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Chère Natalie Dessay,

Le 18 septembre 2018 à 08:56 par Olivier Bellamy

Chère Natalie Dessay

Vous êtes à contre-courant. Aujourd’hui les animateurs de télévision font du théâtre. Les vedettes de télé-réalité ont des rôles sans avoir pris des cours de comédie. Bientôt on fera des castings sauvages pour jouer Bérénice.
Vous, c’est le contraire. Vous venez du plus haut. Du théâtre lyrique vers le théâtre tout court. Mais chez vous, rien tout court. Même ce nez charmant qui moins long n’eut pas autant la face de l’opéra. Et puis un nez au théâtre, c’est un pic, c’est un cap, c’est une péninsule.
En allant vers le théâtre, vous étiez prête à redevenir une étudiante. Et ça s’est fait naturellement, peut-être parce que vous n’avez jamais cessé d’apprendre. Et de choisir non des rôles où vous pourriez briller, mais des guides qui pourraient sans cesse vous mener plus loin.
Et puis vous n’êtes pas de celles qui regardent le monde de leur balcon. Non, vous aimez admirer de tous côtés. Ce n’est pas le genre qui vous intéresse, c’est la singularité.
Donc vous ne descendez pas d’un cran, vous escaladez une autre montagne qui appartient, vous l’avez toujours senti ainsi, à la même chaîne que la vôtre. Qu’importe le flocon, pourvu qu’on ait l’Everest.
Pour vous avoir vue dans La légende d’une vie de Stephan Zweig, je peux vous dire que ce pari est gagné. Vous y êtes impressionnante. Et vous n’avez pas fini de nous étonner. A moins que nous apprenions bientôt que vous avez finalement choisi le surf, la haute voltige ou l’alpinisme, domaines où vous avez là aussi plusieurs crans d’avance.
Programme :
Between Yesterday and Tomorrow (Legrand par Dessay)

Madeleines
Bach-Siloti : Prelude par Emil Gilels
Tierney Sutton

Portrait :
https://www.youtube.com/watch?v=eMbhwIg0KxA

Mystère :
https://www.youtube.com/watch?v=92jiitUEahg

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Chère Valérie Lesort, cher Christian Hecq,
Votre association est un sujet d’opéra à elle toute seule. D’abord Christian, vous êtes belge et Valérie vous êtes française. Comment avez-vous pu voir le match de la coupe du monde ensemble ? C’est un mystère.
Christian vous avez travaillé le mime, la marionnette, le clown. Et vous entrez où ? A la Comédie française dont vous êtes le 525e sociétaire. On vous retrouve dans des films à succès comme Les Visiteurs ou Knock, mais aussi au théâtre dans du Shakespeare ou du Molière. On ne vous a pas dit qu’il fallait choisir en France ?
Valérie, vous êtes plasticienne, metteuse en scène, et vous créez des monstres, des monstres marins, des vampires et même des hommes politiques lors d’un passage aux guignols de l’info.
Christian Hecq vous avez dit un jour : « Je n’aime pas les gens trop normaux ». Bel hommage à votre terre natale. Vous étiez fait pour jouer Feydeau, un auteur qui vous garde un fil à la patte et qui a fini chez les fous.
Et en travaillant avec Valérie, quelqu’un de pas trop normale, comme vous les aimez, vous êtes partis tous deux sous les mers avec Jules Vernes, à la Comédie française, remportant un Molière, vous avez joué à la station Auber à l’Opéra comique, et bientôt vous tiendrez la chandelle aux amours d’Hercule, toujours à Favart.
La question est : que représente la musique pour vous ? La raison ou la folie ? Ce qui vous tient au sol ou ce qui vous emmène dans les étoiles ?
Programme :
Christian Hecq classique:  Toccata und fugue de Bach
Christian Hecq madeleine: Le petit train rébus (1965) on le trouve dans les compilations de télé tubes. Interlude, mémoire de l’ORTF, archive INA
 
