Pierre Boulez avait dit un jour que les chefs d’orchestre qui voulaient diriger à l’Opéra devaient avoir une certaine culture théâtrale (et, inversement, une certaine culture musicale devrait être requise côté metteurs en scène s’attaquant au lyrique). De la même manière, Bruno Coulais nous rappelle que pour être compositeur de musique de films, il faut bien sûr être un bon compositeur, mais aussi s’intéresser au cinéma, connaître les grands chefs-d’oeuvre du 7e art.
Loin des dogmes, des querelles esthétiques et des chapelles, Bruno Coulais fait son miel de toutes les fleurs sonores. Connaissant parfaitement l’histoire de la musique, admiratif de Boulez comme de Connesson, curieux en tout, attentif à tout, il possède un langage original qui, en toute discrétion, fait le tour du monde. Chapeau l’artiste !
Voici son programme :
Janacek
Dans les Brumes Alain Planes (Andante)
Emil Gilels early recordings
Le rappel des oiseaux Rameau
Couperin
leçons de ténèbres
Première leçon II Aleph…
Alfred Deller
Ravel
Daphnis et Chloé
IX lent. moins lent .très libre
Claudio Abbado London symphony
Madeleines
Léo Ferré
Merde à Vauban
Jacques Dutronc
Il est 5 heures Paris s’éveille
Serge Reggiani
Paris ma rose
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Avoir le courage de prendre du recul pour penser par soi-même et rester vivant. Tel est le credo de l’écrivain Daniel Duigou qui a choisi de vivre en ermite dans le sud du Maroc, prêtre parmi les musulmans, occidental entre arabes et berbères, libre penseur au milieu de la réalité toujours difficile quand on l’affronte de face. Retraite n’est pas fuite, mais acte délibéré de s’éloigner de la tour de Babel pour mieux appréhender le monde.
Voici son programme :
Classique
Monteverdi. Extrait de Vêpres de la Bienheureuse Vierge Marie
Schubert Lied par Elisabeth Schwarzkopf
JB Bach par Glenn Gould
Pergolèse. Stabat Mater
Puccini. La bohême.
Madeleines
Leonard Cohen. Suzanne
Idir. A Vava Oniva
Starmania. Le monde est stone
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Il sait si bien raconter des histoires, Didier Decoin, qu’on l’écouterait toute la nuit.
Ses personnages sont comme ses enfants dont il relate avec tendresse les frasques et les ressorts.
Il a l’art d’humaniser tout ce qu’il touche. La petite histoire rejoint la grande. Qu’attendre de plus d’un authentique écrivain ?
Voici son programme :
Concerto pour violon en ré majeur op. 35 de Tchaïkovski
Sanctus de la Messe de sainte Cécile de Charles Gounod
4ème mouvement de la symphonie n°5 de Chostakovitch (de préférence sous la direction de Léonard Bernstein)
La Bohème de Puccini : Mi chiamano Mimi, dans l’interprétation d’Anna Netrebko
2 – Les « madeleines » :
English Waltz de Miklos Rozsa, extrait de la B.O. du film The Private life of Sherlock Holmes
La Complainte de la Butte par Cora Vaucaire
Jeanne par Laurent Voulzy
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Elle s’est livrée avec franchise et élégance. Mireille Dumas a plus l’habitude de recueillir les confidences que de s’épancher, mais elle a accepté de jouer le jeu. J’avais donc l’impression d’être la Mireille Dumas de Mireille Dumas. En trente ans de télévision, elle aura réussi à réunir de façon virtuose l’intime et l’universel sans jamais quitter ce fil ténu qui autorise la résonance d’un destin particulier auprès d’un large public.
Voici son programme :
Air de Casta Diva dans Norma (la Callas)
- Duo des fleurs de Lakmé
- Nessun dorma de Turandot de Puccini (Pavarotti)
- La poupée d’Olympia les contes d’Hoffman d’Offenbach
Pour les « madeleines » :
Enfance : la vie en Rose (Piaf)
Obligatoire : C’est extra Léo Ferré
Incontournable : Stand up get up Bob Marley
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Pas besoin d’être oenologue ou vigneron, musicologue ou instrumentiste pour être ému et prendre du plaisir en goûtant un grand vin ou en écoutant un beau morceau de musique, fruits du travail de l’homme touché par une sorte de grâce. C’est ce qu’a voulu nous faire partager Denis Dubourdieu qui place la sensibilité devant la technique qui n’est qu’un moyen.
Belle visite à Bordeaux où j’ai été ravi de rencontrer des auditeurs passionnés, à la librairie La Machine à Lire, merveilleux lieu de culture et d’échange, puis au nouvel auditorium de la ville admirablement conduite par Alain Juppé qui prépare un Dictionnaire amoureux de Bordeaux.
Voici son programme :
Les Morceaux de Musique classique
1: sonate K 466 en fa mineur de Domenico Scarlatti, Marcela Roggeri
2 : suite pour violoncelle n° 1 en sol majeur de J.S. Bach, BWV 1007, Anne Gastinel
3 : introduction et rondo capricioso Camille Saint Saens, James Ehnes, orchestre symphonique du Québec
4 : Scènes de la forêt, op. 82. L’oiseau prophète de Robert Schumann par Maria Joao Pires
Les madeleines musicales
1: Ave verum de Mozart K618 par The Choir of Trinity College (Cambridge) Alicia de Larocha, Sir Colin Davis
2: Riders on the storm : The Doors, Jim Morrison
3: Symphonie n°5 de Mahler : adagietto, Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, Alain Lombard
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Il a beaucoup écrit et sait reconnaître ses erreurs avec une grande honnêteté. On lui doit des biographies magnifiques et la passion ne l’a jamais quitté. Pour le rugby, la littérature, la musique et la marche du monde.
