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Il connaît son affaire. Co-fondateur du Festival de Fès, la musique arabe-andalouse, les chants bouddhiques du Tibet, la psalmodie du Coran, les grands motets ou les derviches tourneurs n’ont pas de secrets pour lui. Derrière chaque chant, une tradition, une civilisation, des rituels, une foi et un monde idéal. Gérard Kurkdjian sait parfaitement rendre universels ces miracles particuliers.

Voici son programme :

- Traditionnel Sépharade, “A la una yo naci”, Jordi Savall et Hesperion XXI
- Pärt, Cantus In Memoriam Benjamin Britten
- Fauré, Requiem, “In Paradisum”, avec L. Equilbey

Petites Madeleines :

- Traditionnel Arménien composé par Saint Grégoire de Narek, “Havoun Havoun”, par Anna Mayilian
- Garbarek, “Parce mihi domine”, Jan Garbarek et The Hilliard Ensemble
- Coltrane, “A Love Supreme : Psalm”

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Il est touchant, Osman, et sincère. Révélé à 13 ans par L’Esquive d’Abdelatif Kechiche, il n’a toujours pas digéré de n’avoir pas touché ce qu’on lui devait alors que le film a cartonné. La vie est cruelle et le cinéma l’est rarement moins, malgré les apparences.

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Voici son programme :

- Mozart, Concerto pour clarinette, 2ème mvt
- Beethoven, Sonate au Clair de Lune, 1er mvt, Radu Lupu
- Schubert, Ave Maria, par Aaron Neville

Petites Madeleines :

- Dalida, “Gigi l’amoroso”
- Daniel Balavoine, “Tous les cris les SOS”
- Léo Ferré , “Avec le temps”
- Booba, “Au bout de mes rêves”

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C’est un invité épatant, Hervé Niquet. Drôle, généreux, inattendu. Et s’il peut paraître fanfaron, c’est que la modestie n’est pas de mise vu qu’il est sous-exposé car toujours au charbon, débordant d’imagination et de talent mais pas assez médiatisé, allez savoir pourquoi, car ses projets sont toujours intelligents et pleins de fantaisie.

Voici son programme :

- Haendel, Musique pour les feux d’artifices, par le Concert Spirituel, direction Hervé Niquet
- Vivaldi, Gloria, “Laudamus te”, par le Concert Spirituel, direction Hervé Niquet
- Dukas, Polyeucte, par l’Orchestre Philharmonique de Bruxelles, dirigé par Hervé Niquet

Petites Madeleines :

- Tchaïkovsky, La Belle au bois dormant, Valse, par l’Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par M. Jansons
- Myriam Makeba , “Pata pata”
- Mozart, Symphonie n°40, arrangée par Waldo de Los Rios, par l’Orchestre Manuel De Falla

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Quel invité ! Quelle passion dévorante ! Quelle érudition ! Auteur d’un Dictionnaire amoureux de Naples et de Chroniques napolitaines dont le volume III vient de sortir, Jean-Noël Schifano nous donne envie de rejoindre cette ville fabuleuse dont il est le seul français à avoir été nommé “citoyen d’honneur”. Et ce rapprochement singulier avec Odessa à propos de O sole mio vaut son pesant d’or. 

Voici son programme :

- Gesualdo, Madrigal, “Tu m’uccidi o crudele”, Concerto Italiano, direction R. Alessandrini
- Bellini, Norma, Air de Casta diva, par Monserrat Caballé
- Verdi, Rigoletto, “Bella figlia dell’amore”, Sutherland et Pavarotti

Petites Madeleines :

- Di Capua, “O sole mio”, par Errico Caruso
- Dalida, “Bambino”
- Mina, “Amor mio”

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Si l’art est un combat, pour Gérard Poulet c’est d’abord une lutte contre soi-même. Contre une tendance à se contenter d’une bonne mise en place rehaussée d’un peu de poudre aux yeux. Ce n’est pas le genre de la maison. Formé par un père intraitable mais d’expression trop romantique pour son goût, il s’est trouvé un dieu inaccessible : Jasha Heifetz et un prophète qui l’a reconstruit : Henryk Szeryng.
Il a mis du temps à émerger dans le circuit musical tant son exigence était forte. Mais il est toujours là, soliste vertueux et virtuose, professeur vénéré. L’année 2017 sera probablement l’année de son sacre. Il y a cent ans, son père créait la Sonate de Debussy avec le compositeur au piano. Il va la jouer au Théâtre des Champs-Elysées, c’est l’occasion. La France qui a trop d’enfants doués pour les gâter tous et qui ne distingue pas forcément les plus méritants serait bien inspirée de célébrer celui-là comme il se doit.

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Voici son programme :

- Bach, Sonate n°3 en do majeur BWV 1005, 3ème mvt, par Gérard Poulet
- Gaubert, Sonate pour violon et piano, 2ème mvt, par Jean-Marc Philips Varjabédian
-  Kreisler, Caprice Viennois, par Gérard Poulet

Pour les Madeleines :

- Debussy, Sonate pour piano et violon, “Allegro vivo”
- Beethoven, Concerto pour violon op.61, 3ème mvt, par Henryk Szeryng
- Gershwin, Porgy and Bess, ”It ain’t necessarily so”, arrgt violon et piano, par Jasha Heifetz

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Il est doué, très doué, et il le sait. Tout est facile pour lui, la littérature, la philosophie, le théâtre et même la musique. On pourrait même dire d’abord la musique puisque son maître choisi est Mozart, qu’il maîtrise aussi ce langage, et que ses accointances intimes avec l’art mystérieux des sons permettent à ses mots de voler sans lourdeur tandis que les vocables de ses confrères se meuvent avec lenteur. Mais cette grâce est aussi un danger. Danger de l’autosatisfaction, du narcissisme néronien écoutant sonner ses vers avec délices tandis que Rome brûle. Jeune, il voulait éblouir, aujourd’hui il brille sans peine. Et après ? A sa manière, il est unique et ne ressemble à personne. À moins de nous tourner vers la musique. Eric-Emmanuel Schmitt représente une sorte de Poulenc de la littérature. Vilipendée par l’avant-garde hargneuse ou par les snobs affidés, sa caravane passe et avec un peu de chance elle restera.