Valérie Lesort classique: Duo des fleurs- Lakmé
Valérie Lesort madeleine: An american trilogy d’Elvis Presley. Live at the Honolulu international center
 
 
Portrait : Duo des moutons et des dindons
Mystère : Le Domino noir (ouverture)

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Lettre à Natasha St Pier

Le 17 septembre 2018 à 16:36 par Olivier Bellamy

Chère Natasha St Pier,

Cinq ans après Thérèse vivre d’amour, voici que vous êtes retournées aux sources de Ste Thérèse de Lisieux qui a été fait docteur de l’Eglise par Jean-Paul II. Votre dernier disque est formé de chansons écrites d’après les textes de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus.
Est-ce parce que votre tout premier disque est sorti alors que Ste Thérèse entrait au Carmel ?
Est-ce d’avoir connu la gloire, ce deuil éclatant du bonheur, disait Mme de Staël, qui vous a fait offrir votre voix d’or à une cause éternelle.
Est-ce d’avoir chanté dans Notre Dame de Paris qui vous a ouvert au mystère de la foi ?
Est-ce d’avoir failli perdre votre enfant, cet ange qui a frappé à votre porte et qui heureusement se porte très bien maintenant qui vous a rendu plus proche de la petite Thérèse au destin tellement extraordinaire ?
Pendant la semaine theresienne qui commence dans quelques jours vous serez dans les églises de Lisieux de Paris, de Rennes, Genève Orléans ou Metz pour donner la belle parole et nous rappeler que Aimer c’est tout donner.
Programme :
2.Mozart, Don Giovanni, donna Anna, by Malin Byström 
 
¥ Mes madeleines
Heidenröslein Schubert (1 de mes premiers morceaux en cours de chant)
Les noces de Figaro, se tu m’ami par Cécilia Bartoli

Portrait : La Wally  Eben?… Ne Android lontana par Maria Callas de Alfredo Catalini
 

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Lettre à Bartabas

Le 17 septembre 2018 à 16:34 par Olivier Bellamy

Cher Bartabas,
Je ne sais si jouiez au cheval à bascule étant enfant, mais vous avez inventé une nouvelle forme d’art en mêlant plusieurs disciplines.
La troupe que vous avez fondée porte non pas le nom d’un écuyer ou d’un homme du spectacle, mais d’un cheval. C’est dire si dans votre philosophie, c’est plus l’homme qui apprend de l’animal que le contraire. Et il semble que soit dans leur relation secrète que naît le miracle de l’harmonie.
Zingaro veut dire tsigane. Autrement dit un mode de vie différent des sociétés modernes : libre, nomade. Et un art qui va aussi loin que les arts académiques mais d’une façon plus intuitive.
Depuis les années 70, vous avez grandi, vos spectacles se jouent dans le monde entier et les arts du monde vous nourrissent aussi, en une sorte de cycle naturel.
Vous avez aussi fondé une Académie de spectacle équestre de la Grande Ecurie de Versailles. Vous voilà chez le roi soleil, au pays de Molière, de Lully, de Le Brun, de Mansart, mais en ayant conservé l’utopie manouche des débuts. Nul cursus et nul diplôme ne sanctionnent un apprentissage exigeant et poétique.
Vous avez travaillé avec des moines du Tibet, des artistes japonais, mexicains, des chanteurs berbères, des danseurs indiens vous rejoignant sous la même étoile mystérieuse.
Mais au fait, Bartabas, le cheval que vous connaissez par cœur, reste-t-il un mystère pour vous ?
Programme :
• extraits de musique classique, au choix :
• Sacre du Printemps de Stravinsky, direction Boulez
• Davide Penitente de Mozart

• extraits “souvenir musical de jeunesse » :
• Bessie Smith. Devil’s Gonna Get You
• Suites pour violoncelle de Bach interprétées par Pablo Casals

