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FOG, l’arracheur du dedans

Le 16 avril 2016 à 10:40 par Olivier Bellamy

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Je relis quelques aphorismes de Karl Kraus. Notamment sur les journalistes qu’il exècre : “Les journaux ne sont pas loin d’être à la vie ce que les cartomanciennes sont à la métaphysique” ou “Les journalistes sont stimulés par les délais. Ils écrivent plus mal quand ils ont du temps.” Et aussi cela, savoureux : “Point commun entre la prostitution et le journalisme : la capacité de ne pas ressentir quoi que ce soit. Avantage de la prostitution sur le journalisme : la possibilité de ressentir quelque chose n’est pas exclue.”
Mais Franz-Olivier Giesbert ne simule pas seulement comme un journaliste, il ment aussi très bien comme écrivain. Ou comme une Arracheuse de dents. Quelle ironie que ces lignes moqueuses soient écrites par un Bel Ami. Les cyniques aussi ont leurs pudeurs et leurs quarts d’heure de sincérité.

Voici son programme :

-J. Strauss, Marche de Radetzky, N. Harnoncourt dirige l’Orchestre Philharmonique de Vienne
- Puccini, Tosca : “E lucevan le stelle”, L. Pavarotti
- Beethoven, Concerto pour violon et orchestre, final, Y. Menuhin

Pour les Madeleines :

- Louis Armstrong, “What a wonderfull World”
- Chico and the Gypsies, “Pharaon”
- Derek and the Dominos, “Leila”, Eric Clapton (guitare)

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La passion amoureuse de René Guitton pour l’Orient a intéressé tout le monde, mais c’est l’anecdote de Liz Taylor s’agenouillant devant Mademoiselle Arletty pour lui baiser la main qui a ému chacun.

Voici son programme :

- Verdi, Aïda, “Les Trompettes”
- Berlioz, La mort de Cléopâtre, Louis Langrée dirige Véronique Gens et l’Orchestre National de Lyon
- R. Strauss, Ainsi parlait Zarathoustra

Pour les Madeleines…

- Astor Piazzola, Adios Nonino
- Hector Villa Lobos, Bachianas Brasileiras n°5
- Khatchaturian, Masacarade, “Valse”

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Il n’est pas sourd comme un pot (lyonnais) même s’il prétend l’être pour mieux préserver sa liberté de pensée et ses marges de manoeuvre. Il est à l’écoute sur tout et réagit au quart de tour. Quant au groupe, il est en pleine expansion et participe de l’allongement de l’espérance de vie de l’humanité puisqu’on a réussi à inonder la planète avec une nourriture de nouveau-né.
Formidable évocation de l’amitié de Slava avec Antoine Riboud et discours fédérateur sans langue de bois sur l’entreprise.

Longue vie aux Rencontres musicales d’Evian et un cordial salut au Quatuor Modigliani !

Voici son programme :

- Mendelssohn, Quatuor à cordes en la mineur op. 13, 3ème mvt, Quatuor Modigliani
- Bach, Suite pour violoncelle n°1, “Prélude”, M. Rostropovitch
- Schubert, Quintette La Truite, 4ème mvt, J-M Luisada, Quatuor Modigliani

Et pour les Madeleines :

- MC Solaar, “Caroline”
- Gloria Gaynor,”I will survive”
- Queen, “We will rock you”

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Editeur et historien, membre de l’Académie française, Pierre Nora a consacré une grande partie de sa vie aux “lieux de mémoire”, à l’identité française. Pour construire un avenir solide dans un monde incertain, mieux vaut se souvenir précisément des fondations. Le travail, c’est la poursuite de l’oeuvre du père : réparer nos fêlures, colmater nos amnésies, soigner notre stature sans un regard pour les rebouteux de la posture. La musique, c’est la part de la mère, silence, obéissance, exaltation intérieure.

Voici son programme :

- Beethoven, Romance pour violon et orchestre en fa majeur, D. Oïstrakh
- Schubert, Trio Notturno en mi b majeur,  D 897, Yehudi et Hephzibah Menuhin, Maurice Gendon
- Mozart, Les Noces de Figaro, Air du Pardon

Pour les Madeleines…

- A. Renard et J.B. Clément, “Le Temps des Cerises”, par Mouloudji
- Edith Piaf, “Non, je ne regrette rien”
- Mendez, “Cucurrucucu Paloma”, par Caetano Veloso

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Sans générosité, l’art est froid, sec. Sans travail, la musique est brouillonne. Liane Foly est une bosseuse généreuse qui, en terme de talents, n’a eu que l’embarras du choix. Presque trop puisqu’elle a pu papillonner avec grâce au lieu de cultiver âprement son champ (chant ?) de luzerne.
Emotion, sincérité, tout était réuni pour faire une émission formidable.

Voici son programme :

- Debussy, Clair de Lune, K. Buniatishvilli
- Malher, Symphonie n°5, “Adagietto”, dirigée par C. Abbado

Et pour les Madeleines…

- Georges Michael, “Cowboys and angels”
- Bruno Mars / Mark Ronson, “Uptown funk”
- Barbra Streisand, “The way he makes me feel”

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La Nuit de la Voix nous permet toujours de découvrir des personnalités étonnantes. Cette année, c’est Simon Pierre Bestion qui, avec son ensemble La Tempête, fait entrer un air frais dans notre jardin musical.