Je suis allé chez lui, quai des Grands-Augustins, parce qu’il ne quitte plus guère son fauteuil installé devant la fenêtre de sa salle à manger. Il avait oublié le rendez-vous, mais s’est prêté de bonne grâce à l’entretien. Malheureusement, l’appareil n’avait pas fonctionné. Il a fallu que je revienne le lendemain en m’excusant mille fois de lui faire subir un si grand effort. Jean Lacouture a grogné un peu, puis s’est laissé faire comme un vieux chat fatigué de jouer avec les enfants de la maison qui retrouve néanmoins sa souplesse pour taquiner la pelote de laine qu’on lui présente. “Ce sera sans doute ma dernière interview”, m’a-t-il confié avec résignation. En rapprochant Bizet de Mozart, il ne s’est pas trompé !
Voici son programme :
Mozart : Symphonie “Jupiter” n° 41 (2e mvt)
Madeleines :
Symphonie en ut de Bizet
Malbrough s’en va-t-en guerre
« Je crois entendre encore » Bizet (Vanzo)
Bizet : Carmen « Près des remparts » Berganza
Mozart : Concerto n° 20 (2e mvt) Haskil
Mozart : Ouverture de la Flûte enchantée
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La première fois que j’ai entendu parler de Baptiste Giabiconi, c’était dans la bouche de Karl Lagerfeld, avant une émission de télévision que nous devions enregistrer ensemble. Ses mots étaient ceux d’un père éperdu par son talent. Quand je l’ai rencontré, j’ai compris la phrase d’Oscar Wilde : “La jeunesse est un art”. Quand le naturel rejoint l’extrême professionnalisme, c’est comme contempler un lever de soleil et être toujours ébloui qu’il se lève chaque matin à l’heure.
Voici son programme :
Les 3 Madeleines :
-CORRIDA (la première chanson apprise par cœur)
-IMAGINE John Lenon (chanson préférée de ma mère)
-AMSTERDAM Jacques Brel
Les musiques classiques
P.I. Tchaïkovski (Clint Mansell) - dans Black Swan , elle me transporte dans un univers assez spécial : angoisse peur
5 eme symphonie de Beethoven : INCROYABLEMENT INTENSE et magigue
les 4 saisons de Vivaldi : un début très festif , les cordes de ce morceau sont justes sublimes !!!
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Ancien journaliste, il a couvert la fameuse affaire Grégory/Villemin au cours de laquelle Marguerite Duras avait lancé son fameux “Sublime, forcément sublime”. Jacques Expert avait été moins lyrique, mais non moins engagé dans cet incroyable imbroglio judiciaire. Auteur de romans policiers, il se sert d’une expérience précieuse pour désorienter le lecteur et le faire tenir en haleine durant une émission de télévision au cours de laquelle la vérité se révèle.
Directeur des programmes de RTL, il a choisi tout naturellement des tubes qui n’en sont pas moins de beaux moments de musique pour tous.
Voici son programme :
la Traviata (libiamo)
La Tosca, l’air de Vissi D’Arte chanté par la Callas
Valse n°2 de Dimitri Chostakovitch
La passion selon St Matthieu de J.S Bach
Madeleines :
Hotel California (Eagles)
Amsterdam (J.Brel)
I have a dream (Abba)
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Il y a chez Roger Muraro une étincelle qui le rapproche de Mozart et de Messiaen, qui le rend naturellement apte à entrer dans cette sorte de galaxie : un enthousiasme enfantin allié à un engagement concentré qui le pousse à dire exactement la chose, en prenant son temps, sans se mettre en scène, sans pose, sans volonté de “communication” au sens rapide, pauvre et moderne du mot. En bref, il préfère passer son temps avec Ravel par exemple ou avec ses élèves que de twitter ses impressions passagères sur des réseaux sociaux, mais quand il est face au public ou à quelqu’un qui l’interroge, il est vraiment lui-même, frais, gai, disponible, entier, neuf.
Voici son programme :
extrait de la Turangalila de Messiaen
Alborada del Gracioso de Ravel
Passepied de la suite Bergamasque par Philippe Cassard.
·1er mouvement du concerto en fa mineur de Chopin, avec Arthur Rubinstein
Pour les madeleines :
· 2e mouvement du concerto pour clarinette de Mozart
· 1er mouvement du concerto pour violon de Beethoven avec Isaac Stern
· Final de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak
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On aimerait bien tous posséder sa clarté d’esprit, sa richesse rhétorique et sa précision lexicale à 99 ans ! Quelle merveille d’homme ! Il se déplace à petits pas, avec deux cannes, mais s’exprime et ressent les choses comme un jeune homme.
Il a traversé le vingtième siècle avec courage et sensibilité, il a travaillé comme un forçat des rimes et des livres qui ne sentent pas l’effort.
Une précision : j’ai annoncé le “premier nocturne” alors qu’il s’agissait du Nocturne en fa mineur op. 55 n° 1 de Chopin. Yann est en vacances et moi aussi. Erreur de montage que les fidèles auront rectifié d’eux-mêmes.
Voici son programme :
1. Nocturne de Chopin par Thierry de Brunhoff
2. Mozart “orchestral, non chanté” (ouverture de Don Juan par exemple)
3. Invitation au voyage d’Henri Duparc
4. Le marché à Limoges tiré des Tableaux d’une exposition de Moussorgsky
5.
6. St Louis Blues ( Armstrong
7. Banc public Brassens
8. Gréco si tu t’imagines…
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