Musique portrait : Mazeppa

Musique mystère : Saint-François d’Assise prédication aux oiseaux de LISZT

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Christine Angot, gymnopédie

Le 12 septembre 2018 à 14:10 par Olivier Bellamy

Chère Christine Angot,
Rarement écrivain fut autant attaqué. Depuis le succès de L’Inceste, il y a à peu près vingt ans, à chacun de vos douze ou treize livres suivants, on n’a cessé de vous dénier le titre de littérateur.
Et depuis vingt ans, vous continuez votre chemin, à écrire comme on parle, ou plutôt à dire la chose, jusqu’à ce dernier livre qui raconte un amour à trois, thème rebattu, dans un dialogue d’une sécheresse absolue.
Si être un écrivain, c’est avoir le courage d’être ce qu’on est contre vents et marées, alors oui vous en êtes un.
On peut détester votre image publique, haïr votre style, mais on ne peut pas dire : c’est rien.
Parce que derrière ce rien, il y a quelque chose qu’on distingue à l’oreille plus qu’avec les yeux. Dans cette nudité pudique, il y a une vibration cachée. La vôtre. Et puis une pulsation, organique, réelle, la pulsation de l’œuvre qui bat. Réussi ou raté, beau ou laid, c’est un autre problème. Mais c’est un être osseux, décharné, laconique, mais vivant.
Au fond, c’est un poème d’amour dont l’originalité ne doit pas se confondre avec un extérieur résolument banal, unique et banal à pleurer, comme l’est toute histoire d’amour.
Ce poème commence par un alexandrin rogné à l’hémistiche, comme un cœur coupé en deux : « Je traversais la rue », et il rime avec la dernière phrase, un autre alexandrin complet cette fois : « Et j’ai constaté que mon cœur ne battait plus. »
Tout le roman, cette histoire à deux, à trois, se trouve dans ces quelques vers, à six ou douze pieds, qui sont autant des multiples de deux que de trois. Pour ça, chapeau l’artiste.
Voici son programme :
Classique :
- Purcell, le morceau “Cold song” dans King Arthur, par Andreas Scholl, ou Klaus Nomi j’hésite encore.
- Ravel, Pavane pour une infante défunte

Pas classique :
- Jean Ferrat, La Montagne
- Marionnettiste

Portrait : Morceau en forme de poire
Mystère : Jules et Jim (Delerue)

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Philippe Torreton, va-t-en guerre

Le 12 septembre 2018 à 14:03 par Olivier Bellamy

Cher Philippe Torreton,
Depuis Capitaine Conan de Bertrand Tavernier, vous n’êtes plus le même. Ce n’est pas d’avoir gagné un César, non. C’est d’avoir découvert comme un secret de la condition humaine. Ça vous a troublé.
Vous avez cherché un sens à tout ça, peut-être pour être digne de vos aînés.
Vous vous êtes engagé dans vos rôles, allant jusqu’au bout, trouvant une force qui vous ont fait apprécier du public. C’était une guerre contre le système, contre le cynisme, contre vous-même peut-être. C’était une drôle de guerre, mais vous n’étiez pas drôle tous les jours.
Parce que c’était plus que jouer, c’était mettre sa peau sur la table.
Et puis les lumières éteintes, seul avec votre conscience, vous vous êtes peut-être demandé : suis-je sur le bon chemin ?
Etre aussi intègre dans une machine à rêves, c’était peut-être excessif. Vous deveniez donneur de leçons. C’était pas le but.
Alors vous vous êtes mis à écrire. A rendre vie à Mémé, à votre père. A incarner, à comprendre la vie d’une autre façon. C’est peut-être ce qui vous manquait. D’avoir ces deux horizons, ces deux respirations, pour creuser toujours plus profond.
Philippe Torreton quel est ce secret qui vous a tant troublé ?
Voici son programme :
2 madeleines :

Ma FRANCE de Jean Ferrat
Marie-Jeanne de Joe Dassin

2 classiques
Beethoven, Irish-Songs wife children and friends
Mozart vorrei spiegarri oh Dio par Sabine Devieilhe.

