Accueil
Flux RSS

Lettre à Dominique Bona

Le 23 janvier 2019 à 00:52 par Olivier Bellamy

Chère Dominique Bona,
Peut-on encore avoir une vie secrète ? A l’heure de Big Brother, de l’œil de Moscou, et de l’ordinateur du paradis, qui peut se targuer d’avoir une vie secrète ?
Et dans quels termes va-t-elle être révélée ? Dans une langue verte à faire rougir un académicien ou des dénonciations cousues de fil blanc. Ou sur Youtube qui désigne le bouc émissaire, comme d’autres ont eu autrefois une chouette clouée à leur porte. Vous qui avez étudié les sorcières qu’en pensez-vous.
Ah, tout le monde n’a pas la chance d’être un Romain Gary, un Stephan Zweig ou une Colette pour bénéficier de la plume attentive et délicate d’une Dominique Bona, dont le mot à son entrée à l’Académie était « urbanité », une vertu devenue rare.
Sans parler d’un Balzac ou d’un Romain Rolland qui laissent en plus de leur œuvre et de leur mystère, leur portrait sculpté par Stephan Zweig lui-même dont vous dites qu’on se sent « compris, aimé, absous, grâce à lui ».
Mais après tout, qui mieux que soi pour livrer sa part d’ombre. Afin que son « misérable petit tas de secrets » comme disait Malraux devienne une vie secrète, que dis-je « des » vies secrètes sur lesquelles la fameuse collection blanche pose un voile sinon de virginité du moins de cérémonie sacrée.
Mais si parler de soi est une manière de se dissimuler, c’est aussi l’occasion de faire revivre le passé, de rendre chair aux disparus, avec finesse et bienveillance.
Et puisqu’un secret, comme disait Sacha Guitry, est une chose qu’on partage avec une personne à la fois, c’est le lecteur qui est à la fête puisqu’il devient ainsi le proche confident de toutes vos pensées les plus intimes.

Programme :
Chopin : Barcarolle
Debussy : Passepied

- Chimène Badi, « Je viens du Sud »

- Thomas Fersen et Marie Trintignant « Pièce montée des grands jours »

Portrait :
https://www.youtube.com/watch?v=6VAwFGTa5rs

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Nolwenn Leroy

Le 21 janvier 2019 à 21:55 par Olivier Bellamy

Chère Nolwenn Leroy,
J’ai lu quelque part que votre voix provoquait du bien-être et que cela avait été prouvé scientifiquement. Je peux ajouter que vous regarder n’est pas non plus une source de souffrance insupportable.
Je ne suis pas un scientifique, juste un amateur, mais je pense qu’il y a trois raisons à cela. D’abord c’est une question de timbre. Le vôtre a quelque chose de crémeux, de velouté. Ensuite, il y a une fabuleuse technique classique chez vous, parfaitement adaptée à votre voix, à votre tempérament. Un legato naturel.
Donc voix crémeuse et legato, cela nous donne « legato à la crème » comme si nous étions dans une pâtisserie de luxe. Et ce qui est merveilleux c’est que l’on peut vous écouter toute la journée sans prendre un seul gramme. Et comme en plus vous êtes du signe de la Balance, on est tranquille.
Troisième raison. Il a quelque chose dans votre sensibilité qui fait du bien. La Balance y est pour peut-être un peu pour quelque chose, vous cherchez l’harmonie et vous la partagez. On sent que vous vous êtes construite dans une recherche d’équilibre entre ombre et lumière. Et l’envol de votre voix, toujours rattaché à son centre de gravité.
Vous auriez été une négociatrice hors-pair dans des conflits compliqués. La diplomatie a peut-être perdu une ambassadrice de choc, mais l’art a gagné une missionnaire, et même une religieuse. Crème dans la voix, chou dans le caractère, c’est pour mieux vous manger mon enfant.

