard mélancolique qui trahit des déconvenues anciennes, des désirs inassouvis, des amours en pointillé. La non réalisation sentimentale offre un terrain fécond au réalisateur de films. Le cinéma est plus beau que la vie, disait François Truffaut. Un seul être vous manque et les salles obscures se repeuplent. Ainsi va le septième art.
Voici son programme :

Classiques :

- Bach, Concerto after Vivaldi BWV575 Sicilienne par A Tharaud

- Chostakovitch, premier piano Concerto premier mouvement par Matsuev

- Poulenc, Sonate pour flûte et piano 1er ou 2

- Ravel, Concerto en sol 2ème

Madeleines :

- Ravi Shankar (par exemple la musique du salon de musique)
- Velvet Underground I am sticking with you
- La musique de Mancini du générique de Breakfast at Tiffany’s

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Rachid Arhab, du CSA au RSA

Le 21 avril 2015 à 09:21 par Olivier Bellamy

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Tant de dirigeants ou d’élus du peuple rejoignent leur corps d’origine après leur mandat. Pourquoi un sage du CSA n’aurait-il pas le droit de réintégrer sa rédaction avant un “sas de désinfection” de trois ans ? Bizarre.
Il vieillit plutôt bien, Rachid Arhab. Mélange de rigueur, d’humour et de sensibilité. Et un beau visage d’homme droit.
Voici son programme :

Classique : Eurydice de Gluck (J’ai perdu mon Eurydice)

Cancion y Danza numéro 6 de Frederico Mompou par Véronique
Fiszman,

Valse numéro 2 de Chostakovitch

7éme de Beethoven(2éme mouvement)

Madeleines :

Ma Liberté de Reggiani

Ma plus belle histoire d’amour de Barbara

Tizi Ouzou (La Maison Bleue) D’Idir et Maxime Leforestier.

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L’écriture est un mystère presque aussi grand que la musique. Même si “le mot est rebattu, et l’arabesque éternellement vierge”, comme l’a souligné Colette, il n’est pas défendu de s’engouffrer dans la langue française toutes voiles dehors et les mâts vers le ciel.
La liturgie naturaliste de Muriel Barbery tente dans La vie des elfes d’approcher la magie du monde et de percer les secrets des relations avec l’invisible.
Avec ses yeux d’écureuil et sa voix de mésange, l’écrivain transmue L’élégance du hérisson en une aventure plus osée, périlleuse. Vermeer veille sur Maria et Clara. Mozart tend l’oreille.
Voici son programme :
Classiques :

- Don Giovanni, Mozart, Ouverture.
- Roméo et Juliette, Prokofiev, Ouverture.
- Didon et Enée, Purcell, Kirsten Flagstad, (When I am laid on earth).
- Bach, Suite pour violoncelle (n’importe laquelle), Yo Yo Ma.

Madeleines :

- Bande originale de Samurai Champloo : Obokuri Eeumi, version vocale.
Ikue Asazaki - Obokuri Eeumi (Samurai Champloo OST)
- Paco de Lucia, Flamenco Virtuoso (Jazz Club), plage 5, Llanto a Càdiz.
- Billie Holliday.

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La radio est un spectacle. Et principalement la radio en direct. Spectacle intime, vocal, mystérieux, mais spectacle tout de même qui demande de la générosité et de la sincérité. Je suis toujours émerveillé quand un invité se donne à 100 %, oubliant sa promo, s’offrant une récréation et offrant du même coup à l’auditeur quelque chose d’exceptionnel, de non convenu, de spontané. Avec de l’humour et de l’autodérision : “Le baryton s’intéresse à la soprano, la soprano s’intéresse au ténor et le ténor s’intéresse à… l’argent.”
Vittorio Grigolo a été formidable. Comme ont pu l’être à ce micro Rolando Villazon, Roberto Alagna, Angela Gheorghiu, Teresa Berganza, Mirera Freni. Libres, vrais, drôles, émouvants. Sans tomber dans la facilité si contemporaine de l’attaque personnelle, du coup de gueule surjoué, de la petite phrase assassine qui fait le buzz.
Ce que je ne savais pas - l’aurais-je su, c’eut été moins vrai et intrusif - c’est que le ténor italien était en proie à un sentiment amoureux, et innocemment, intuitivement, je l’ai amené sur un terrain sensible. Du coup, n’écoutant que son impulsion, il nous a gratifiés d’une lettre intime à l’objet de son tourment totalement improvisée et très belle, sur le fameux intermezzo de Mascagni. Une raison de plus pour l’aimer notre “Pavarottino”. Si aimer contribuait un tant soit peu à consoler du mal d’amour, comme le clou de girofle sur la dent qui souffre.
Voici son programme :
Intermezzo Cavalleria Rusticana
Something’s Coming from West side Story
C’era una Volta in America by Ennio Morricone
Tosca, Lucevan le stelle

Take my breath away
Without you (I can’t live if living is without you), Mariah Carrey version
Dimmi quando tu verrai by Tony Renis

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L’évocation de la Révolution des Oeillets lui a fait monter les larmes aux yeux. Le souvenir de Barbara lui offrant un bouquet de roses pour la remercier d’avoir patienté à la porte du studio aussi.
Mais l’on retiendra en outre son éclat de rire quand, qualifiant sa compatriote Maria-Joao Pires de “caviar”, elle ajouta : “Moi, je suis la morue du peuple.” Avant d’ajouter confuse : “le poisson bien sûr.” Plat national oblige.