Portrait : Mack the Knife (Armstrong)
Mystère : Quatuor n° 8 de Chosta (2e mvt)

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Julie Depardieu, notre frangine

Le 07 septembre 2018 à 22:50 par Olivier Bellamy

Chère Julie Depardieu, ou plutôt ma Julie parce que vous vous êtes fait un prénom, avec un blaze pas facile à porter, et puis ma Julie parce qu’on vous aime, ou plutôt on en pince pour vous, vous êtes une môme qui nous rend dingo, p’têt parce que vous êtes un peu bargeot vous aussi.
D’abord vous en avez dans le chou, dans le ciboulot, dans le plafonnard. Vous gambergez, vous carburez à toute berzingue. Et puis vous en avez dans le bide. On peut tâter, c’est pas du pâté de foie.
Mais le plus important chez vous, c’est le palpitant, la pompe à raisin, la breloque quoi.
On vous a dans la peau, Julie, y a pas à tortiller. On a le béguin pour vos mirettes. On sait que vous faites pas ça pour l’oseille, le carbure, le flouze, la fraîche quoi. Bon un peu quand même. On n’est pas des caves non plus.
Mais on sait que vous êtes toujours là pour les copains. Tiens, je vous demanderais là tout de suite de me montrer vos roberts, pas le dictionnaire hein, non vos doudounes, vos gaillards, vos nénés quoi, eh ben je suis sûr que vous le feriez. Pour dépanner un pote qu’est dans la mouise. Avec vous y a pas de me too, y a pas de matou, y a que de l’amour, partout.
Vous êtes une fille de l’amour, Julie. C’est pour ça qu’on vous aime.
Et puis tiens vous êtes mieux qu’une copine. Z êtes une frangine. A qui on peut tout déballer. Vous avez toujours les esgourdes en action, vos portugaises sont pas ensablées. C’est pour ça que vous kiffez la musique. Et elle vous a à la bonne aussi. Allez j’arrête les violons, on en écoute plutôt. Mais je serais pas contre un patin, une pelle, une galoche quoi. Après on cause.
Voici son programme :
prokofiev concerto n 2 version oistrakh opus 64 (2e mvt)

Galuppi Sonata No 5 Michelangeli

SYLVIE VARTAN : LA MARITZA

Chantal GOYA : LES FOULARDS

Portrait : Brahms : Quatuor op 25 de Brahms 4e mvt

Mystère : Arletty : La Baya

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Vous publiez chez Fayard un livre intitulé « Les Idéaux » qui est une chronique subjective, sentimentale et politique des dernières années qu’a traversé notre pays.
Il y a quelque chose dans le mot « idéaux » qui est beau, noble, et quelque chose qui fait froid dans le dos.
Quand ces idéaux restent des idéaux, c’est à dire une inaccessible étoile qu’on tente patiemment mais fermement d’approcher, au risque de s’en éloigner et d’y revenir, c’est merveilleux. Chaque petit changement de la société vers plus de justice nous remplit de joie et de fierté, sans que les responsables soient forcément récompensés. Etre du bond n’être pas du festin, disait René Char.
Mais quand ces idéaux deviennent un programme de rééducation inspiré de la veuve Mao, on se répète alors le mot de Corneille qu’en tant qu’agrégée de lettres classiques vous n’ignorez pas : Oh ciel, que de vertus vous me faites haïr.
Pourquoi celui qui tente d’adapter son idéal à une conjecture, une société, une réalité serait forcément un lâche, un cynique ou quelqu’un qui irait à la soupe. N’est-ce pas plutôt cela le devoir d’un homme ou une femme d’Etat.
Quel est le plus intelligent, celui qui applique son programme sans écouter ceux qui ne sont pas d’accord ou celui qui tente de convaincre et qui peut changer d’avis.
Où est l’homme de cœur ? Celui qui se moque des effets pervers engendré par sa rigidité ou celui qui tente toujours de dialoguer.
Qui est le plus courageux ? Celui qui reste dans les décombres, toujours au service des autres et pas seulement de ses idées ou celui qui vient quand tout va bien et qui s’en va quand tout va mal ?
Voici son programme :
La Polonaise de Chopin par Martha Argerich