Voici son programme :

- Mozart, “Laudate dominum”, extr. des Vêpres Solennelles, par Cecila Bartoli
- Schubert, Der Müller und der Bach, arrgt : Liszt, par Bertrand Chamayou
- Bacri, Cosi Fanciulli, Orchestre Opera Fuoco, direction David Stern

Pour les Madeleines :

- Debussy, Childrens Corner, “The Snow is dancing”, par Walter Gieseking
- Dvorak, Humoresque n °7, par Christian Ferras et Jean-Claude Ambrosini
- Rina Ketty, Mon coeur soupire (sur l’air de Chérubin des Noces de Figaro de Mozart)

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C’est le parolier de milliers de chansons, dont celles de Bashung. Avant que les poètes n’aient disparu, leurs chansons courent déjà dans les rues.

Voici son programme :

- Tchaikovsky, Sérénade mélancolique pour violon et orchestre, Leonid Kogan et l’Orchestre Philharmonia dirigé par K.Kondrachine
- Chostakovitch, Concerto pour violoncelle et orchestre n°1, 1er mvt, par Rostropovitch et l’Orchestre de Philadelphie dirigé par E.Ormandy
- Smetana, La Moldau

Pour les Madeleines :

- Holly, “Learning the game”
- Arlen, “Over the rainbow”, par Gene Vincent
- Bikel, “Tumbalalayka”

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Faire voir la structure de la musique, concrétiser ce qui est abstrait, c’est ce que voulait Balanchine dans son compagnonnage avec Stravinsky. La danse est un prolongement de la musique comme le violon est un prolongement du violoniste. Le chorégraphe retrouve le mouvement originel du créateur qui a besoin de marcher pour coucher des notes ou des mots sur le papier. Tout est mouvement.

Voici son programme :

- Saint Saëns, Le Carnaval des animaux, “Le Cygne”, par Yo-Yo ma.  ”La mort du cygne” pour les ballerines…
- Bernstein, West Side Story, “Maria”
- Massenet, Werther, “Pourquoi me réveiller Ô souffle du printemps”, par Jonas Kaufmann
- Gershwin, Porgy and Bess, “Summertime”, par Leontine Price
- Arvo Pärt, Spiegel im Spiegel, Lisa Batiashvili et Hélène Grimaud

Pour les petites Madeleines :

- Yves Montand, “Trois petites notes de musique”
- Joséphine Baker, “J’ai deux amours”
- Schubert, Ave Maria, chanté par Céline Dion

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Jean-Claude Pennetier est à la fois pianiste et diacre de l’église orthodoxe. Il a besoin de ces deux vérités complémentaires, de ces deux chemins de lumière, de ces deux disciplines de vie. Au bout du compte : aller vers l’autre.

Voici son programme :

- Fauré, Quintette n°2, 1er mvt, par Pascal Rogé et le Quatuor Ysaÿe
- Schumann, Fantaisie op.17, 1er mvt, par Sviatoslav Richter
- Mozart, Sonate en ut mineur K. 457, 2ème mvt “Adagio”, par Catherine Collard
- Brahms, Requiem allemand, 1er mvt, version pour deux pianos, Brigitte Engerer, Boris Berezovsky et le choeur Accentus

Pour les Madeleines :

- Ravel, Concerto pour la main gauche, par Samson François
- Bach, Passacaille pour orgue en ut mineur
- Liszt, Sonnet de Pétrarque n°123, par Wilhelm Kempff

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Président du Festival des Forêts, qui mêle musique, nature et patrimoine, Bruno Ory-Lavollée a aussi écrit un petit essai bien troussé autour de la musique classique et de tous ses aspects (formes, répertoire, éducation, politique, etc.) dont le titre est Aimez-vous Beethoven ? Il est aussi pianiste, c’est là son moindre défaut…

Voici son programme :

- Glück, Orphée et Eurydice, “Melodie des esprits bienheureux”,  Gilles Apap (violon) et Myriam Lafar (accordéon)
- Beethoven, Symphonie n°5 en do mineur, 1er mouvement, par l’Orchestre Philharmonique de Vienne, dirigé par C. Kleiber
- Scarlatti, Sonate en sol mineur Kk 30 “La Fugue du Chat”, Anne Queffelec
- Hersant, Trio pour piano, violon et violoncelle,”Variations sur la Sonnerie de Sainte Geneviève du Mont de Marin Marais”, par J. Farjot et al.

Les Madeleines :

- Bizet, Symphonie n°1 en do majeur, 2e mouvement, “Adagio”, S. Ozawa dirige l’Orchestre National de France avec M. Croquenoy au hautbois
- Traditionnel, “À la Claire Fontaine”, par Sylvie Vartan
- Schumann, Carnaval Op.9, “Valse noble”, par Nelson Freire

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ombre