Programme :
Maria CALLAS - ANDREA CHÉNIER - « La Mamma Morta » 

MADELEINES
Air de STEFANO dans « ROMÉO & JULIETTE » de Charles GOUNOD « Depuis hier, je cherche en vain mon maître… » (Acte III)

DEBUSSY « Children’s Corner » - IDoctor Gradus ad Parnassum - Modérément Animé

Portrait / Renaud CAPUÇON - Cinema - « Calling You » en duo avec Nolwenn Leroy (PORTRAIT)

Maria Callas : La Wally

2 commentaires Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Eric-Emmanuel Schmitt

Le 18 janvier 2019 à 19:57 par Olivier Bellamy

Cher Eric-Emmanuel Schmitt,
Puisque tout a été dit et écrit, que nous reste-t-il ? Eh bien d’abord lire ce qui a été écrit, éprouver ce qui a été dit, et puis écrire aussi simplement que si c’était dit.
N’est-ce pas ainsi que vous avez grandi. D’abord aimer. Et puis apprendre. Mais aussi comprendre, relier. D’où viennent ces larmes que nous donne Cyrano de Bergerac ? Quel est ce mystère qui se niche derrière trois notes de Mozart ou quelques accords de Chopin. Pourquoi Bizet appartient-il lui aussi à cette famille.
Jouer, écrire, parler, ne pas seulement penser, mais ressentir.
Quel est ce secret qui relie Molière et Chaplin ? Qu’ont-ils découvert ? Est-ce bien visible, là, devant nous, tandis que nous passons sans le voir et que nous brouillons les cartes. Ou est-ce profondément caché et recouvert de la poussière des préjugés, des traditions, des mensonges.
Et si vous aviez compris que ce qui compte, c’est le chemin. Que l’important ce n’est pas tant le ciel mais ce qu’il y a entre le ciel et nous. Comme la musique. Si quelques notes suffisent pour être au paradis, pourquoi ne pas retrouver l’harmonie des mots, le rythme des phrases.
Mais je n’ai fait que poser des questions. C’est peut-être ça vivre avant que la mort y réponde. Et sans doute que l’art c’est d’apprendre non pas à pas voir l’invisible, mais à goûter, sentir, entendre ce qui n’est pas visible. Non ?

Programme :
Madeleine : 
la Sicilienne de Bach jouée par Dinu Lipatti
Le duo de Pamina et Papageno dans le Flûte enchantée de Mozart
 
Classique :
Danse slave N2, Dvorak à l’orchestre
Io sono l’umilie ancilla de Cilea, extrait d’Adrienne Lecouvreur par Montserrat Caballe

Portrait - Galuppi / Sonate n° 5

2 commentaires Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Pierre Palmade

Le 17 janvier 2019 à 19:58 par Olivier Bellamy

Cher Pierre Palmade,
Je suis bien embêté parce que je n’ai rien de spécial à vous écrire… Si je pourrais dire que j’aime ce que vous faites, mais c’est un peu plat. Ou que j’ai une amie qui vous adore, mais ça vous fait une belle jambe.
Je pourrais aussi faire mon malin. Mais essayer d’être drôle face à quelqu’un qui est très fort là-dedans, c’est un peu comme faire des vocalises devant Cecilia Bartoli ou dribler avec Tony Parker. Faut être culotté.
Et puis écrire à quelqu’un qui a réussi, ça a toujours l’air d’essayer d’obtenir quelque chose de lui. Vous avez remarqué ? Alors je crains que vous ne pensiez que je veuille vous parler de mon petit neveu. Il est impayable, qu’est-ce qu’il nous fait rire le dimanche, à table. Ah si vous pouviez un peu l’aider. Pour vous, ce n’est rien, mais pour lui, ce serait beaucoup. Mais je ne vous en parlerai pas parce que vous ne devez pas avoir le temps…
Et puis, il y a une autre chose qui me gêne. C’est de vous lire cette lettre au lieu de vous l’envoyer. Vous allez peut-être penser : ah ! le radin, il a voulu économiser un timbre. Ou alors : est-ce qu’il croit que je ne sais pas lire ? Toutes ces choses quoi.
Bon allez, je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Et puis je ne signe pas, tiens. Comme ça, au moins, ben, vous n’saurez pas d’où ça vient.

Programme :
« L’été de vivaldi »
Chopin : Etude n° 3 op. 10.

Madeleines  :
« Still loving you » de Scorpions
Et
« Old and wise » d’Alan person project !