3 Gymnopedies d’Erik Satie par Anne Queffelec

Nina Simone Ain’t go no

Barbara ma plus belle histoire d’amour

Portrait : Carmen « Je dis que rien ne m’épouvante »
Mystère : Ha ! wie will ich ich triumphieren

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Chère Fanny Cottençon,
Vous êtes à l’affiche de Pourvu qu’il soit heureux ! de Laurent Ruquier au théâtre Antoine, au côté de Francis Huster, à partir du 13 septembre, mais vous avez, vous aussi, autrefois, fait une sorte de coming out.
Souvenez-vous, face à votre père géologue et à votre mère institutrice, vous avez lâché le morceau. Oh, vous avez attendu le bon moment, vérifié qu’ils soient tous deux de bonne humeur, choisi vos mots avec précaution, pour leur dire : « Il faut que vous le sachiez : je ne peux plus vous mentir, je suis actrice. »
La foudre s’est abattue sur votre maison, mais tout le monde a été très courageux. Il faut dire qu’en vous appelant Fanny, vos parents prenaient un sacré risque. Comme on dit, ils ont joué avec le diable. Mais ne les accablons pas. Ils ont assez souffert et culpabilisé en vous voyant perdre votre jeunesse et leur réputation dans : Les saisons du plaisir, Les monologues du vagin, ou même Mariage mixte (vous qui êtes née au Gabon). Ils ont fait des efforts en vous applaudissant du bout des doigts dans Les Fourberies de Scapin, tout en répétant intérieurement « Mais qu’est-elle allée faire dans cette galère ? »
Chère Fanny Cottençon, ç’aurait pu être pire. Vous auriez pu être danseuse, et comme on le dit tout bas : « une danseuse qui ne danse même pas. Mais il faut nous dire ce soir La Vérité.
Regrettez-vous, aujourd’hui, solennellement, devant la France entière qui vous écoute, d’avoir pris cette décision aussi lourde de conséquence pour le sommeil de vos parents et le salut de votre âme ?

Voici son programme :
Madeleines :
Bonga. Mona ki n’ai xica
Barbara. Mon enfance

Classiques :
L’ouverture de la força del destino
Fauré. Après un rêve en instrumental

Portrait Mozart : « Deh vieni non tardar » (Noces)
Mystère : Symphonie « Pathétique » de Tchaïkovski 4e mvt

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Laurence Ferrari, déjeuner en paix

Le 06 septembre 2018 à 11:25 par Olivier Bellamy

Chère Laurence Ferrari,
Je ne sais pas si vous avez vu La femme du vendredi, ce film de Howard Hawks avec Cary Grant qui se passe dans le milieu du journalisme où l’on ne trouve que des coups bas, des complots ourdis par des personnages sans scrupules et prêts à tout pour obtenir ce qu’ils veulent, mais ce n’est certainement pas la source de votre vocation.
Les attaques à la vie privée vous scandalisent et l’on dirait que tout le monde ne partage pas l’éthique de travail et de sérieux que vous vous êtes fixée.
Vous semblez plutôt une enfant des Hommes du Président, ce film avec Robert Redford et Dustin Hoffmann sur le watergate.
Et je me demande si vous ne trouvez pas dans la musique l’air pur, la hauteur de vue et les valeurs avec lesquelles vous avez grandi en Savoie, pays de cocagne d’où vient aussi votre mari, le violoniste Renaud Capuçon.
Votre goût pour la musique, Laurence Ferrari, qui a présidé à votre arrivée sur Radio Classique, est-il autant moral qu’esthétique ?

Voici son programme :
Concerto elgar par Jacqueline dupre.
Daphné et Chloe Ravel lever du jour

Madeleines :
Yves Montand à bicyclette.
Et le dernier disque de Renaud la liste schindler

Portrait

Symphonie alpestre de R. Strauss Auf dem Gipfel

Mystère

Brahms : Trio avec cor

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ombre