Voici son programme :

- Monteverdi, Les Vêpres de la Vierge, “Duo Seraphim”, S. Kuijken dirige La Petite Bande
- Stravinsky, Le Sacre du printemps, “L’Adoration de la Terre”, L. Bernstein dirige l’Orchestre Philharmonique d’Israel
- Florentz, L’Anneau de Salomon, “Procession des Djinns”, par l’Orchestre National des Pays de Loire  dirigé par H. Soudant

Pour les Madeleines…

- Bach, Variations Goldberg, “Aria initiale” par Glenn Gould
- Debussy, La Mer, “Dialogue du vent et de la mer”
- The Beatles, “And I love her”

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La passion, ce n’est pas s’agiter, parler fort et bousculer autrui. Cela peut être une voix très douce, très persuasive, comme celle de Christina Pluhar qui peut soulever des montagnes.
L’absolu, ce n’est pas forcément une solution à l’exclusion de toutes les autres. Ce peut-être justement dans le mélange des genres initié par L’Arpeggiata mais poussé jusqu’au bout, sans peur du qu’en-dira-t-on.

Une vraie rencontre artistique.

Voici son programme :

- Vivaldi, Nisi Dominus, “Cum dederit delectis”,  P. Jaroussky & l’Ensemble Matheus, J.C. Spinosi
- Nauwach, Jetz und kömt die Nacht herein, A. Scholl

Et pour les Madeleines…

- Mozart, Symphonie n°40 en sol mineur, “Andante”, F. Bruggen dirige l’Orchestre du 18ème siècle 
- Monteverdi, Orfeo, “Dal mio Parnasso”, N. Harnoncourt dirige le Concentus Musicus de Vienne
- Bach, Passion selon saint Matthieu, “Kommt, Ihr Töchter, Helft mir klagen” (Choeur d’introduction), G. Leonhardt dirige La Petite Bande

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Souvent les directeurs d’institutions pèchent par pudeur. Ils se cachent derrière les chiffres ou le sabir des technocrates. Ce n’est pas le cas de Michel Franck qui est avant tout un mélomane passionné, pas un énarque parachuté. L’avantage avec la musique classique, c’est que ça n’intéresse pas assez de monde pour qu’on y recase les copains, les coquins, et qu’on y rencontre rarement d’incompétents. Non seulement Michel Franck est très compétent, mais il possède ce supplément d’âme qui transforme une saison en histoire d’amour et une émission en vrai moment de partage musical.

Voici son programme :

- Chopin, Nocturne n°20 en do dièse mineur (opus posthume), “Lento con gran espressione”, Grigori Sokolov
- Mozart, Don Giovanni, Entrée du commandeur, Jérémie Rhorer (dir.)
- Beethoven, Quatuor n°14 opus 131 en do dièse mineur, “Allegro”, Quatuor Alban Berg

Et pour les Madeleines…

- R. Strauss, Elektra, “Scène de la reconnaissance d’Oreste”, Hans Sotin, Birgit Nilsson, Karl Böhm
- Maria Bethânia, “Ronda”
- Jean Ferrat, “Les Poètes”, texte d’Aragon

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Entre Plus belle la vie et une pièce de Tremblay au Théâtre du Marais, on peut vraiment parler d’un grand écart. Un peu comme de passer de Pif Gadget à Simone de Beauvoir. Est-ce pour cela que j’ai trouvé Marwan Berreni dans un état proche de la schizophrénie ? Sympathique et intelligent, mais déphasé. Peut-être parce qu’il sortait d’une interview télé - ah ! ces parcours médiatiques réclament un entraînement intensif pour rester zen et naturel tout en encaissant les variations d’altitude. Une chose est sûre : la sensibilité ne peut pas s’exprimer dans un positivisme à tout crin calibré pour résister à la pression extérieure. Un acteur doit plutôt capter l’invisible. Sinon il reste un charmant jouet mécanique. On ne peut pas grandir et évoluer dans un feuilleton à succès. Seulement être l’esclave du succès et du public. Mais il le sait. Sinon il ne jouerait pas au Théâtre du Marais. Aura-t-il le courage de lâcher l’ombre dorée pour la proie véritable des seigneurs ?

Voici son programme :

- Mozart, Concerto pour piano n° 23 en La majeur, “Adagio”M.J.Pires (piano), Orchestre Mozarteum Salzbourg, F.Brüggen (dir.)
- Vivaldi, Nisi Dominus, “Cum dederit”, Andreas Scholl
- Chilly Gonzales, Gogol

Pour les Madeleines :

- Alain Souchon, “Le Baiser”
- Elizabeth Cotten, “Freight Train”
- Johnny Cash, “Folsom prison blues”

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Et surtout, c’est généreux. Jean-Luc Petitrenaud vient dans Passion Classique comme dans une auberge espagnole : il apporte son coeur, ses tripes, sa cervelle et nous mitonne tout ça avec la grâce de l’improvisateur, sans notes et sans filet… de boeuf évidemment.

Voici son programme :

- Saint-Saëns, Romance pour violoncelle et piano, Henri Demarquette et Brigitte Engerer
- Satie, Je te veux (arrangement pour piano), par Anne Queffélec 

Madeleines :

- Luis Mariano, “La belle de Cadix”
- Lucio Dalla,  ”Caruso” par Luciano Pavarotti  et Florent Pagny
- Les Dockers du port de Gênes, “Trallalero Genovese” (Traditionnel génois) 

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ombre