Portrait : Valse du petit chien de Chopin

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Gilbert Montagné

Le 16 janvier 2019 à 23:51 par Olivier Bellamy

Cher Gilbert Montagné
Je me souviens d’un slogan autrefois qui disait : « La vue, c’est la vie ». Il s’agissait d’une campagne de prévention incitant nos concitoyens à préserver leurs yeux en allant régulièrement consulter l’ophtalmologiste, du temps où l’on pouvait avoir un rendez-vous facilement.
Mais les meilleures intentions du monde contiennent parfois des conséquences inattendues.
Ainsi je me souviens très bien m’être dit : si la vue c’est la vie, ça veut dire que les aveugles n’ont pas de vie ou qu’on les considère comme morts. Il faut se méfier des slogans. L’intelligence de l’esprit ne rejoint pas toujours celle du cœur.
Non seulement vous êtes la preuve vivante que vous êtes bien vivant, Gilbert Montagné, mais votre parcours nous montre que l’important ce n’est pas le nombre des dons reçus ou non à la naissance, mais ce qu’on en fait.
L’égalité n’est donc pas une promesse de bonheur, et une inégalité peut au contraire vous pousser à exprimer ce que vous avez de différent.
Au lieu de nous plaindre de ce que nous n’avons pas, il nous serait profitable de développer ce que nous avons.
Et pourquoi pas chanter l’un de vos grands succès
Qui contient un secret, Gilbert : « On va s’aimer ».

Programme :
2 classiques :

- L’enfant et les sortilèges de Maurice Ravel
– Tableaux d’une exposition Moussorgsky

Madeleines  :

– De l’autre côté de la rue en Edith Piaf
– There is a place for us (West side Story)

Portrait / Rodrigo : Concerto d’Aranjuez (mvt lent)

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Franck Dubosc

Le 16 janvier 2019 à 00:08 par Olivier Bellamy

Cher Franck Dubosc,
Vous êtes au milieu du gué. Enfin, que votre famille se rassure, vous n’avez pas viré votre cuti, vous êtes au milieu de cette grande aventure que l’on nomme la vie. Pour l’instant, tout vous a souri. Après des débuts laborieux, car l’originalité peine à s’imposer, on peut dire que vous êtes au zénith de votre carrière. Zéniths que vous fréquentez plus souvent que les MJC de quartier.
Mais si le pauvre rêve de devenir riche, le riche craint de redevenir pauvre. Le roi du rire redoute le bureau des pleurs. De quitter les plateaux de télé pour finir devant un plateau-télé. D’arrêter de tourner Camping et de vivre dans un camping.
Alors vous vous donnez « Fifty Fifty » pour continuer à manger de la brioche au lieu… de l’avoir sur le bide.
Mais là je vous rassure. Vous avez des atouts.
D’abord l’humour. Qui vous permet de séduire qui vous voulez, ou de supporter l’échec avec panache.
Ensuite vos yeux bleus. Vous serez forcément un vieillard délicieux. Regardez Jean d’Ormesson. Et comme lui, vous continuerez à nous donner des nouvelles du ciel, puisqu’il est déjà dans votre regard.
Alors la recette, je vous la donne : fifty, vous nous faites rire, et fifty vous nous donnez de l’émotion. Autrement dit, ne changez rien.

Programme :
Madeleines : 
Marche funèbre de Wagner (Crépuscule)
Bolero de Ravel 

Classiques : 
Carnaval des animaux Camille Saint Saens 
Concerto 2 de rachmaninov

Portrait
Vivaldi : Concerto pour violon RV 356 (1er mvt)
Mystère :
https://www.youtube.com/watch?v=QeZkLV3ZjeI