Voici son programme :
Boléro de Ravel
Valse sentimentale de Schubert
Ave Maria de Gounod


Madeleines :
Grândola, Villa Morena, la chanson de la Révolution des œillets
Dalida : Gigi
Barbara : J’m'en balance

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Il écrit avec ses tripes. Clair dans sa langue, sombre en lui-même. Vocifère dans le tonneau de Diogène. Mais argumente posément. Honnêtement. Ce n’est pas un faussaire, pas un petit marquis de la philosophie. Il a lu, beaucoup lu. Il écrit beaucoup. A croire qu’il ne dort jamais. Il se trompe forcément, et le reconnaît, enfonce des portes ouvertes, et l’admet, vitupère à tout va, se fait le champion de l’anti-système, pourfend la tour d’ivoire, mais ce n’est pas de la philosophie de comptoir. Plutôt un gueuloir raffiné et intelligent. Il se rêve probablement le Jean-Jacques Rousseau de notre temps. Autant raillé qu’admiré. Il n’en a cure : il existe. Ce qui est capital pour un existentialiste.
Voici son programme :
1. Wagner, Prélude au III° acte de Tristan
2. Callas, Puccini, Tosca
3. Berlioz, une mélodie de Les nuits d’Eté
4. Varese, Amériques

5. Pink Floyd, Atom Heart Mother
6. Mylène Farmer , Je te rends ton amour
7. Alain Bashung, Venus

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Je viens de l’entendre dans cinq sonates à Gaveau. C’est le vrai Beethoven. Puissant, âpre, direct, sans fioritures. Son minéral et chaud, nourri. Le naturel au galop.
Quelques perles dans l’émission. Haydn découvrant les premières sonates du jeune Beethoven qui lui sont dédiées et s’exclamant : “Fini les vacances !” Jean-Bernard Pommier parlant de l’identité française : “l’anarchisme de droit divin”. Tout est dit.
Voici son programme :
• Quatuor de Debussy extrait 1er mouv – LaSalle
• 4ème Malher 4e mouv – Fritz Reiner Chicago
• Requiem de Duruflé – version de Hickox
• Quatuor de Bartok – quatuor Budapest

3 « madeleines »
• cadence concerto violon n° 1 de Chostakovitch (fin du 3e mvt Passacaille) OIstrakh/Mitropoulos
• 3 fugues du saint esprit JS.Bach pour orgue version Walcha
• Extraits de Schubert/Fischer-Dieskau : Winterreise

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Il n’a cessé de travailler sans décrocher son téléphone (trop fatiguant) et continue encore à 80 ans passés. Il fait penser à Rossini qui, composant dans son lit et laissant tomber son papier à musique par terre, recommence un air nouveau par flemme de le ramasser.
Petite précision : les JMF existent toujours et continuent d’être actives. Pardon aux organisateurs.
Voici son programme :
Madeleines :
Gymnopedie, Erik Satie
La petite musique de nuit, Mozart
L’automne, de Vivaldi

Classique :
N’importe quel brandebourgeois de JS Bach
Le concerto de la main gauche, Ravel
Parade, d’Eric Satie (Picasso avait fait les décors)
L’ouverture du Barbier de Seville

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Agnès Soral, soeur de…

Le 09 avril 2015 à 10:17 par Olivier Bellamy

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Danielle Darrieux était Madame de… dans ce sublime film d’Ophüls. Agnès Soral est la soeur de… Un garçon talentueux et brillant dont on n’ose plus prononcer le nom. Et pourtant c’est elle qui a été connue en premier grâce au film Tchao Pantin. Bonne pâte, elle a bien voulu lui donner une part de sa notoriété pour l’aider à vendre ses livres (ils s’appellent Bonnet ou Bonnet de Soral en réalité). Et puis, de provocation en déclaration sulfureuse, de brûlot en condamnation, son frère s’est enfermé dans un délire extrémiste qui l’a rendu infréquentable. A la manière de Dieudonné. Sans excuser ni cautionner ni condamner son frère, Agnès Soral raconte leur enfance, leur relation. Des années sur le divan d’un psy lui ont donné des clés pour mettre des mots sur l’incompréhensible et sur ce qui fait mal. Une finesse naturelle, un humour bien trempé et une plume aisée font le reste. Eric-Emmanuel Schmitt nous avait montré que si Hitler avait été un bon peintre, le pire ne serait peut-être pas advenu. Toutes proportions gardées, Agnès Soral fait de même avec sa propre histoire.
Voici son programme :
Les Classiques:

Moussorgski - Une nuit sur le mont chauve

Nikolaï Rimski-Korsakov - Le vol du Bourdon

Tchaïkovski : Casse Noisette

Franz Schubert - Ave Maria

Les Madeleines:

Les Frères Jacques - La confiture ça dégouline

Joseph Kosma - Rappelle toi Barbara (poème de Jacques Prévert)

Serge Reggiani - Quand j’aurai du vent dans mon crâne

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Nulle trace de vanité ou d’ego sur-dimensionné chez cet artisan de la beauté qui se bâtit telle une oeuvre sociale.
Chaleur, simplicité, amour de la vie et passion pour la musique sont les caractéristiques marquantes de Jean-Claude Malgoire.
Ce natif d’Avignon réalise des miracles à Tourcoing. Puisse-t-il le faire encore longtemps.
Voici son programme :
4 musiques classiques

- Manuel de Falla : Le Tricorne (direction Ozawa)
- Debussy : La Mer (direction Charles Munch)
- Brahms : 2ème symphonie (direction : Karajan) 1er mvt
- Mahler : 3ème symphonie (direction Leonard Bernstein)

4 Madeleines

- Stupid cupid (Connie Francis)
- Jacques Brel « j’veux qu’on rie, j’veux qu’on pleure.. »
- « Only You » les Platters

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ombre