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à André Tubeuf

Le 14 janvier 2019 à 22:47 par Olivier Bellamy

Cher André Tubeuf,
La musique est enfant de bohême, elle n’est pas là pour que nous rentrions au quartier pour l’appel.
D’où la difficulté d’un métier comme le nôtre.
En la décrivant, cette musique, ne risquons-nous pas de passer à côté, d’écouter notre bavardage au lieu de faire silence et d’approcher son âme. En agissant comme des gardiens du temple exigeant le respect de la loi, n’échappons-nous pas au mystère de la foi.
Depuis que je vous lis, je voulais vous dire que vous nous avez préservé de l’orgueilleuse manie du pharisien, en aimant, en admirant, en écoutant à genoux. Au lieu de jouir de la toute-puissance qui vous était attribuée, vous avez mis votre sensibilité et votre habileté au service du miracle indicible et éphémère de l’émotion musicale.
Il fallait garder la mémoire de ces moments essentiels qui élèvent une communauté en civilisation, cristallisent le temps en légende et transforment la beauté fragile d’un instant en poussière d’éternité. Pas pour dire « Nous y étions », mais pour désigner l’inaccessible étoile aux générations futures. Vous avez humblement fait acte de témoin. Vous avez dédaigné la toge de Ponce-Pilate pour empoigner la plume de l’évangéliste.
Voilà l’immense tache que vous vous êtes assignée. Raconter le glorieux sacrifice d’une poignée d’élus et mettre des mots sur un acte d’amour. Et pour nous avoir montré ce chemin jonché d’épines avec comme seule récompense le chant des oiseaux et le parfum des roses, André Tubeuf, merci.

Programme :
En madeleines je souhiterais Marilyn Monroe dans l’air de la Rivière sans retour, The River of no return; et the Lads in their hundreds, plage  27 dans le CD de Bryn Terfel intitulé the Vagabond.
Sinon, je voudrais en plus classique
Lili Kraus dans  le  larghetto du 24° de Mozart en ut mineur K 491 avec son Orchestre de Festival chez Sony
et
Rudolf Serkin dans le Scherzo et Trio, 3° mouvement de la sonate en si bémol D 960

Portrait : Lipatti Scarlatti 380

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Jean des Cars

Le 12 janvier 2019 à 00:26 par Olivier Bellamy

*** ECOUTER L’EMISSION SUR https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/passion-classique/#livePlayer *************

Cher Jean des Cars,
Vous connaissez la formule. « Le journaliste est un historien du présent, et l’historien un journaliste du passé. »
Certains parviennent à devenir les deux et à bâtir ce qu’on appelle une œuvre d’écrivain. C’est votre cas.
Après tout, que les personnages soient de fiction ou qu’ils aient existé, l’essentiel est d’être juste et de présenter les choses de telle façon qu’on comprenne mieux le monde et qu’on en saisisse toutes les complexités avec une grande clarté.
En racontant le destin des Romanov, des Habsbourg, des Windsor, des Grimaldi, des grandes dynasties qui ont traversé les âges, vous vous êtes toujours tenu à un devoir d’authenticité abreuvée aux sources les plus fiables, en jouant sur les charmes du récit, sans tomber dans les pièges du romanesque.
On lit Jean des Cars pour savoir, pour comprendre et pour aller plus loin qu’une simple idée reçue.
Votre Reine Elizabeth est bien vivante. On la voit, on l’accompagne. Vous nous donnez l’occasion unique de partager ses pensées et son intimité. Et sous les feux de la couronne, on découvre, un dévouement sans égal. Dévouement dont vous êtes imprégné, à en croire cette manière d’être au plus près de son sujet, comme on l’est de ses sujets. Noblesse oblige.

Programme :
1) Souvenirs d’enfance:
Musique du film “Les Vacances de M. Hulot”, composée par Alain Romans. Le titre est “ Quel temps fait-il à Paris?”. Une bande originale en accord parfait avec ce film nostalgique de 1953.
Etant passionné de cirque (une tradition familiale), j’ai  été, si je puis dire, élevé avec “L’entrée des Gladiateurs” du compositeur tchèque  Julius Fucik, datant, je pense, de la fin du XIX e siècle, entre 1895 et 1900. Un modèle de la musique de cirque qui est un genre que j’apprécie beaucoup et qui fait partie de la magie du cirque.
2) Airs classiques:
“La Marche de Radetzky” de Johann Strauss Père, composée en 1848 pour célébrer une victoire autrichienne sur des Piémontais en révolte contre l’occupation autrichienne en Lombardie –Vénétie, au début du règne du jeune empereur François-Joseph. Cette célèbre marche est traditionnellement interprétée à la fin du Concert du Nouvel An à Vienne. Le public l’accompagne en frappant dans ses mains, ce qui a été le réflexe des officiers autrichiens dès qu’ils entendirent cette irrésistible marche…
La prière de Tosca, au IIème acte de ce chef d’oeuvre de Puccini, bouleversant, poignant, si possible par la Callas.
Portrait : Pomp and Circonstances n° 1 de Elgar

2 commentaires Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Catherine Cusset

Le 11 janvier 2019 à 15:09 par Olivier Bellamy

Chère Catherine Cusset,
Pour un écrivain, avoir le sens du titre, c’est comme pour un ténor, d’avoir un contre-ut.
Et vous avez le sens du titre. Vous avez le contre-ut.
Par exemple, l’un de vos premiers livres s’intitulait « Jouir ». Quelle promesse pour un lecteur ! Et puis c’est quand même plus attirant dans une librairie que « Phénoménologie herméneutique ».
Ensuite il y a eu « La haine de la famille ». Bien sûr, on pense au célèbre « Famille je vous hais », d’André Gide, mais avec quelque chose de plus définitif, donc de plus inquiétant. Excellent titre.
Je pense aussi à « Confessions d’une radine ». Alors là chapeau. Même Molière paraît étriqué avec son Avare. Alors que tout le monde se croit généreux en accusant les autres de pingrerie, voici quelqu’un qui avoue le contraire. Très fort.
Enfin il y a « L’autre qu’on adorait ». Là vous avez pioché chez Léo Ferré une de ces expressions mystérieuses qui attirent l’œil et l’oreille en même temps. Aussitôt résonne dans nos têtes « L’autre qu’on devinait au détour d’un regard / Entre les mots, entre les lignes et sous le fard… » Et votre livre devient aussi entêtant qu’un chef-d’œuvre de la chanson française. Bravo !
Mais alors le dernier : « Vie de David Hockney ». Tout d’un coup, c’est d’un plat. Je me suis dit : aurait-elle perdu son contre-ut. Et puis je me suis rendu compte qu’avec votre nom, Catherine Cusset, ça formait un alexandrin qui rimait à l’hémistiche. Vous n’évoquiez plus une chanson, vous en commenciez une. Là on réclame un bis.

Programme :
I’m your man de Leonard Cohen et
Take a Walk on the Wild Side de Lou Reed pour les madeleines.

Concerto Brandebourgeois no 5 de JS Bach et
Nocturne OP. 9 no 2 de Chopin.

Mendelssohn : Romances sans paroles op. 19 n° 1 « Doux souvenirs »

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Michèle Bernier

Le 09 janvier 2019 à 23:26 par Olivier Bellamy

michele-bernier-ob.jpg

Chère Michèle Barnier,
- non Bernier
Grâce à vous, l’Union européenne va sortir du tunnel où elle est plongée depuis trop longtemps. Votre négociation sur le Brexit est un modèle du genre.
(non, moi c’est Michèle Bernier, la comédienne)
Grâce à vous l’Europe… va exister en trois tailles. Il y aura la grande Europe, l’Europe resserrée. Et puis l’Europe du rire. Nous allons enfin quitter la grisaille des technocrates de Bruxelles et sauter comme des cabris en criant « Europe, Europe, Europe »
Et même puisqu’elle existe en trois tailles : « Eu-robe à fleurs, Eu-robe à bretelles, Eu-robe à frous-frous.
Avec la loi du pollueur-payeur, les Gros Navion ont du souci à se faire. Et là encore sans votre spectacle, la prise de conscience n’aurait pas été aussi forte.
Vous avez su, chère Michèle Barnier (Bernier), créer un consortium de Filles, en rameutant toutes les Stagiaires et les Grosses Têtes de l’Europe. Après votre spectacle Le Démon de Midi, on parle encore, à Strasbourg, d’une loi sur les saucisses qui existent désormais en plusieurs tailles. Il y a maintenant les grandes saucisses, les moyennes saucisses et même les petites saucisses. A chaque pot son couvercle, et les vaches seront bien gardées.
Mais je préfère vous le dire tout de go et sans ambages, chère Michèle Barnier (Bernier), dans le respect des institutions et la sauvegarde des bonnes mœurs : « Je préfère que nous restions amis. »
Vive la République, vive la France et “Vive Demain” !

Programme :
MAURANE le prélude de Bach
Claude Nougaro A bout de souffle

Lettre à Élise de Beethoven et la marche de Radetzki de Strauss

Portrait
Quatuor op. 25 n° 1 de Brahms / 4e mvt Alla zingarese

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

ombre